Les souvenirs d'amour sont les rentes du coeur.
Il faut observer que chez les anciens, on avait de la religion sans avoir le clergé, et que c'est le contraire chez les peuples modernes.
Cynique. Grossier personnage dont la vision déformée voit les choses comme elles sont, et non comme elles devraient être.
Toutes les femmes sont fatales ; on commence par leur devoir la vie, elles finissent par causer notre perte.
Les prolétaires n'ont pas de patrie.
Jamais les hommes n'ont eu autant de motifs de ne plus s'entre-tuer.
Mon coeur est une penderie dans laquelle tous les costumes de mes personnages sont accrochés.
Les braves gens ne savent pas ce qu'il en coûte de temps et de peine pour apprendre à lire. J'ai travaillé à cela quatre-vingts ans, et je ne peux pas dire encore que j'y sois arrivé.
Pour avoir quelque autorité sur les hommes, il faut être distingué d'eux. Voilà pourquoi les magistrats et les prêtres ont des bonnets carrés.
Que nos douleurs seraient supportables, s'il n'y avait pas les joies des voisins.
Ayant créé le ciel et la terre, les étoiles et les plantes et les bêtes, l'homme et la femme, Dieu referme sa porte en disant : "Et maintenant je n'y suis pour personne".
Les émotions ne vieillissent pas !
Les habitudes, ces choses qui tiennent lieu de vérités pour les solitaires.
C'est encore un peu mentir que de dire même des choses vraies quand on ne les pense pas.
L'âge, en nous libérant de nos passions égocentriques, nous rend disponibles, plus aptes à redécouvrir les êtres qu'on a aimés.
Ne pas avoir d'idées et savoir les exprimer : c'est ce qui fait le journaliste.
Les hommes ne se donnent la peine de se faire beaux que lorsqu'ils vont mourir. Comme s'ils voulaient être encore plus regrettés...
La route du passé se mesure par les morts qu'on a laissés tout au long.
Les vieillards ont ceci de commun avec les enfants que lorsqu'on leur donne la main, il faut marcher un peu moins vite.
La police a du bon. C'est une profession libérale. On peut y faire son chemin, à condition d'exécuter les ordres du gouvernement et de laisser l'eau de vaisselle aux politiciens.
Visible, nous le verrions le poète ; voyant, il nous verrait ; et nous pâlirions dans nos pauvres ombres, nous lui en voudrions d'être si réel, nous les malingres, nous les gênés, nous les tout-chose.
Il y a trop d'eau, trop de froid et pas assez de pétrole dans les pays froids et pas assez d'eau, trop de chaleur et plein de pétrole dans les pays chauds. A part ça, Dieu n'est pas alcoolique.
Les échecs ne sont pas le champ de l'intelligence, du talent, de l'imagination, mais tout bêtement celui de la pure logique mathématique.
L'éternité, c'est ce qu'il y a de plus fragile, c'est du papier. Qu'est-ce qui reste de tout le passé ? Non pas les idées, parce qu'elles s'envolent, mais des mots écrits.
Qu'on le veuille ou non, la télévision ne se sépare pas de la publicité et la publicité alimente le jeu audiovisuel. Les deux se soutiennent puisqu'elles vivent l'une de l'autre, l'une par l'autre.
Il y a des choses qu'on est longtemps sans se dire, mais quand une fois elles sont dites, on ne cesse jamais de les répéter.
Changement climatique, catastrophes écologiques, pression démographique: c'était le siècle de tous les dangers, disaient certains, qui allaient jusqu'à le qualifier de "goulet d'étranglement de l'humanité".
ÉvidemmentÉvidemmentOn danse encoreSur les accordsQu'on aimait tantÉvidemmentÉvidemmentOn rit encorePour les bêtisesComme des enfantsMais pas comme avant
Si les portes de la perception étaient purifiées,Toutes les choses apparaîtraient à l'homme telles qu'elles sont, infinies.Car l'homme s'est enfermé, jusqu'à voir toutes chosesAu travers des étroites fentes de sa caverne.
Le djinn, si vieux soit-il, est encore capable de faire des grimaces pour affoler les enfants.
Les analystes essaient en vain de dissimuler qu'ils ne déduisent pas : ils combinent, ils composent... quand ils arrivent à la vérité, ils trébuchent après avoir tâtonné.
Je crois que nous commençons à voir nos vraies personnalités lorsque nous traversons les moments les plus difficiles. C'est là que nous devenons plus forts.
Les esprits, comme les corps, tomberont souvent dans un état boutonneux et mal conditionné par simple excès de confort.
Comment cultiver une attitude positive quand toutes les statistiques disent que vous êtes un homme mort ? Vous allez au travail.
Les enfants sont une qualité de vie... quand nos enfants sont heureux, alors nous sommes meilleurs en tant qu'êtres humains.
Si jamais les gens découvraient ce que nous avions fait, nous serions poursuivis dans la rue et lynchés.
Les autres me parlent de faire un stade de France ou la tour Eiffel mais c'est non. Je serai centenaire et c'est tout... On ne va pas aller plus loin !
Parfois, la musique, les films et les livres sont les seules choses qui nous permettent de sentir que quelqu'un se sent comme nous.
Tous ces clichés, ces choses que vous entendez au sujet d'avoir un bébé et la maternité - tous sont vrais. Et toutes sont les plus belles choses que vous vivrez.
C'est l'anniversaire de mon enlèvement à Ville-Evrard, cela fait 17 ans que Rodin et les marchands d'objet d'art m'ont envoyé faire pénitence dans les asiles d'aliénés.
Mes joueurs, je les paie plus cher que mes maîtresses. Et mes maîtresses au moins, elles me régalent la chique.
Il est vrai que les gens à qui je révèle bravement mes soucis sont très heurtés. Réagissent-ils par peur, établissent-ils un parallèle avec leur propre sort? Je continue - pourquoi changer? - sur le mode humoristique qui ne m'a pas [...] ► Lire la suite
Un livre, c'est un détonateur qui sert à faire réagir les gens.
Dès qu'on cesse de s'agiter, les gens concluent qu'on est déprimé.
Les femmes croient que d'avoir de la franchise les ferait paraître moins nues.
Pour le Français, tous les professeurs sont bons, sauf ceux qui furent ou sont dévolus à ses enfants.
Il faut à une vie, une religion laïque ou mystique, une grande idée, une foi, même si cette foi est faite d'un universel doute... ou bien, il faut être tout à fait un imbécile et les imbéciles sont très malheureux.
Les souvenirs sont souvent aussi trompeurs que ceux et celles qui les nourrissent.
Les cimetières sont les boîtes de nuit du néant.
J'admire ceux qui accueillent tous les événements avec calme, mais je les plains de ce qu'ils sont privés de tant de moments exaltants.