Les passions sont aux sentiments ce que la pluie est la rosée, ce que l'eau est à la vapeur.
Les vraies passions ont quelque chose d'inaccompli. Sinon le temps les tue.
Le chant des oiseaux est le même en forêt et dans les champs ; il est le même devant le wigwam et devant le château ; il est toujours le même, qu'ils s'adressent au sauvage ou au sage, au chef ou au roi.
Les gens qui savent le grec sont cinq ou six en Europe ; ceux qui savent le français sont en bien plus petit nombre.
Même dans une société éclairée, les tabous nuisent aux causes qu'ils prétendent servir. Car ils provoquent des peurs et les peurs induisent des comportements irrationnels, y compris en politique.
Les pauvres, quand ils sont à l'hôtel, ils font leur lit.
Quand vous mourez, on passe vos films. C'est pour ça que les gens font du cinéma. Pour rendre leur vie importante.
Dans les républiques, le peuple donne sa faveur, jamais sa confiance.
Les moyens peuvent être comparés à une graine et la fin à un arbre ; et il existe le même rapport intangible entre les moyens et la fin qu'entre la graine et l'arbre.
Le grand malheur des passions n'est pas dans les tourments qu'elles causent, mais dans les fautes, dans les turpitudes qu'elles font commettre, et qui dégradent l'homme.
La mode vieillit mal et les snobs ont souvent été les gardiens fanatiques de bons goûts qui n'avaient aucun avenir.
Un homme passionné voit toutes les perfections dans ce qu'il aime.
Comment les hommes peuvent-ils parler à tout bout de champ de leur conscience alors qu'ils n'ont pas la moindre conscience de ce qui les entoure ?
J'écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf. Et je commence par là pour que [...] ► Lire la suite
La défonce est un sport de jeune. Tout est dans la récupération. C'est pour ça que les jeunes peuvent se permettre de prendre ce qu'ils veulent. Ils se refont dans la nuit et sont créatifs dès le lendemain. À notre âge, il faut un intervalle plus long.
Le brave homme ne recule pas d'un pied quand tous les fiers-à-bras se mettent en déroute avant la bataille !
Nous sommes faits pour le bien. Nous sommes faits pour l'amour. Nous sommes faits pour la convivialité. Nous sommes faits pour être ensemble. Nous sommes faits pour toutes les belles choses que vous et moi connaissons. Nous sommes faits pour dire au monde qu'il n'y a pas d'étrangers.
S'il n'y avait pas de tonnerre, les hommes auraient peu peur de la foudre.
Les gens, faut les plaindre lorsqu'ils naissent, et non lorsqu'ils meurent.
Depuis près d'un demi-siècle, il se servait de son esprit comme d'un coin pour élargir de son mieux les interstices du mur qui de toute part nous confine.
Les erreurs font partie du jeu. C'est à comment vous les récupérez, c'est la marque d'un grand joueur.
Faire l'amour, c'est le seul moyen de dépasser les frontières qui isolent deux êtres.
Les carriéristes de passage ne me fascinent guère, mais il m'arrive de les trouver charmants...
Si Dieu n'est pas à t'ouvrir les portes, sans doute est-il à te frayer la route conduisant aux portes.
Les excès de la liberté mènent au despotisme ; mais les excès de la tyrannie ne mènent qu'à la tyrannie.
Les hommes ont été, sont et seront menés par les événements.
Dans les rêves, on ne voit jamais le soleil, bien qu'on ait souvent la perception d'une clarté beaucoup plus vive. Les objets et les corps sont lumineux par eux-mêmes.
La bouche sourit mal quand les yeux sont en pleurs.
Plus je vieillis, plus je vois que ce qui ne s'évanouit pas, ce sont les rêves.
Les bonnes marchandises se passent de publicité.
Les sots ont cette supériorité qu'ils n'ont pas peur d'être bêtes.
On rencontre des hommes si vaniteux qu'ils arrivent à être fiers de ceux qui les font cocus.
Celui qui connaît les femmes, ne connaît pas leur âme ; il ne connaît même pas leur corps ; il ne connaît que leurs nerfs.
Les vertus religieuses ne font qu'augmenter avec l'âge; elles s'enrichissent de la ruine des passions et de la perte des plaisirs.
La société a besoin de transgresseurs. Elle établit des lois pour qu'elles soient dépassées. Si tout un chacun respecte les règles en vigueur et se plie aux normes, c'est toute la société qui se retrouve "normale" et qui stagne.
Il faut, dans l'oeuvre de chair, que les deux partenaires divaguent ensemble. Sinon, l'un mesure le ridicule de l'autre et en garde la plus méprisante mémoire.
Les progrès de la civilisation vont de pair avec ceux de la cuisine.
Les miroirs sont comme la conscience. On s'y voit comme on est, et comme on n'est pas.
Les gens sont comme les vitres sales. Ils sont éclatants et brillent lorsqu'il y a du soleil, mais lorsque l'obscurité s'installe, leur véritable beauté est révélée seulement s'il y a une lumière qui vient de l'intérieur.
Les yeux des autres sont autant de miroirs déformants et qui tuent à petit feu.
Les femmes dont on sollicite les faveurs sont comme les énigmes dont on cherche le mot : dès qu'on les a devinées, on les oublie.
La première année, on achète des meubles. La deuxième année, on déplace les meubles. La troisième année, on partage les meubles.
L'excuse de l'infidélité, c'est qu'il n'y a rien d'aussi agréable que les commencements amoureux.
Une société malade est une société qui crée de l'hostilité mutuelle, de la méfiance, et qui transforme l'homme en un instrument exploité par les autres, qui le prive du sentiment d'avoir de la valeur, sauf dans la mesure où il se soumet aux autres et devient un automate.
Le bonheur ne m'a guère souri sur cette terre.Où vais-je ? Je cherche dans ces montagnesLe silence, la paix du coeur. C'est ma patrie,Je n'errerai plus jamais loin d'elle.Les cimes de partout redeviennent bleues,Vais-je te dire adieu ? Non, qu'à jamais,A jamais bruisse l'eau, refleurisse l'herbe !
Si les portes de la perception étaient nettoyées, chaque chose apparaîtrait à l'homme telle qu'elle est, infinie.
Qu'une femme soit à la fois coquette et dévote, c'est plus que ne peut supporter le plus humble des maris ; elle devrait heureusement choisir entre les deux.
Les jours, les mois, les années s'envolent et s'enfoncent irrémédiablement dans l'abîme du temps.
Le plus doux de tous les sons est celui de la voix de la femme que nous aimons.
L'indulgence du peuple est la cause réelle de la grande pauvreté, même si les terres sont capables de produire tous les nécessaires pour soutenir la vie humaine.