Nul, moralement, ne peut être jugé que par Dieu, s'il existe, ou par soi, et cela fait une existence suffisante.
C'est cela le chemin difficile, incompréhensif, rebutant : renoncer à soi-même quand on n'avait que cela à offrir.
L'impuissance aime refléter son néant dans la souffrance d'autrui.
Mes parents ne l'avaient pas inventé, c'était une hiérarchie tout à fait commune et pratiquée par tous dans le même milieu que le nôtre : les filles servaient les garçons. (...) Servir mes frères que je trouvais complètement cancres alors que je m'éveillais à la vie, je trouvais cela très injuste.
Avoir des opinions personnelles, non seulement ça ne sert à rien pour écrire un roman, mais cela peut vraiment gêner, car cela vous empêche d'écouter les opinions des autres correctement.
L'oubli est la mère d'une conscience tranquille.
Ce que les autres pensent de moi ne me regarde pas. Parfois, cela me fait mal, mais je dois juste continuer.
La compassion n'engage à rien, d'où sa fréquence. Nul n'est jamais mort ici-bas de la souffrance d'autrui.
Si tu gardes la tête sur les épaules quand tous autour de toi la perdent, il est possible que tu n'aies pas saisi la situation.
Il faut rendre manifeste ce qui est caché, et occulte ce qui est manifeste. En cela seul consiste l'oeuvre des sages.
L'homme a sa loi ; il se l'est faite à lui-même ; la femme n'a pas d'autre loi que la loi de l'homme. La femme est civilement mineure et moralement esclave. [...] Une réforme est nécessaire.
Si un livre et une tête se heurtent et que cela sonne creux, le son provient-il toujours du livre ?
Épargne-toi du moins le tourment de la haine ; A défaut du pardon, laisse venir l'oubli.
La mondialisation a poussé les pays riches à se concentrer sur les produits à forte valeur ajoutée, ils ont alors pris conscience que la richesse n'était pas dans les bras mais dans les cerveaux.
On commence par dire : "Ne fais pas de bruit quand tu rentres", et cela devient très vite : "Ne fais pas de bruit si tu rentres."
On ne vit pas dans l'absolu. Nul homme n'est coulé d'une seule pièce. Même un robot connaît la panne. Sans contradictions il n'y a pas de vie.
Les Irlandais. Ce peuple est si malheureux qu'il a toujours festoyé la mort comme une amie, et que nul danger ne peut l'éloigner d'une cérémonie funèbre.
Si vous jouez d'un instrument, cela fait de vous un meilleur chanteur. Plus vous jouez, meilleur vous chantez, plus vous chantez, meilleur vous jouez.
C'est tout c'qui m'attire vers toi qui m'repousse: Toi, t'es droite, loyale, vraie, fiable: Moi, j'suis le pire de tous.
Toutes les images que nous avons de la nature, c'est aux peintres que nous les devons. C'est par eux que nous les percevons. Rien que cela devrait les rendre suspects.
Le mal du pays est avant tout un mal de soi et on se sent dépaysé justement à l'endroit où l'on ne se retrouve plus.
Je sais que cela semble parfois difficile, mais souvenez-vous d'une chose. À travers chaque nuit sombre, il y a un jour lumineux après cela. Donc, peu importe à quel point c'est dur, sortez votre poitrine, gardez la tête haute... et gérez-le.
La conscience est la plus changeante des règles.
Si l'on ôtait de la vie tout ce qu'il y a de vain et de frivole, il y resterait si peu de choses, que cela ne vaudrait pas la peine de le regretter.
La conscience est la mère du vice.
C'est cela écrire, élargir le champ de la conscience en agissant sur la perception même des choses.
Si étonnants sont les faits dans cette connexion, qu'il semblerait que le Créateur lui-même avait conçu électriquement cette planète.
Si Dieu existe, tout est bien ; si les choses vont au hasard, ne te laisse pas aller, toi aussi, au hasard.
Toutes les choses sont entièrement de nous. Il n'y a pas de plus grand délice que de découvrir cela en se cultivant soi-même.
C'est encore croire en soi que de douter de soi.
C'est cela l'amour : donner du bonheur et des souffrances ; tout partager.