Une action blâmable en soi devient souvent méritoire par la pensée qui l'inspire.
Je devrais hurler, les gifler, me déculotter. Je ne le fais pas, bien entendu. Ces choses-là, on ne les fait jamais. Résultat : on est condamné quand même. Alors pourquoi s'en est-on privé ? Je rêve d'un monde où, de temps en temps, passeraient ainsi des colères.
Si vous redemandez l'argent que vous avez prêté, vous trouverez souvent que d'un ami votre bonté vous a fait un ennemi.
Quand on est convaincu que quelqu'un se trompe, que cette personne refuse de discuter, d'apporter des preuves en alléguant que tout un chacun a le droit de penser comme il veut - on ne peut pas être tolérant. Liberté de pensée ne signifie pas liberté d'errer et de divaguer.
Qui a trop de paroles ne peut que rester seul.
De la lutte vient très souvent la victoire.
O liberté ! Que de crimes on commet en ton nom !
L'écriture est une aventure. Au début c'est un jeu, puis c'est une amante, ensuite c'est un maître et ça devient un tyran.
Et si l'on condamnait la Mort pour faux et usage de faux ?
Nous pensons souvent - et ça fait peur - que la population du globe va finir par éclater. Nous n'y pensons jamais au moment de faire l'amour.
Un homme devient sage à force de se rendre compte de ce qui lui arrive quand il ne l'est pas.
On naît poète, mais on devient orateur.
Tenez-vous à l'écart des gens qui freinent vos ambitions. Les petits esprits font toujours cela. Les plus grands esprits seuls vous font sentir que vous aussi, pouvez devenir grand.
L'air frais des champs ; voilà notre vraie place ; il semble que là l'esprit de Dieu entoure l'homme de son souffle, et qu'il soit soumis à une influence divine.
Une erreur ne devient une faute que lorsqu'on ne veut pas en démordre.
On devient naturel à force d'expérience.
Les fanatiques sur la terre sont trop souvent des saints au ciel.
Le meilleur usage que l'on puisse faire de la parole est de se taire.
Répondre à l'agression par l'agression, oeil pour oeil, dent pour dent, n'a pour résultat que de multiplier le mal, et pis, de le légitimer.
C'est souvent en y mettant trop de condiments qu'on finit par gâter les meilleures sauces.
Je ne crois point, au sens philosophique du terme, à la liberté de l'homme. Chacun agit non seulement sous une contrainte extérieure, mais aussi d'après une nécessité intérieure.
Il n'y a que deux attitudes : se résigner ou se révolter. Toutes deux exigent la même liberté et la même lucidité. Malheureusement, nos révoltés sont encore et toujours beaucoup trop résignés, et nos résignés beaucoup trop révoltés.
Les injustices du pervers servent souvent d'excuse aux nôtres.
Il vaut souvent mieux donner au public l'esprit d'autrui que le sien.
Nous ne pouvons pas rester engagés militairement aux côtés d'autorités de fait dont nous ne partageons ni la stratégie ni les objectifs cachés. C'est la situation à laquelle nous sommes confrontés au Mali. La lutte contre le terrorisme ne doit pas tout justifier.
Lorsque vous faites quelque chose que vous aimez, vous avez une passion pour cela. Ça vient naturellement. Rester fidèle à vous-même et faire ce que vous aimez vous permet de continuer... tout le reste se met en place.
Il vaut mieux rester à son compte qu'être aux gages de quelqu'un.
Dès que l'amour est partagé, il devient chiant : aimer, c'est beau ; être aimé, c'est pénible.
Un péché réussi est préférable à une bonne action ratée.
L'amour, le grand amour, n'a parfois rien à voir avec la justice ; l'amour doit souvent se montrer cruel.
Les femmes devraient avoir la liberté de faire tout ce qu'elles doivent faire pour se sentir bien dans leur peau.