Ne vient-il pas un temps dans la vie où le devoir est le plaisir plutôt que le plaisir un devoir...
Penser que la vie humaine ne peut être régie que par la raison, c'est nier la possibilité même de la vivre.
L'extension démente du domaine du racisme tue la vie intellectuelle.
La femme est tour à tour la joie et le fléau de la vie des hommes.
Il n'y a jamais d'autre difficulté dans le devoir que de le faire.
La courbe de la surveillance dépasse celle de la population. Il n'y a pas d'issue. On en est aujourd'hui au point où 10 millions de dollars suffisent à acheter une unité pour stocker définitivement les interceptions massives d'un pays de taille moyenne.
Oui, je me dois de me poser des questions, mais voici aussi que des souvenirs affluent, comme si ma vie n'attendait pas que je m'y décide pour entrouvrir certains de ses coffres, ressentant que l'heure est venue.
Quand j'ai le sentiment que quelque chose se prépare derrière mon dos, ça me rend totalement folle.
Il est des amitiés circonspectes, qui, craignant de se compromettre, refusent des conseils dans les occasions difficiles, et dont la réserve augmente avec le péril des amis. Mais une amitié véritable ne connaît point ces timides précautions.
Il faut rajouter de la vie aux années et non des années à la vie.
Le devoir de chaque sujet est les rois, mais l'âme de chaque sujet est la sienne.
Une vie humaine paraît presque toujours incomplète. Elle est comme un fragment isolé dans un long message dont elle ne nous livre qu'une faible partie, souvent indéchiffrable.
La nuit est toujours plus sombre avant l'aube et la vie est la même, les temps difficiles passeront, tout ira mieux et le soleil brillera plus que jamais.
Sans amour notre vie n'est plus qu'un long voyage,Un train qui nous emporte à travers les années,Mais celui qui regarde un peu le paysage,Ouvre déjà son coeur pour une éternité.
Je pense à la barbarie des financiers internationaux, criminels de l'ordre nouveau qui fait rage et pour qui la Vie est devenue marchandise. Je pense surtout aux victimes de tout ça...
La vie de l'homme n'est que pénible. La femme se charge de la rendre amère.
Ce que je n'accepterai plus, c'est la vie médiocre d'un modeste petit gentilhomme.
Le désir est sensuel, une manifestation du libre choix ; l'attachement, au contraire, est l'ennemi du libre choix.
Etre poète, c'est trouver Sa vie dans les autres.
Un reclus sans livres ni encre est déjà dans la vie un homme mort.
Une seule journée d'un sage vaut mieux que toute la vie d'un sot.
Lire est une forme de paresse dans la mesure où on laisse le livre penser à la place du lecteur. Le lecteur lit et se figure qu'il pense ; de là ce plaisir qui flatte l'amour-propre d'une illusion délicate.
En amour comme à la chasse, le vrai plaisir est de braconner.
C'est une espèce de bonheur, de connaître jusqu'à quel point on doit être malheureux.
Les dimanches où le bon Dieu est gentil, je n'entends aucune musique ; je vous en fais toutes mes excuses... Enfin, veuillez vous en tenir au mot « Impressions », auquel je tiens pour ce qu'il me laisse la liberté de garder mon émotion de toute esthétique parasite.
La conscience n'est dans le chaos du monde qu'une petite lumière, précieuse mais fragile.
Pardonnez et oubliez, mais n'oubliez jamais de pardonner. Vous trouverez peut-être qu'un coeur plus heureux est la clé d'une vie plus heureuse.
Il se prépara un grand vocabulaire et attendit toute sa vie une idée.
La pitié est un sentiment inutile.
C'est cela écrire, élargir le champ de la conscience en agissant sur la perception même des choses.
Les parties de plaisir s'achèvent dans la solitude mélancolique des examens intimes.