Quelquefois, hasarder des réponses est seulement une manière d'éclaircir pour soi-même des questions.
Je mets Dieu au pluriel, pour m'assurer de sa fragmentation. Je le mets aussi en mots. Il est ce qui en moi ne saurait se contenter du peu que je suis.
- Hey Ridley, t'as pas un chewing-gum ? - J'ai peut-être un petit chewing-gum... - File le moi tu veux, je te le rendrai plus tard. J'ai vu un avion là-bas avec mon nom écrit dessus...
J'ai pas voulu me retrouver ici. Je suis dégoûtée. Je donnerais tout pour être ailleurs. Tu vois ? Je donnerais tout pour avoir une vie qui ressemble à ce que moi j'avais en tête. Pour avoir au moins le temps de me dire, et moi alors ? Quand ça marche pas il faut changer, il faut s'adapter.
- C'était pas calculé. - Laisse moi tranquille. - Tu ne m'en veux pas à cause de ça, comme je ne t'en veux pas de ton histoire avec Vanessa. - S'il te plaît arrête de me dire ce que je [...] â–º Lire la suite
La conscience est une poltronne qui, quand elle n'a pas eu assez de force pour prévenir une faute, a rarement assez de justice pour punir le coupable en l'accusant.
Je crois n'avoir jamais ressenti de manière aussi forte combien un romancier est aveugle vis-à-vis de ses propres livres.
Comment puis-je commencer quelque chose de nouveau avec tout cet hier en moi ?
La vie n'est pas une chose raisonnable. On ne peut, sauf à se mentir, la disposer devant soi sur plusieurs années comme une chose calme, un dessin d'architecte.
Une conscience sans Dieu, c'est un tribunal sans juge.
J'ai besoin de l'autre pour être moi-même, et il a besoin de moi pour être lui.
L'attachement à soi augmente l'opacité de la vie.
Comme l'idée de devoir s'obnubile et se perd, quand on fouille sa conscience et qu'on découvre avec horreur que l'être humain ramène toujours tout à soi et ne cherche en somme qu'à se béatifier.
Toutes ces années horribles et traumatisantes que j'ai passées enfant sont devenues ce que je tire d'une manière créative aujourd'hui.
Il a toujours été évident pour moi qu'un jour ou l'autre je finirais par atterrir dans cette ville. Sans vouloir me vanter, je suis un homme extrêmement séduisant. Je n'y peux rien. Je fais rien pour, c'est comme ça. Quand [...] â–º Lire la suite
La manie de la justification est commune à ceux qui n'ont pas la conscience tranquille.
Les gens qui agissent selon ce qu'ils appellent leur conscience ne sont jamais sûrs.
L'égalitarisme repose sur la thèse moniste du matérialisme. La matière est une, même dans ses diverses manifestations. Si la matière est une, il s'ensuit qu'il y a moyen de passer d'une manifestation de la manière à n'importe quelle autre.
- Attend Patrick il faut que tu m'aides je vais mourir ! - Évidement c'est moi qui vais te tuer !!
Mettre en ordre des bibliothèques, c'est exercer de manière silencieuse et modeste, l'art de la critique.
Les possessions rendent la confiance d'une importance cruciale.
- Viens avec moi en Californie... - Tu es sur de ce que tu dis ? - Oh oui ! - Ouais mais comment tu le sais ? - Je ne sais pas, je le sais c'est tout ! - Ouais mais comment tu [...] â–º Lire la suite
La philosophie donne des réponses incompréhensibles à des questions insolubles.
La morale a toujours été une manière de dire ce qui doit être et ce qui ne doit pas être, et de se moquer de ce qui est.
J'écris comme on lit. Je commence dans le présent, et je me pose des questions en rapport avec le passé et la mémoire.
La conscience est un trait d'union entre ce qui a été et ce qui sera, un pont jeté entre le passé et l'avenir.
Mon plaisir à moi est d'enfermer des mots dans la mesure d'un vers.
Les questions sont faites pour être posées.
La conscience est la présence de Dieu dans l'homme.
Dieu qui voit nos larmes à notre insu, et qui, dans son immuable sérénité, nous semble n'en pas tenir compte, a mis lui-même en nous cette faculté de souffrir pour nous enseigner à ne pas vouloir faire souffrir les autres.
Aussi longtemps que l'homme réclamera le Moi et le Mien, ses oeuvres seront comme zéro.