Les livres ont les mêmes ennemis que l'homme : le feu, l'humide, les bêtes, le temps, et leur propre contenu.
Les beaux militaires, depuis un siècle, remplissent merveilleusement leurs culottes, mais ils ne remplissent pas leur destins.
Vivre les mots au-delà de leur sens. Vivre les sens au-delà de leurs maux.
Les gens qui sont sur internet, ce sont des gens qui sont ouverts, tolérants, autonomes, responsables, ouverts sur l'avenir, qui internationalisent.
Les sabliers ne servent pas seulement à nous rappeler la fuite du temps, ils évoquent également la poussière que nous deviendrons un jour.
Il ne suffit parfois que d'un jésuite pour faire gober tous les autres.
Le but de la société ne saurait être seulement la production des richesses. Ce but est la plus grande diffusion possible de l'aisance, de bien-être et de la morale parmi les hommes.
Les Français décidément ne savent pas ce qu'ils veulent et ne consentiront à être sages, tranquilles et heureux, que quand ils l'auront obtenu.
Les tortionnaires l'ont compris : les petits coups d'épingle bien dosés et répétés font plus de mal et détruisent plus que la cruauté virulente et expéditrice...
Dieu est bon pour ceux qui aiment. Il a pensé à eux depuis les origines. Il a créé deux mondes : l'un pour ceux qui aiment, le second pour les autres.
Les yeux des autres sont autant de miroirs déformants et qui tuent à petit feu.
Le romantisme est de toutes les époques, de tous les âges.
Si tu peux marcher sur l'eau tu n'es pas plus habile qu'une paille. Si tu peux voler dans les airs tu n'es pas plus habile qu'une mouche. Conquiers ton coeur alors tu deviendras quelqu'un.
Un fou c'est un homme sain d'esprit qui n'a plus les moyens de sa folie, qui perd les eaux de sa folie, d'un seul coup. Il fait faillite. Il lâche ce qui ne reposait que sur lui : la corvée du langage, la comédie du travail. Le monde entier.
Dieu a construit le monde en une semaine et comme on n'a pas voulu le payer, il a rajouté les maladies.
Le mot infini, comme les mots Dieu, esprit et quelques autres expressions, dont les équivalents existent dans toutes les langues, est, non pas l'expression d'une idée, mais l'expression d'un effort vers cette idée.
En se conformant à la coutume on passera toujours pour un honnête homme. On appelle gens de bien ceux qui font comme les autres.
J'ai horreur des mouches sales. Je n'aime que les mouches proprissimes.
En multipliant les chaînes sans "business model", on multiplie les désastres économiques.
Contrairement aux chasseurs qui, eux, ne sont pas des lapins, les pollueurs, eux, sont des ordures.
Un conservateur, c'est quelqu'un qui est d'accord avec les réformistes cent ans après leur mort.
Si la défaite de la haine est le but de la guerre, alors nous, les hommes de couleur en service, nous avions à combattre sur au moins deux fronts.
L'imagination et les rêves sont pardonnés, chez un enfant.
Jeunesse, beauté, force : les critères de l'amour physique sont exactement les mêmes que ceux du nazisme.
J'ai des troubles hépatiques, de l'acide urique, une rhinite atrophique, une gastrite, le genou des lavandières, un tennis elbow, une avitaminose, des douleurs articulaires et musculaires, les gros orteils en marteau, des eczémas allergiques et je souffre peut être même de la lèpre. Dieu soit loué, je ne suis pas hypocondriaque par-dessus le marché.
J'aime faire danser les gens ; c'est une façon de rassembler les gens sans distinction de religion, de nationalité, de sexualité, de croyance.
Si tu entres dans un pays, il te faut suivre les coutumes de ce pays.
Les gens changent. Je ne voudrais pas être responsable des interviews que j'ai faites, ou de la personne que j'étais quand j'avais 20, 21 ans.
Mon grand-père était complètement miro. Il a été chez l'opticien, et il arrivait même pas à voir le mur où les lettres étaient écrites. L'opticien lui a dit : « c'est pas des lunettes qui vous faut, c'est un chien. »
Je ne me considère pas comme féministe. Nous devons nous battre pour les droits des femmes, mais je refuse de séparer les hommes et les femmes.
Le véritable amour consiste à pouvoir accepter les émotions brutes, peu importe la difficulté.
Les erreurs font partie du jeu. C'est à comment vous les récupérez, c'est la marque d'un grand joueur.
J'aurais dû peut-être être un peintre spécialisé dans les fleurs.
Dans la recommandation qu'une mère fait à sa fille de ne point se décolleter pour aller au bal, il y a peut-être moins de respect pour les convenances que de jalousie secrète : Les femmes ne consentent jamais de bon coeur à voir chez d'autres les attraits qu'elles ne possèdent plus.
- Le monde est petit. - Oui, il est également mauvais... Ça ne te tente pas de frotter une allumette aujourd'hui ? - Moi habituellement je ne fume qu'après les repas, pourquoi ne viendrais-tu pas dans dix minutes ? - Dans dix minutes amigo tu fumeras dans le fond de l'enfer ! Allez debout !
Les malheureux peuvent se résigner, mais les coupables ne connaissent aucune paix.
Ce qui est terrible avec les gens qui cessent de fumer, c'est qu'ils remplacent tout de suite le tabac par la vantardise.
On sort avec les maigres, on rentre avec les grosses.
Les gens heureux croient toujours avoir raison.
Si l'on avait commencé à compter les siècles depuis Eros ou Vénus, et bien on n'en serait pas là !
Les apparences sont donc bien en péril puisqu'il s'agit toujours de les sauver.
Les maximes, ces phrases lapidaires, ont "la valeur des oeufs de porcelaine, qui incitent le penseur à couver."
Les idées sont comme les êtres vivants. Elles naissent, elles croissent, elles prolifèrent, elles sont confrontées à d'autres idées et elles finissent par mourir.
Tous les hommes sont des bêtes ; les princes sont des bêtes qui ne sont pas attachées.
Les procès finissent toujours par celui de la justice.
Un orateur trop long est comme une horloge qui sonnerait les minutes.
Certaines femmes ne rêvent que de gagner un homme. D'autres, plus rares, ne rêvent que de les perdre.
Les mots qui valent ce qu'ils valent ont la fâcheuse habitude de limiter en voulant définir.
On pleure infiniment plus en son coeur que dans les yeux ou sur les joues. Les larmes du dedans rongent. Les autres, paraît-il, soulagent plutôt qu'elles ne rongent.
Les proverbes disent ce que le peuple pense.