Si étonnants sont les faits dans cette connexion, qu'il semblerait que le Créateur lui-même avait conçu électriquement cette planète.
À chaque étape de ma vie, il y avait un jalonnement de handicaps qui venait du fait que j'étais une fille.
Une démonstration grandiose de la misérable subjectivité de l'homme qui lui fait tout rapporter à lui-même est offerte par l'astrologie qui met en rapport la trajectoire des grands corps célestes et le misérable moi.
C'est une chose cocasse que la vie - cette mystérieuse disposition d'une logique implacable dans un dessein futile. Le mieux que l'on puisse en espérer est une certaine connaissance de soi - qui vient trop tard - et une moisson de regrets inapaisables.
J'ai grandi à une époque où personne n'aurait pensé à me dire qu'il y avait quelque chose que je ne pouvais pas faire.
Pour un jeune homme passablement consciencieux et animé de bonnes intentions comme seul peut l'être un jeune homme, les brutalités ordinaires de la vie ont une cruauté particulière. La jeunesse, quand elle a assez de fraîcheur pour croire à la [...] â–º Lire la suite
Chacun n'est que ce que ce que tous les autres lui permettent d'être.
C'est la passion qu'il y a dans un bisou qui lui donne toute sa douceur ; c'est l'affection que l'on met dans un bisou qui le sanctifie.
Qui ne songe qu'à soi quand sa fortune est bonne, Dans le malheur n'a point d'amis.
Il y avait eu ce bref moment de parfait silence, à l'exacte jonction du jour et de la nuit.
On ne peut pas mesurer tout ce qu'un père donne, lui qui disait qu'on ne donne que ce qu'on n'a pas.
Le singe épargné par les crocodiles oublie trop vite que l'hippopotame lui a prêté son dos pour quitter la rivière.
Ma mère a toujours dit que la seule chose qu'elle aurait souhaité faire différemment, c'est d'avoir un travail. Elle avait l'impression que sa détermination la rendait un peu folle de temps en temps et qu'elle aurait pu utiliser un exutoire pour elle-même quand nous étions petits.
Quand une femme engage un détective privé pour suivre son mari, c'est d'abord pour savoir ce que les autres femmes peuvent bien lui trouver.
C'est difficile de mettre une laisse à un chien une fois qu'on lui a posé une couronne sur la tête.
Le fort fait ses événements, le faible subit ceux que la destinée lui impose.
Au poète trop épris de lui qui manie le revolver et la fronde Rendons le verbe pour le verbe A la fois matière et pensée A la fois granit et temple.
Nous ne devons pas accepter une vérité tant que vous ne l'avons pas examinée et débattue de sa véracité.
L'homme est le seul animal capable de donner délibérément, mais il ne s'est jamais affranchi des réflexes du chien qui ronge et enterre son os. Pour qu'il accepte de lâcher l'os qu'il tient, il faut qu'on lui en offre un plus gros en échange.
Orgueil moderne : j'ai perdu l'amitié d'un homme que j'estimais, pour m'être acharné à lui répéter que j'étais plus dégénéré que lui...
Je connais un monsieur, c'est un auto-stoppeur professionnel. Il lui est arrivé un accident de travail... il a perdu le pouce !
L'amitié : c'est accepter chez les autres ce que l'on ne tolère pas chez soi.
Un homme du monde qui veut ses amis conserver, doit accepter d'à quelques règles se plier pour ses connaissances inviter...
J'adore gagner, je peux accepter une perte, mais par dessus tout j'adore jouer.
L'amour a cette exigence : ou son objet t'échappe ou tu lui échappes. S'il ne te fuyait pas, tu fuirais l'amour.
Chaque fois que j'entends quelqu'un plaider pour l'esclavage, je ressens une forte impulsion de le voir essayé sur lui personnellement.
Si le dégoût du monde conférait à lui seul la sainteté, je ne vois pas comment je pourrais éviter la canonisation.
Je pratique l'autodérision. La dérision n'a d'intérêt que si on se l'applique à soi même. Sinon, c'est de la cruauté.
Elle avait de grands yeux, vifs, clairs, humides et brillants, et sa carnation naturelle laissait deviner à fleur de peau la jeune vigueur des battements de son coeur. Son corps s'attardait avec grâce aux confins de l'enfance : elle avait presque dix-huit ans, serait bientôt femme, mais la rosée sur elle se voyait encore.
J'avais 27 ans la première fois que je suis mort. Je me rappelle qu'il y avait du blanc partout. C'était la guerre et je me sentais vivant mais en réalité, j'étais mort.
Les accusations de cruauté et d'hypocrisie se multiplièrent contre l'impératrice. Et le peuple russe se mit à prier pour l'innocent assassiné. Certes, on avait suffisamment répété qu'Ivan n'avait pas toute sa raison. Mais, précisément, nulle part ailleurs qu'en Russie celui qui a perdu la raison ou est tenu pour une âme simple n'est autant révéré.