Le style est un instrument, pas une fin en soi.
La femme qui dirigeait l'hôtel était attirante et je semblais lui plaire. Elle me confiait souvent qu'il y avait chez les juifs quelque chose qu'elle ne pouvait supporter ; elle les repérait tout de suite, quels que fussent leur nom ou leur apparence. Ils avaient une odeur particulière.
Rien n'est beau que le vrai : le vrai seul est aimable.
J'aime le genre intellectuel. Ils savent tout et ne soupçonnent rien.
Un jour quelqu'un m'a demandé si je pensais être la meilleure perspective d'avenir pour ma fille. C'est une question que je me suis longuement posée et voilà ce que j'en pense : personne n'est parfait, surtout pas moi, mais je [...] ► Lire la suite
Etre femme, c'est justement servir à faire passer le temps. Donner au père le fils qui lui assure l'éternité.
Un adolescent est à coup sûr devenu adulte lorsqu'il cesse de poser des questions et demande qu'on ne lui en pose pas.
Un homme s'aperçoit qu'il n'est plus jeune quand une femme à qui il cligne de l'oeil vient gentiment lui demander ce qu'il a sous la paupière.
Chacun a des mots qu'il ne lui est pas permis de prononcer, des vérités, des échecs qu'il refuse d'admettre ; sortez de votre rôle, dites des choses qui ne sont pas dans votre texte, et le monde vous rejette, vous méprise.
Comme l'ombre révèle une source de lumière, on doit parfois à l'obscurité d'entrevoir le bout du tunnel, et de trouver la sortie. Au fond du désespoir, quand tout semble perdu, cette petite lueur d'espérance peut détourner un fleuve, soulever des [...] ► Lire la suite
Toute personne qui est vraiment artiste désire créer en soi une autre vie, plus profonde, plus intéressante que celle qui l'entoure.
Qu'est-ce qui importe en ce monde, sinon de faire naître le bonheur sur un beau visage ?
C'est beau de fabriquer sur scène une émotion, de faire partager du sacré, du spirituel, du charnel.
Quand ce peuple pourra penser et rêver on lui donnera l'art qui fait penser et rêver.
La façon la plus rapide de mettre fin à une guerre est de la perdre.
Des fois, j'ai pensé mettre fin à mes jours. Mais je ne savais jamais par lequel commencer.
C'est l'idée morale des choses qui nous effraye ; un serpent nous fait horreur dans la nature, et les boudoirs de jolies femmes sont remplis d'ornements de ce genre : tous les animaux en pierre que nous ont laissés les Égyptiens, des crapauds, etc.
L'Amérique lui avait enseigné qu'il est naturel et facile d'agir, alors que le continent d'où il était arrivé privilégiait l'acte de compréhension.
Le moyen de perdre un ami, c'est de lui prêter de l'argent.
Si Dieu fermait un instant les yeux et qu'il retirât à lui sa main puissante, le monde entier s'évanouirait comme un songe.
Une femme divorcée est une mauvaise serrure qui change de clef. Il lui faudrait un passe-partout.
Compromis. Sorte d'ajustement d'intérêts divergents qui consiste à donner à chaque adversaire la satisfaction de penser qu'il a eu ce qu'il ne devait pas obtenir, et qu'il est privé de rien, sinon de ce qui lui était véritablement dû.
Mettre fin à la terreur et à celui qui pour moi l'incarnait, devenait une véritable obsession. J'étais persuadée de l'incapacité des Girondins à contrer Marat.
C'est l'oeuvre de Dieu. C'est Lui qui a créé les hommes mortels ; car s'Il les avait faits immortels, la création du monde n'eût pas été nécessaire ou du moins la présence de l'homme dans le monde. L'homme est mortel, ergo le monde existe comme habitacle de la mortalité.
La civilisation est fragile comme une fleur : plus elle est belle et plus elle attire les doigts cruels qui couperont sa tige et lui donneront la mort.
Ce ne sont point les lieux où un grand homme est né et où il est mort qu'il faut visiter pour lui rendre hommage. Ce sont les lieux qu'il admirait entre tous...
Moi, j'ai baisé une femme... Je lui ai filé un rancard, et je n'y suis pas allé !
Je suppose qu'en fin de compte, s'il y a un dernier commentaire sur moi, je voudrais qu'il soit dit que j'ai participé à ma vie. J'étais une participante à part entière.
Le poisson aura beau être en paix dans un bocal, mais au final il lui manquera les bruits de la mer.
On ne lit pas et on n'écrit pas de la poésie parce que ça fait joli. Nous lisons et nous écrivons de la poésie parce que nous faisons partie de la race humaine ; et que cette même race foisonne de [...] ► Lire la suite
- Qu'as tu pensé ma belle, la première fois qu'on s'est vu ? - Toi commence. - J'ai pensé que tu étais... Comme un matin de Noël, plein de présents. C'est la seule façon de le décrire. - Et pourquoi me [...] ► Lire la suite