Les femmes d'aujourd'hui comprennent tout à l'exception de leur mari.
La consolation du vieillard que l'on croit faits pour les grands du monde et pour les riches, sont plutôt le partage des gueux, qui en savourent la douceur avec plus de licence, plus de goût et plus de tranquillité qu'eux.
La nature donne le génie ; la société, l'esprit ; les études, le goût.
Dans les jeunes étreintes on a peur de donner la vie ; dans les dernières, on redoute de donner la sienne.
Si tu sais te supporter, tu supporteras mieux les autres.
La lune ne brille pas assez Pour les yeux aveuglés par l'amour.
Le poète fait abstraction de la réalité, alors, ce rêveur compte les étoiles et va même jusqu'à les imaginer.
La vérité est le nom que les plus forts donnent à leur opinion.
Il y a dans la vie deux sortes de destins : ceux qui ouvrent les pistes dans la grande brousse de la vie et ceux qui suivent ces pistes ouvertes.
Les Juifs se ruinent en Pâques, les Maures en noces, les chrétiens en procès.
La société dans laquelle nous sommes nés repose sur l'égoïsme. Les sociologues nomment cela l'individualisme alors qu'il y a un mot plus simple : nous vivons dans la société de la solitude.
Les idées sont les racines de la création.
Les faveurs des femmes sont dans les romans ce que sont, dans les contes, les souhaits accordés par les fées. Il s'agit de ne pas se tromper.
Je bois pour rendre les autres plus intéressants.
Que mon dernier souffle, emporté,Dans les parfums du vent d'été,Soit un soupir de volupté !
Il y a un instant où la mort a toutes les cartes et où elle abat d'un seul coup les quatre as sur la table.
Je crois au rose. Je crois que rire est le meilleur exercice possible. Je crois qu'il faut s'embrasser, s'embrasser beaucoup. Je crois qu'il faut rester fort quand tout semble aller mal. Je crois que les filles heureuses sont les plus belles. Je crois que demain est un autre jour et que les miracles existent.
La lecture de tous les bons livres est comme une conversation avec les meilleurs esprits des siècles passés.
L'individu est éphémère, les races et les nations viennent et passent, mais l'humain reste. C'est là que réside la différence profonde entre l'individu et l'ensemble.
Nous ne voulons pas détruire les gens. C'est précisément parce que nous préconisons la coexistence que nous avons versé tant de sang.
Dans les casting on me reprochait mon physique, mon côté rital ! On m'a dit dit plusieurs fois que j'avais une sale gueule.
C'est souvent aux femmes qui ont la beauté du diable que les hommes doivent leurs cornes.
Instruire les sots, c'est jouer du luth pour un sourd ou tenir un miroir devant un aveugle.
Toute forme créée, même par l'homme, est immortelle. Car la forme est indépendante de la matière, et ce ne sont pas les molécules qui constituent la forme.
Il doit y avoir dans les mots une merveilleuse puissance d'apaisement pour que tant d'hommes leur aient demandé de servir à leurs confessions.
Les amants se donnent à entendre qu'ils resteront toujours amis, pour se rassurer mutuellement sur ce qu'après s'être si bien connus, ils pourraient dire l'un de l'autre.
Les crimes de l'extrême civilisation sont, certainement plus atroces que ceux de l'extrême barbarie par le fait de leur raffinement.
Les auteurs qui pillent sans vergogne leurs aînés ont parfois du talent ; ils "volent" de succès en succès.
Il y a un rapport de cause à effet entre une digestion heureuse et ce que les hommes nomment le bonheur.
La chasse au bonheur, un dé à découdre les défis.
La liberté est dans le geste : écrire. Emprisonnés même, on peut encore écrire sur les murs, faire signe de liberté.
Le monde entier n'est-il pas une vaste maison close dont on a perdu les registres ?
Ce qui est macabre dans la mort, ce n'est pas la séparation du corps et de l'esprit, c'est ce qui reste. Une sombre copie inerte, impuissante, exposée à la vue de tous les curieux.
C'est cela le théâtre : c'est le désir de tous les autres.
Comment les gens réagiraient-ils si les animaux passaient le bulldozer sur leurs maisons pour planter des arbres ?
Dans une société hédoniste aussi superficielle que la nôtre, les citoyens du monde entier ne s'intéressent qu'à une chose : la fête. (Le sexe et le fric étant, implicitement, inclus là-dedans : le fric permet la fête qui permet le sexe.)
Le vivre et le vieillir sont choses si conjointes, que l'imagination même a de la peine à les séparer.
Le village global est une réalité technique qui attend un projet politique; car plus les techniques réduisent les distances géographiques, plus les distances culturelles prennent de l'importance et obligent à un projet humaniste pour que les hommes se tol
On se rend compte de l'ensemble de qualités, de circonstances, de bonheurs rejoints qu'exige, à la Chambre, un véritable succès de tribune, capable de déterminer un acte national, ou un changement d'orientation politique! C'est le gros lot à la loterie, [...] ► Lire la suite
Le Grand Turc s'est bien aperçu que les livres et la pensée donnent plus que tout autre chose aux hommes le sentiment de leur dignité et la haine de la tyrannie.
Celui qui ne peut pas se corriger lui-même, comment peut-il corriger les autres ?
Si vous vous souvenez des moments les plus heureux de votre vie, ils datent tous du moment où vous faisiez quelque chose pour quelqu'un d'autre.
Il faut prendre un peu de distance avec la polémique et les réseaux sociaux. J'aime la France et les Français, n'en déplaise, et je l'aime dans toutes ses composantes. Je les aime, ces tribus gauloises, j'aime ce que nous sommes.
La pression du travail et le flux incessant des idées se déversant dans notre conscience à travers toutes les portes de la connaissance rendent l'existence moderne risquée à bien des égards.
La boxe est comme un ballet ou il n'y aurait ni musique ni chorégraphie et où les danseurs se frapperaient.
L'avantage de la prison sur le collège, c'est qu'en prison on n'est pas obligé de lire les livres écrits par les geôliers.
L'homme bon ne va jamais assez loin, le méchant va toujours trop loin, en sorte que tous les deux manquent leur but.
Je crois que Dieu, ce sont les hommes et qu'ils ne le savent pas.
Ce n'est pas la perfection qui est inexistante mais les capacités de l'homme à la percevoir.
Une religion sans surnaturel, cela me fait penser à une annonce que j'ai lue ces années-ci dans les grands journaux : vin sans raisin.