La seule chose qui peut empêcher que les humains ne s'entretuent, c'est de les tenir. Il faut un chef. C'est ce que réclame le peuple. Le chef est celui qui dit : lui, on le tue ; lui, on le récompense. Et alors tout le monde est content.
Les dos des maisons ont peur du ciel truffé de feu, leurs pieds des noyades du sol, elles ont opté de se poser superficielles entre les surprises et les perfidies.
Et nous étions là, dans la nuit, à jeter des pierres. À les jeter le plus haut, le plus loin possible, dans ce bois devant nous qui si rapidement dévalait la pente que c'en était sous nos pieds comme déjà un ravin, avec le bruit de l'eau à ruisseler en contrebas sous les arbres.
Les Hobbits ne sont que des Anglais rustiques, de petite taille car cela reflète la portée généralement restreinte de leur imagination - et non la petite portée de leur courage ou de leur pouvoir latent.
Comme Dieu est attentionné d'arranger les choses de sorte que, où que vous soyez né, la religion locale s'avère toujours être la vraie.
Les souvenirs de nos vies, de nos travaux et de nos actes se poursuivront dans d'autres.
Il y a une divinité qui façonne nos fins, les tailler grossièrement comme nous le voulons.
J'ai l'harmonie des Bach et des Haendel dans l'oreille avec les paroles camerounaises. C'est une richesse de pouvoir avoir au minimum deux possibilités. Dans la vie, je préfère être stéréo que mono.
Je crois au mariage. Je crois que le mariage est une institution très importante. c'est l'une des institutions les plus importantes que nous ayons.
Je suppose que vous pourriez dire que j'ai un mauvais goût pour les hommes. Mais je ne ressens plus le besoin d'être la femme de quelqu'un.
Les gens disent que vous allez dans le mauvais sens lorsque c'est simplement un moyen qui vous convient.
Le problème avec les films comme une entreprise, c'est que c'est un art, et le problème avec les films comme l'art, c'est que c'est une entreprise.
On m'a apporté la preuve que j'ai raison sur les vaccinations massives: les médecins ont menti. Sauvez vos enfants et leur futur.
C'est étrange de penser qu'on peut tomber amoureux et ne plus s'aimer, que l'amour peut se transformer en haine, et que ce sont les gens qui nous ont le plus aimé qui nous ferons le plus de mal.
Depuis tout petit, rien ne m'a jamais empêché de dormir, ni la foudre aux pieds de mon lit, ni les sirènes de pompier dans ma chambre. Pourtant cette nuit, j'ai pas fermé l'oeil.
Il y a toujours à un autre, mon vieux. En amour, en amitié, et même dans un train, un autre, assis en face de vous et qui vous fixe ou vous tourne le dos et creuse les perspectives de votre solitude.
L'homme n'est assuré de sa vie ni de sa mort, il est fragile autant que feuille de bananier ou écume sur les eaux.
J'aurais aimé croire aux anges... les vrais... ceux qui ne demandent pas la foi en échange...
Les vieux sont le miroir de l'âge.
Nous sommes, nous les écrivains, des anomalies sociales, des boutons sur le cul de notre culture.
Les faveurs ou le refus, Rien ne peut jamais vous plaire : Vous criez quand on résiste ; Vous riez quand on cède.
A un riche, le diable berce les enfants gratis ; à un pauvre, il ne le veut pas, même pour l'argent.
Tout le monde peut sympathiser avec les malheurs de ses amis. Il faut une nature vraiment exceptionnelle pour sympathiser avec leur succès.
Beaucoup de ses mérites, le saint les doit à son expérience comme pécheur.
Les "comment" m'intéressent assez pour que je renonce sans regret à la vaine recherche des "pourquoi".
Les nobles sont comme les livres : il en est beaucoup qui ne brillent que par leurs titres.
Il y a les femmes avec qui on fait l'amour et celles avec qui l'on en parle.
Il n'y a qu'un seul public : celui qui vient pour aimer. Si les gens viennent pour s'aimer eux-mêmes ou chercher le reflet d'anciennes amours, le contact n'a pas lieu.
Il y a deux sortes de lecteurs : ceux qui traversent les livres avec prudence et ceux qui, tout aussi prudemment, laissent les livres les traverser.
Ecrire des drames, c'est tout de même ce qu'il y a de plus intéressant. Pareil à un petit dieu, on sonde les coeurs et les reins..., on juge..., on punit, on absout et on récompense.
Le secret pour écrire. Il suffit de parvenir à garder les yeux ouverts et fermés en même temps. C'est-à-dire qu'il faut se souvenir et oublier, toujours en même temps.
Faire du jardinage, c'est participer activement aux mystères les plus profonds de l'univers.
Pourquoi les hommes ont-ils peur de la mort, alors que l'on meurt toutes les nuits ?
Ce qui manque aux honnêtes gens, c'est les revolvers.
On jurerait que les grands prélats avalent chaque jour une dose excessive de vanité.
Les relations les plus solides s'établissent toujours sur l'envie qu'on a de les faire durer, et la connaissance exacte de ce qui les menace.
J'ouvre les yeux et c'est pour toi que je veux vivre, mon amour.
Il y aura en tout temps et dans tous les pays, surtout si ces pays sont divisés de religion, des fanatiques qui ne demanderont pas mieux que de se faire martyrs.
L'architecture affecte par les lois de la nature et par la loi de la raison. De cette dernière dérivent les règles de la proportion, d'après lesquelles un ouvrage est loué ou censuré, en tout, ou en partie, selon qu'il répond ou ne répond pas à la fin pour laquelle il a été fait.
Qui ne veut prendre le taureau par les cornes, ne pourra le retenir par la queue.
On ne devrait jamais sous-estimer la force dont sont capables les institutions quand il en va de leur survie.
Nous ne sommes pas assez naïfs pour demander des hommes purs ; nous demandons simplement des hommes dont l'impureté n'entre pas en conflit avec les obligations de leur travail.
Les relations amoureuses, c'est comme chevaucher un taureau. On s'accroche, parfois on est secoué, on tombe et on remonte.
Il faut que les gens de bonne volonté se lèvent et ne laissent pas prévaloir leurs intérêts égoïstes (...) Il faut suivre un chemin honnête et généreux.
Oui, les mots, ma patrie, les mots, ça console et ça venge ; mais ils ne me rendront pas ma mère.
On avait toujours vu les petits se faire tondre et les puissants s'emparer de la laine.
C'est à travers les étoiles d'une bombe, que nous réalisons que la vie est aussi éphémère.
Les femmes sont embauchées selon des critères de procréation. Après 40 ans, nous sommes périmées.
Pour moi, la vraie drogue du romancier, c'est le nécessitarisme, l'idée que les choses ne peuvent pas être autrement que ce qu'elles sont.
Le Brésil est un pays trop chaud où la nature mangera un jour les fragiles décors surélevés dont l'homme essaie de s'entourer. Les termites vont dévorer les gratte-ciel, tôt ou tard, les lianes vierges bloqueront les autres et la vérité du Brésil éclatera enfin.