Il est plus pénible de "rendre" 1000 francs que de ne pas les gagner.
La clarté orne les pensées profondes.
Les notions n'existent que par leur opposé.
Les sots se tournent vers les avantages de la fortune ; ceux qui les connaissent vers les avantages de la sagesse.
Le pouvoir de l'argent est devenu si grand que la question de toutes les questions est de savoir si la société gouvernera ce pays ou si le pays gouvernera à nouveau les sociétés.
Je me méfie de toutes les addictions.
Je pense que nous réalisons que les gouvernements ne peuvent plus nous gouverner.
Il y a cette idée que nous devons décider ce que nous allons être, ou se conformer à une idée de ce que les femmes ou les hommes devraient être en référence à notre propre culture ou société.
Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi les femmes arabes se voilent de plus en plus. Dans les années 50, elles n'étaient pas autant voilées, et ça, ce n'est pas normal pour moi.
Les Soviétiques n'ont pas cherché à montrer qu'ils avaient libéré des camps.
Les sociologues sont aussi nécessaires que les sismographes : ils expliquent finement comment on aurait dû prévoir les catastrophes.
Les riches sont méprisables tant qu'ils ont de l'argent et inutiles lorsqu'ils n'en ont plus.
Dans les choses que nous voulons il y a toujours plus que les choses elles-mêmes.
Un manant de l'Ancien Régime serait dépaysé s'il perçait jusqu'à nous le mur du temps. Mais son étonnement serait peu de chose à côté de celui dont nous serions frappés s'il nous était donné d'assister à la partie que les prochaines décennies vont jouer.
Publier. Dans les affaires littéraires, devenir le point de mire dans le viseur de la critique.
Voyez, Messieurs, comme ils sont tristes, Les gens qui rêvent le pouvoir.
- Les jeunes se mariaient plus, et maintenant les jeunes se remarient !- Les jeunes savent pas ce qu'ils veulent.
Ici j'ouvre une courte parenthèse.Je considère les êtres méchants sans nécessité comme des malades. S'ils répandent autour d'eux des gaz asphyxiants, c'est que quelque chose pourrit en eux.
La télévision, la lecture de journaux, de magazines, vous imposent les pensées des autres ; sous prétexte d'être "informés" mais en fait par pure curiosité et pour vous distraire, vous êtes captivés par mille sujets.
Alors que le sujet, la forme, la ligne s'adressent d'abord à la pensée, la couleur n'a aucun sens pour l'intelligence, mais elle a tous les pouvoirs sur la sensibilité.
Les tyrans, plus ils pillent, plus ils exigent, plus ils ruinent et détruisent plus on leur baille, plus on les sert, de tant plus ils se fortifient et deviennent toujours plus forts et plus frais pour anéantir et détruire tout.
Prenez les critiques au sérieux, mais pas de manière personnelle. Si il y a du vrai ou du mérite dans la critique, essayez d'apprendre d'elle. Sinon, laissez-le glisser à côté de vous.
Les grands abattements suivent les grands enthousiasmes.
Les crabes, galets marchant.
Non les peuples ne doivent pas désarmer pour que se préparent de nouvelles guerres, mais ils doivent continuer leurs efforts de désarmement dans des conditions de sécurité telles qu'il n'y ait pas de dupes ni de victimes.
En tant qu'artiste, je pense simplement que les acteurs comiques sont vraiment sous-estimés.
Tous les critiques sont justes. Il ne reste qu'à les comprendre.
Il n'est pas deux individus sur la terre qui aient ou qui puissent avoir les mêmes idées que leur dieu.
Jamais les mots ne manquent aux idées ; ce sont les idées qui manquent aux mots.
Vis comme si tu devais mourir dans dix secondes. Regarde le monde. Il est plus extraordinaire que tous les rêves fabriqués ou achetés en usine. Ne demande pas de garanties, cet animal-là n'a jamais existé.
Les principes sont des préjugés de grande taille.
Les hommes instruits sont si impressionnants.
Comme n'importe qui, les magistrats sont condamnables.
Si je pouvais me reposer n'importe où, ce serait en Arkansas, où les hommes sont de la vraie race mi-cheval, mi-alligator telle qu'elle ne pousse nulle part ailleurs sur la terre universelle.
Les révolutions n'ont pas besoin de justification puisqu'elles sont les coups de foudre de la justice.
Ce que les femmes aiment surtout, c'est préférer.
Discussion. Moyen de confirmer les autres dans leurs erreurs.
Bien sûr, les cercueils ne sont pas taillés sur mesure ; mais les morts s'adaptent à tout.
J'aurais bien aimé être instituteur, apprendre des choses aux enfants sans les ennuyer. J'ai fait pour les enfants des dessins animés que les miens n'ont pas vus, des livres qu'ils n'ont pas lus.
Quelles horloges étranges et merveilleuses que les femmes ! Elle font leur nid dans le Temps. Elle créent la chair qui résiste et qui lie l'éternité. Elles vivent à l'intérieur du don fait, connaissent la vraie puissance, acceptent et n'ont pas besoin d'en parler.
Les gens se tournent vers Jacques Mesrine comme s'il était un Robin des bois, volant aux riches, mais il n'a jamais donné quoi que ce soit à qui que ce soit.
Quand j'étais jeune, j'aimais les hommes noirs.
Les gens instruits sont les citernes du savoir, pas ses sources.
Tu te développais sans ces prothèses psychiques que sont les doctrines, les théories et systèmes de pensée.
L'artiste habite à côté du monde. Le sens commun lui échappe, les gens de tous les jours l'ennuient et le déroutent.
Les capitalistes n'auraient pas l'argent ? Et bien qu'ils le démontrent, qu'ils laissent leurs salariés, leurs comptables, publier leurs comptes, avoirs, profits, investissements,... Ils savent tout de notre vie, impôts, CAF,... alors imposons notre contrôle sur la leur !
Gouvernement : Qualifié d'opérationnel quand il dispose d'une batterie de ministres assez vantards ou assez inconscients pour assurer - contre toute évidence - qu'ils résoudront très rapidement les problèmes insolubles depuis des décennies.
Je ne pense pas que les problèmes médicaux de chacun sont l'affaire de tous. Ce n'est pas quelque chose pour laquelle vous faites de la publicité, et cela n'est pas ouvert à la discussion.
La conversion, c'est un brutal éblouissement. Après un éblouissement, on ne voit plus clair, on est aveuglé, on se retrouve dans le noir, comme les lièvres éblouis par les phares d'une automobile.
Un immense pourcentage de snobs, je crois, se trouve dans tous les rangs de cette vie mortelle.