Le style est un instrument, pas une fin en soi.
Personne ne fit de discours sur sa tombe. Personne n'avait soupçonné qui il était. Et qui sait ? lui-même non plus peut-être. C'était pourtant un bien puissant magicien.
Parmi les causes de ce qu'on appelle habituellement le « malaise » des esprits, l'une des plus caractéristiques me semble être l'évacuation progressive de la substance de l'Etat. L'Etat se dépolitise. Non au sens de la « politique politicienne », plus présente que jamais. Mais au sens du politique. De l'essence du politique.
Tout ce qui est mort comme fait, est vivant comme enseignement.
Que l'ensemble du système de gouvernement soit renforcé et que l'équilibre des pouvoirs soit établi de telle manière qu'il soit permanent et incapable de se dégrader à cause de sa propre ténuité.
Adhérer, ce n'est pas admettre une idéologie. C'est entrer dans un être collectif et développer en soi une seconde nature.
Une province du Brésil vient de déclarer l'esclavage aboli [...] Le Brésil a un empereur; cet empereur est plus qu'un empereur, il est un homme. Nous le félicitons et nous l'honorons. Avant la fin du siècle, l'esclavage aura disparu de la terre.
Mains maternelles - mains merveilleuses ! Ne se reposent jamais, ne refusent jamais, Peinent, agissent jusqu'à la fin : Encore à la tombe elles bénissent.
Ce qui compte, en littérature, c'est la mise au jour, ou la recréation, d'une substance psychique nouvelle.
La mort n'est pas un événement de la vie. La mort ne peut être vécue.
Un sexe morne et mort pèse encore plus lourd qu'un sexe en érection. Etre homme, serait-ce être toujours encombré ?
La plus haute finalité de la richesse n'est pas de faire de l'argent, mais de faire que l'argent améliore la vie.
La mort et la vie sont au pouvoir de la langue et c'est à la parole que l'on reconnaît la sagesse.
Mettez une plume d'oie dans la main d'un moraliste qui soit écrivain de premier ordre. Il sera supérieur aux poètes.
La mort n'a peut-être pas plus de secrets à nous révéler que la vie ?
Ce qu'il y a de merveilleux dans le roman, c'est qu'on peut y parler de soi tout en ayant l'air de parler des autres.
La mort n'est pas derrière les montagnes, elle est derrière nos épaules.
Dans toute action, dans tout choix, le bien c'est la fin, car c'est en vue de cette fin qu'on accomplit toujours le reste.
C'est à travers une façon de vivre qu'on opte pour une manière de penser.
On a mal au dos aux bras partout mais on y croit à la fin du jour du moisAu pognon pris sur nos maux sur nos dos ou nos brasIl y a la nuit sans fin dans d'infinis couloirs
Mieux vaut arriver sur la fin d'un repas qu'au commencement d'une querelle.
Chacun lutte comme il peut contre l'angoisse de la mort et la solitude ; tracer des mots pour les écarter ne constitue pas l'un des plus mauvais moyens inventés par l'Homme.
La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie.
De la notion que l'on a de Dieu dépend de la manière de concevoir la destinée de l'homme.
La substance même de l'ambitieux n'est que l'ombre d'un rêve.
Je crois qu'on peut vivre plusieurs vies grâce à son style personnel. Chaque jour est une occasion de se réinventer.
L'idée de voir tout le monde vêtu de la même manière n'est pas vraiment ma tasse de thé.
La manière la plus sûre de fixer les citoyens dans leur patrie est d'augmenter le bien-être de chacun.
Le Roman est une Mort ; il fait de la vie un destin, du souvenir un acte utile...
Je n'ai aucun préjugé sur les personnes. Je déteste tout le monde de manière uniforme.
Ce n'est pas la mort qui nous prend ceux que nous aimons ; elle nous les garde au contraire et les fixe dans leur jeunesse adorable : la mort est le sel de notre amour ; c'est la vie qui dissout l'amour.