À 44 ans, je veux retrouver les émotions de mes débuts.
Ma seule école de mode était ce que j'ai vu dans les journaux et à la télévision.
Il faut me tirer par les cheveux pour me traîner dans des soirées.
Le sort des êtres humains est de sombrer dans l'oubli... Les livres, eux, continuent de vivre tant qu'ils sont lus.
C'est dans les fins de législature, quand l'intérêt du public est tourné vers les élections, que se réussissent les mauvais coups les plus juteux.
Les femmes qui ont les garde-robes les plus fantastiques ont toujours commencé avec un tout petit slip.
Les réducteurs de têtes prétendent soulager la migraine.
Le dîner ne dure pas quand les friandises manquent.
La solution du bon sens est la dernière à laquelle songent les spécialistes.
Nous sommes des créatures tellement mobiles que les sentiments que nous feignons, nous finissons par les éprouver.
Les auditoires ne se composent pas de gens qui écoutent, mais de gens qui attendent leur tour pour parler.
Les seules révolutions qui réussissent sont celles qui parviennent à conserver quelque chose.
Les pensées, comme les puces, sautent d'un être humain à l'autre. Mais elles ne les piquent pas tous.
Les livres sont ceci, ils propagent le silence.
Les grands seigneurs et les beaux esprits, deux classes qui se recherchent mutuellement, veulent unir deux espèces d'hommes dont les uns font un peu plus de poussière et les autres un peu plus de bruit.
Seul les mots sont aptes à rendre compte du rien.
Les pires des ennemis, ce sont les flatteurs.
Le mot -enthousiasme- vient de la Grèce antique et signifiait : - Avoir les dieux en soi.
Tels les hommes sortent primitivement du règne animal, - au sens étroit, - tels ils entrent dans l'histoire : encore à demi animaux, grossiers, impuissants encore en face des forces de la nature, ignorants encore de leurs propres forces ; par conséquent, pauvres comme les animaux et à peine productifs qu'eux.
D'un pays à l'autre, d'une province à l'autre, voire d'un endroit à l'autre, il y aura toujours une certaine inégalité dans les conditions d'existence, inégalité que l'on pourra bien réduire au minimum, mais non faire disparaître complètement
Et dans le jour mourant qui frotte d'un éclat glacé le dos ciré des chaises, il me semble que je vais voir, penchées sur lui, toutes les ombres de nos morts, pour qui l'horloge égrène son rosaire.
Ce que nous demandons au cinéma, c'est l'impossible, c'est l'inattendu, le rêve, la surprise, le lyrisme qui effacent les bassesses dans les âmes et les précipitent enthousiastes aux barricades et dans les aventures ; ce que nous demandons au cinéma, c'est ce que l'amour et la vie nous refusent, c'est le mystère, c'est le miracle.
Quel enfant n'a pas aimé trembler, la nuit sur les pentes herbeuses, à attendre le dahu, n'a pas chanté pour se donner du courage devant les monstres de l'imaginaire, vaincre la peur en marchant bravement vers les ombres ?
On ne peut dire à quel moment précis naît l'amitié. Si l'on remplit un récipient goutte à goutte, il finit par y en avoir une qui le fait déborder ; ainsi, lorsque se succèdent les gentillesses, il finit par y en avoir une qui fait déborder le coeur.
Ailleurs, on n'a pas à savoir comment la pierre tombe, mais ce qu'en dit Aristote. Les yeux n'y servent qu'à lire. A quoi bon de nouvelles lois qui décrivent comment les corps tombent, si seules importent les lois qui prescrivent comment tomber à genoux.
L'avenir du cinématographe est à une race neuve de jeunes solitaires qui tourneront en y mettant leur dernier sou et sans se laisser avoir par les routines matérielles du métier.
Votre majesté, dit sire Vives en se tournant vers le roi, tous les Louis sont-ils des rois de France ?
L'amour est plus agréable que le mariage pour la même raison que les romans sont plus amusants que l'histoire.
Le secret du bouddhisme est de supprimer toutes les idées, tous les concepts, afin que la vérité ait une chance de pénétrer, de se révéler.
Alors merci Justin. Sincèrement. Mon tout premier baiser était merveilleux. Et pendant le mois ou à peu près que nous avons duré, et partout où nous sommes allés, les baisers étaient merveilleux. Vous étiez formidable.
Les violences invisibles sont souvent bancaires, téléphoniques, informatiques à commettre le pire à votre e-réputation mais encore elles sont aussi jalousies et pathologies toxiques.
Les plaies non visibles sont plus douloureuses que celles qui peuvent être traitées par un médecin.
Je pense que les gens devraient être différents. J'aime les gens qui ne respectent pas la règle selon laquelle il faut être prudent parce que vous êtes vieux, vous devez faire ceci et cela, vous devez manger ceci et cela.
Les gens deviennent souvent des actrices à cause de quelque chose qu'ils n'aiment pas chez eux: ils prétendent être quelqu'un d'autre.
Il est intéressant d'observer la réalité de l'objet, malgré toutes les abstractions.
Les médias ont leur part de maltraitance, d'agressivité, de création de monstre comme mon frère... Où on l'invite pour faire le buzz, ou on le laisse déraper sans lui donner des limites, où du coup il s'enferme dans un personnage provocateur. Et ensuite on le met au rébus.
Tu t'rappelles quand t'étais gamine, les livres de coloriages ? Moi j'les aimais pas. C'est vrais quoi, si j'ai envie de dessiner une maison, j'veux pas qu'un abruti décide à ma place à quoi elle doit ressembler !
De quoi les juifs sont-ils coupables? D'Auschwitz...
Il en avait vu, des choses, dans sa vie d'homme. Ce qu'il en avait vu! Le vent sec du malheur, la mort des naufragés, une inoubliable récolte de haricots rouges l'année de ses vingt ans, la main forte des dieux, l'usure des jardins, les hanches douces si douces des femmes. Et tant, tant d'autres choses!
J'ai impression que les hommes ont un peu la pétoche quand ils m'abordent et je vous avoue que j'apprécie
Rien de tel qu'un accident pour nous faire déchiffrer les passages les moins lisibles de notre police d'assurances.
Il faut traduire, commenter, publier, imprimer, réimprimer, clicher, stéréotyper, distribuer, crier, expliquer, réciter, répandre, donner à tous, donner à bon marché, donner au prix de revient, donner pour rien, tous les poëtes, tous les philosophes [...]
Etant donné que les jupes raccourcissent et que les décolletés deviennent de plus en plus bas il n'y a qu'à attendre que les deux se rejoignent.
Il n'y a que les pauvres qu'on puisse dépouiller.
Si vous détruisez les statues, préservez les socles. Ils peuvent toujours servir.
Les esprits sont, en général, moins affamés que les estomacs, et ils supportent beaucoup plus gaillardement la pénurie.
Quand trop de choses sont là, plus de place pour les rêves.
Il y a des choses que les femmes ne comprendront jamais...
Les armes sont les sexes des impuissants. Ils tirent avec ce qu'ils peuvent.
Les échecs sont une torture mentale.