Les oeuvres ne sont pas faites pour être jolies, elles sont faites pour que lorsqu'on les regarde on ne comprenne pas ce qu'elles représentent et qu'on ait envie de les déchirer et de passer devant en courant.
Il se trouve que de nos jours les chanteurs sont mieux payés que les forgerons.
Les politiciens sont les moins bien placés pour nous gouverner.
Pourquoi faut-il que meurent les histoires d'amour ?
Les révolutions coupent les têtes alors qu'il suffirait de changer les cerveaux.
Les chefs-d'oeuvre n'ont d'autre destination que d'être exposés aux regards d'un petit nombre d'hommes riches et d'être emprisonnés et cachés dans les maisons des grands...
On fait le délicat dans les jours de bonheur.
Les rêveries sont les illusions du diable.
Les êtres vivants sont ainsi faits que leurs accouplements sont rarement esthétiques.
Comme elle ne comprenait pas les autres, il ne lui venait pas à l'esprit qu'elle pouvait être comprise.
On labélise les gens d'après leurs derniers succès.
Dans l'histoire de l'humanité, les précédents créent des suggestions puissantes au point d'engendrer parfois l'histoire elle même.
Les vices ne sont parfois que des vertus poussées à l'excès !
Les meilleurs divertissements sont les plus futiles.
Un homme qui vous aimait et qui vous le dit trop tard, pour les femmes, c'est ça l'amitié.
Dans tout homme, il y a un peu de tous les hommes.
Si tous les hommes étaient parfaitement contents, il n'y aurait plus d'activité dans le monde.
Même à présent, je lis clairement dans le coeur de ma mère, et si j'étais seule, je trouverais qu'elle a raison, selon les traditions de notre peuple. C'est mon mari qui a opéré en moi ce changement.
Les oeuvres d'art ne se font pas. Elles adviennent.
Les remords inutiles ne sont que plus importuns et plus cruels.
Les pays riches ne sont pas forcément les plus accueillants.
Vous comprenez, expliqua-t-il, les mots ne prennent leur importance que lorsqu'ils sont confrontés avec les réalités vivantes.
Pourquoi ce besoin angoissé de cause ? On se trouve ainsi ramené aux sources de l'étonnement schopenhauérien, mais les termes de la question se sont inversés : on ne se demande plus pourquoi il y a un monde, mais d'où provient le besoin de lui attribuer une cause.
Les anachronismes, au théâtre, ça fait toujours très avant-garde.
Au début de ma carrière, j'étais plus fermée dans tous les sens. Je pensais que je me protégeais; Au lieu de cela, je volais à moi même tout ce que je pouvais apprendre et expérimenter.
Je veux que les choses soient le mieux qu'elles peuvent être. Je veux de la grandeur.
Les politiques devraient embaucher des porte-oreilles au lieu de porte-paroles.
- A quoi servent les grands-mères ? - Eh bien... La mienne me sert !
Les enfants tourmentent et persécutent tout ce qu'ils aiment.
Les affaires ne sont vraiment fatigantes que quand on n'en fait pas.
Les autres nous fascinent parce qu'ils ont l'air plus vrais.
J'ai toujours voulu que les gens ressentent quelque chose.
Je veux que les choses soient le mieux possible, je veux de la grandeur.
Les poètes trouvent d'abord et ne cherchent qu'après.
Le fait qu'on se confesse de plus en plus à la radio et de moins en moins dans les églises semble indiquer que la publicité est plus précieuse que le pardon.
Les antiquaires sont des pilleurs d'âmes.
Pourquoi les romans français sont-ils froids et tristes au fond ?
Il n'est pas important de NE PAS faire d'erreurs, mais les erreurs doivent être petites.
Les gens détestent comme ils aiment, déraisonnablement.
Les chanteuses sont devenues des stripteaseuses professionnelles grassement payées.
Les gens falsifient tout, ils falsifient jusqu'à l'enfance qu'ils ont eue.
Les destinées vulgaires n'ont pas d'horoscopes.
L'essence des choses devant nous rester toujours ignorée, nous ne pouvons connaître que les relations de ces choses, et les phénomènes ne sont que des résultats de ces relations.
Les hommes sont comme les marrons qu'on nous vend dans la rue : quand on les achète, ils sont tout brûlants et ils sentent bon, puis dès qu'on les sort de leur écorce ils refroidissent tout de suite et on s'aperçoit qu'ils sont presque tous gâtés à l'intérieur.
Les rivalités, les compétitions, sont naturelles en démocratie.
La vérole, les conseils, les leçons, les désillusions et les vieilles chaussures sont les seules choses que donnent volontiers les hommes. Plus prodigues, les femmes se donnent aussi ; lorsqu'elles ne réussissent plus à se vendre.
Je hais les mauvaises critiques, surtout si elles sont fondées.
L'histoire ne tolère pas les échecs.
Les critiques sont généralement des gens qui auraient été poètes, historiens, biographes, s'ils avaient pu ; ils ont essayé leurs talents d'une façon ou d'une autre, et n'ont pas réussi ; en conséquence, ils se sont faits critiques.
Nous regardons le Liban, le Chili, l'Argentine, etc... avec les mêmes sentiments de trouille, de supériorité et de rigolade assurées que les vieux de l'hospice, lorsqu'il y en a un qui crève.