Les baisers drus sont les messagers du coeur.
Je préfère les chiens aux chats et tous les félins me le rappellent au premier regard - un regard perçant et rancunier.
Les haillons de la misère couvrent la vertu, le manteau de la fortune cache le vice.
C'est la peur qui sert les partis, qui les grandit, qui les crée ; car c'est elle qui fait croire à leur pouvoir.
Le hasard fait bien les choses, c'est la réputation qu'on lui a fait.
Le plus sot endroit où l'on puisse fourrer son museau, c'est une muselière. Les chiens du moins ne le font que de force ; l'homme est assez bête pour le faire de plein gré, le jour où il se marie.
Tout désordre trouve son châtiment dans les conséquences mêmes qu'il entraîne.
Les explications relèvent toujours d'une mauvaise conscience.
Le théâtre a toujours été une école pour les jeunes, les gens à demi-cultivés et les femmes, qui, possédant encore le bas talent de se tromper ou de se laisser tromper, sont accessibles à l'illusion et à la suggestion de l'auteur.
Les passions que construit l'acteur avec son corps et sa voix évoquent l'extase de la transe ou de la possession.
Le monde pourrait être pire et les puces plus grosses que les chiens.
Les militaires font penser à une troupe de théâtre qui répéterait toujours sans jamais jouer. A défaut de tuer des gens, ils tuent le temps.
Une disposition intensivée à l'alcool parmi les chercheurs en littérature entraîne également une plus grande sociabilité.
Réprouver les capitalistes comme inutiles à la société, c'est s'emporter follement contre les instruments mêmes du travail.
Au cinéma, ce qui marche bien, ce sont les scènes de rencontre. Au théâtre, ce sont les scènes de rupture.
Si la défaite de la haine est le but de la guerre, alors nous, les hommes de couleur en service, nous avions à combattre sur au moins deux fronts.
Tous les êtres intelligents ont donc une volonté libre qui vient du jugement de l'intellect. C'est là avoir le libre arbitre, qui se définit comme libre jugement provenant de la raison.
Votez oui, votez non, vous serez toujours les cons !
Ce que nous faisons aux forêts du monde n'est que le reflet de ce que nous faisons à nous-mêmes et les uns aux autres.
Avant, les mecs qui mettaient de l'argent de côté, on disait : "c'est des avares !". Maintenant, c'est des phénomènes.
Des impôts plus élevés ne réduisent jamais le déficit. Les gouvernements dépensent tout ce qu'ils encaissent et ensuite tout ce qu'ils peuvent en tirer.
Il est très important que les jeunes gardent leur sens de l'émerveillement et continuent à se demander pourquoi.
Les gens se sentent obligés de coller une étiquette sur les différences, sinon ils perdent leurs repères.
Vous les pourrirez comme vous l'avez pourri... Vous l'avez détruit, il ne distingue plus le bien du mal, il ne voit même plus le caractère sacré de la vie humaine. Je vous ai aimé et je l'ai aimé... Je suis désolée pour vous, désolée pour vous parce que rien ne peut plus vous sauver.
J'en ai marre des soirées ratées, je vais commencer à les organiser.
Et c'est pour ça que les hommes sont mieux payés que les femmes ?
Les humains sortent meilleurs et plus forts de la souffrance et pour progresser en ce monde, il faut subir l'épreuve du feu.
Les évidences maintiennent et font vivre l'ignorance.
Si nous n'avions point de défauts, nous ne prendrions pas tant de plaisir à en remarquer dans les autres.
Ceux qui ont des idées mais ne savent pas les présenter sont, peu à peu, exclus des débats.
Le temps ne cicatrise pas les outrages du temps.
Le pourcentage de voleurs est le même dans toutes les communautés, même chez les gendarmes.
Une excuse pour le diable : on doit noter que dans cette affaire nous n'avons entendu qu'une des parties. C'est le bon Dieu qui a écrit tous les livres.
Les Français sont jaloux de leurs maîtresses, et jamais de leurs femmes.
Il n'est point nécessaire que toutes les questions trouvent leur réponse. Pour les plus importantes, c'est déjà beaucoup qu'elles aient été posées.
Un gouvernement serait éternel à la condition d'offrir, tous les jours, au peuple un feu d'artifice et à la bourgeoisie au procès scandaleux.
Tout le monde fait des bêtises. Le fin du fin, c'est de les faire au moment où personne ne regarde.
Les majuscules sont des coups de chapeau calligraphiques.
Une vie touche une autre vie, laquelle touche une troisième et très vite les enchaînements se font innombrables, impossibles à calculer.
Les jeunes gens s'imaginent que rien n'est plus facile à faire qu'une pièce de théâtre, ce qui est vrai. Mais rien n'est plus difficile à réussir.
Il n'y a que deux sortes d'êtres agissant sur la terre : les monstres et les saints... Les autres ne font qu'exister.
On dit souvent que la force est impuissante à dompter la pensée ; mais pour que soit vrai, il faut qu'il y ait pensée. Là où les opinions irraisonnées tiennent lieu d'idées, la force peut tout.
L'histoire est, dit-on, le bréviaire des rois ; à la manière dont les rois gouvernent, on voit bien que leur bréviaire ne vaut rien ; l'histoire, en effet sous son rapport scientifique, n'est pas encore sortie des langes de l'enfance.
Les femmes ont trop d'imagination et de sensibilité pour avoir beaucoup de logique.
Les gens qui n'écrivent pas ont sur l'écriture des idées toutes faites.
On fabrique des histoires pour les enfants car il faut bien qu'ils nous excusent de les avoir mis dans un monde si laid...
Ne plaignez pas les malades ni les infirmes. Vous blesseriez votre âme avec des blessures qui n'ont entamé que leurs illusions.
Si on nomme pays le sol que nous foulons tous les jours, l'ornière de nos pas risque de devenir des frontières infranchissables.
Il ne sied pas à un homme de coeur, devenu tout-puissant, de prendre des moeurs nouvelles ; à ses amis mieux que jamais il doit être fidèle, à l'heure où sa prospérité lui permet mieux que jamais de les servir.
Après un succès, toutes les idées sont bonnes. Après un échec, même les meilleures sont accueillies avec scepticisme.