Ombre parmi les ombresJ'ai tellement rêvé de toiJ'ai tellement marché, tellement parlé,Tellement aimé ton ombre,Qu'il ne me reste plus rien de toi,Il me reste d'être l'ombre parmi les ombres,D'être cent fois plus ombre que l'ombre,D'être l'ombre qui viendra et reviendraDans ta vie ensoleillée.
De tous les peuples gaulois, les Belges sont les plus braves.
Les hommes politiques italiens n'ont pas senti la souffrance : ils ont créé le chaos, ils ont laissé tout rafler à ceux qui étaient les plus forts économiquement
Si le hibou était un oiseau chassable, il n'aurait pas été épargné par les chasseurs !
Pour mieux regarder le réel, pour être contemporain de toutes les malversations possibles, pour tenir le coup, être comédien m'a paru comme une distraction totale.
Les femmes ne devraient jamais se passer de boucles d'oreilles.
J'attends, pas grand-chose de spécial, les jours passent et se ressemblent un peu. Tout le temps, la tête dans les étoiles. Des tonnes de personnes défilent sous mes yeux, pourtant j'me sens si seule...
Donne à tes figures une attitude révélatrice des pensées que les personnages ont dans leur esprit, sinon ton art ne méritera point la louange.
Pour une personne normale menant une vie ordinaire, la réputation ne tient que par l'attrait hypnotique. Beaucoup de personnes voudraient mourir plutôt que de vivre dans l'anonymat... Mais pour les quelques malchanceux qui ont eu une notoriété forcée, l'infamie peut être une sentence plus dure que n'importe quel séjour en prison.
Les conducteurs de taxi parfois se mettent en grève. Ce sont des moments difficiles où l'on n'en trouve pas. Comme d'habitude.
Un égoïste, c'est un homme qui pense que s'il n'était pas né, les gens se demanderaient pourquoi.
Plus je connais les hommes, plus j'aime les femmes.
Les hommes sont extrêmement portés à espérer et à craindre, et une religion qui n'aurait ni enfer ni paradis ne saurait guère leur plaire.
L'érudition n'est pas la science, de même que les matériaux ne sont pas l'édifice.
Les femmes galantes ressemblent à ces torrents qui changent très souvent de lit et que les hasards grossissent dans leur course.
Une vie touche une autre vie, laquelle touche une troisième et très vite les enchaînements se font innombrables, impossibles à calculer.
Est-il permis de détester les gens à cause de leurs bonnes intentions ?
Qu'est-ce que la fiction sinon ce retour sur soi et, par conséquent, cette nouvelle histoire des rapports avec les autres tels que le récit les découvre. Ainsi gagne sur la vie la littérature.
Quand les combles sont en feu, il ne sert plus à rien de prier ou de récurer le plancher. Il est néanmoins plus pratique de prier.
C'est en jouant que les chiens mordent.
La maladie rend mystique, tous les fiévreux vous le confirmeront.
Les sentiments personnels ne doivent pas compter, quand il s'agit de la patrie, de la vie nationale.
Les gens qui obéissent ressemblent généralement trait pour trait à ceux qui commandent.
Une mise en scène c'est comme une maison qu'on construit. On doit s'intéresser à toutes les parties de l'édifice.
A tous les hommes échoit de se connaître eux-mêmes et d'avoir l'esprit clair.
L'ordre règne dans les gènes pendant que les défenseurs des sciences cognitives s'efforcent de découvrir dans le cerveau l'ordinateur de leurs rêves.
L'amour est un sentiment tarabiscoté dont nous ne connaissons pas les ressorts.
Je veux bien monter sur les barricades pour réclamer la grasse matinée, mais pas avant midi.
On marie les femmes avant qu'elles soient rien et qu'elles puissent rien être. Un mari n'est qu'une espèce de manoeuvre qui tracasse le corps de sa femme, ébauche son esprit et dégrossit son âme.
On n'a pas le droit d'ouvrir un livre si l'on ne s'engage pas à les lire tous.
Les amours clandestines sont plutôt rassurantes. Le peu qu'on s'offre, on a eu si peur de le perdre, qu'on est exact aux rendez-vous.
J'aime les femmes, mais je ne leur pardonnerai jamais d'aimer les hommes.
Ce que nous faisons aux forêts du monde n'est que le reflet de ce que nous faisons à nous-mêmes et les uns aux autres.
Vous ne pouvez pas toujours contrôler les pouvoirs en place. Il vous suffit d'avoir la foi et de défendre les choses auxquelles vous croyez.
C'est drôle quand les gens disent : "Je ne pense pas que Julia m'aime". Chérie, si je ne t'aime pas, tu le sauras.
Minuit se lève en haut des toursLes voix se taisent et tout devient aveugle et sourd
Des fois dans certaines conditions, l'effet de joie laisse des liens solides entre les personnes, et révélateurs d'un attachement mutuel infaillible.
Le plus souvent, on cherche son bonheur comme on cherche ses lunettes : quand on les a sur le nez.
C'est peut-être le coq qui chante, mais c'est la poule qui pond les oeufs.
Quand j'étais un enfant, tout ce que j'aimais étaient les livres et le chocolat.
Il n'y a de mauvais livres que pour les mauvais lecteurs. La vie ne salit que les âmes basses !
Les excès de la liberté mènent au despotisme ; mais les excès de la tyrannie ne mènent qu'à la tyrannie.
Une excuse pour le diable : on doit noter que dans cette affaire nous n'avons entendu qu'une des parties. C'est le bon Dieu qui a écrit tous les livres.
Vous êtes tous les mêmes. Vous avez soif d'éternité et dès le premier baiser vous êtes verts d'épouvante parce que vous sentez obscurément que cela ne pourra pas durer.
La presse, comme la femme, est admirable quand elle avance un mensonge, elle ne vous lâche pas qu'elle ne vous ait forcé à y croire, et elle déploie les plus grandes qualités dans cette lutte où le public, aussi bête que le mari, succombe toujours.
La mort est un fait. Nous n'essayons pas de corriger les faits.
Les haillons de la misère couvrent la vertu, le manteau de la fortune cache le vice.
Les plus indépendantes parmi nous savent bien, si elles ont été aimées, que nulle sagesse ne console tout-à-fait de la jeunesse perdue.
Il ne faut pas imaginer comment les choses seront. Il faut se contenter de savoir ce qu'elles seront.
Ne plaignez pas les malades ni les infirmes. Vous blesseriez votre âme avec des blessures qui n'ont entamé que leurs illusions.