Si les êtres mettaient à réussir leur existence la même énergie qu'ils consacrent à persuader les autres, le monde serait un jardin de roses.
Il y a des femmes qui passent leur vie à rembourrer le fossé où leur vertu comptait choir, et qui, furieuses de rester sur le bord à attendre qu'on les pousse, jettent des pierres aux femmes qui passent.
C'est l'histoire de l'Alsace qui, très souvent, justifie les Alsaciens.
Dans les théâtres, si les ouvreuses ont une lampe de poche, c'est uniquement pour vérifier le montant de votre pourboire.
Dans la société démocratique, telle qu'elle se développe secteur par secteur, il faut de plus en plus savoir argumenter, exposer ses idées à la discussion et discuter les idées des autres.
L'amour ne peut s'apprendre dans les livres, car l'amour est un petit dieu malin qui volette, invisible, de-ci, de-la, vous assomme puis s'enfuit comme les premières hirondelles printanières.
Le monde des livres est le plus grand de tous les mondes que l'homme n'a pas reçus de la nature mais tirés de son propre esprit.
Dans décolonisation, il y a donc exigence d'une remise en cause intégrale de la question coloniale. Sa définition peut, si on veut la décrire avec précision, tenir dans la phrase bien connue: "les derniers seront les premiers." La décolonisation est [...] ► Lire la suite
Il faut garder les yeux et le coeur ouverts - il y a toujours de nouvelles choses à découvrir, de nouveaux problèmes à résoudre.
Si je sors danser, je mets les talons les plus hauts possible avec la robe la plus courte possible.
Ce monde ne mourra pas d'une bombe atomique, comme le disent les journaux, il mourra de rire, de banalité, en transformant tout en farce et, de plus, en mauvaise farce.
Parmi les peuples regroupés géographiquement comme les peuples d'Europe, il doit exister une sorte de lien fédéral. C'est ce lien que je souhaite m'efforcer d'établir.
Quand les choses vont mal ne les accompagnez pas.
Le polar est le genre littéraire idéal pour mettre en scène les dysfonctionnements de notre société, sans pour autant tomber dans le manichéisme.
En général, on apprend beaucoup des animaux avec lesquels on vit, même les poissons. Ils sont comme un miroir qui reflète les émotions et les comportements latents que nous n'osons voir.
La vie est une succession d'instants. Les vivre est réussir.
Un moyen de réduire les impôts serait d'organiser une élection chaque année, car il semble que l'année des élections il n'y ait jamais d'augmentation d'impôts.
Nous voudrions voir dans les villages une chaire expliquant Homère aux paysans.
Les pensées sont les ombres de nos sentiments.
Quand les lois sont obscures, les juges se trouvent naturellement au-dessus d'elles, en les interprétant comme ils veulent.
La femme est faite pour tempérer ce que les hommes ont de trop violent dans le caractère.
Les enfants, ce n'est pas sorcier, ça pousse à travers nos erreurs.
Les femmes sont extraordinaires. Elles savent se servir de leur moindre atout : l'une, c'est sa démarche, l'autre, son décolleté, une troisième, ses jambes... Il y en a même qui se servent de leur intelligence !
Ce qui est déshonorant, ce n'est pas de mentir, c'est de se faire prendre en flagrant délit de mensonge. Il y a des maladroits du mensonge : ceux-là on devrait les reléguer dans la vérité et leur interdire d'en sortir.
Une citation dans un discours, un article ou un livre est comme un fusil dans les mains d'un soldat. Cela parle avec autorité.
La contradiction entre les deux infinis de Dieu : créer les constellations et donner sa vie pour sauver une âme, n'est qu'apparente. Car une seule âme équivaut à une galaxie dans un système de mesures qui justement définit Dieu.
Les séductions de la chair sont moins distrayantes que celles du coeur et de l'esprit.
L'espérance vertueuse va vite : elle possède les ailes de l'hirondelle.
Une jeune femme a beau se convaincre que tous les hommes sont des vauriens, il en vient toujours un qui a l'air d'une exception.
Nous nous préparons donc des peines toutes les fois que nous cherchons des plaisirs ; nous sommes malheureux dès que nous désirons être plus heureux.
Les deux caractéristiques essentielles de l'Anglais sont l'humour et le gazon. Sans humour et sans gazon, l'Anglais s'étiole et se fane et devient creux comme un concerto de Schönberg.
Il y a un pays où les joies sont visibles mais fausses, et les chagrins cachés mais réels.
Etre poète, c'est trouver Sa vie dans les autres.
Le vrai peuple est compris entre les combinards d'en haut qui le mènent, et les aminches d'en bas qui le desservent.
La reconnaissance posthume d'un alpiniste ou d'un écrivain a quelque chose à voir avec les glaces éternelles.
Les pères emploient les pronoms possessifs à la première personne quand ils ont sujet de se louer de leur rejeton, à la seconde quand celui-ci a commis quelque balourdise.
Le temps, c'est comme les femmes. On ne peut pas s'y fier.
Téléscope : instrument inventé par les étoiles pour regarder notre oeil.
Il ne faut pas multiplier les épithètes sans nécessité ; car tout mot qui n'est pas nécessaire nuit à la liaison.
Les ronces et les épines poussent sur la trace des armées.
S'il n'y avait pas les socialistes, le socialisme gouvernerait le monde entier.
Les grands esprits sont capables de grandes cruautés, tandis que les petits n'en font que de petites.
Les philosophes péripatéticiens et les théologiens chrétiens ne croient pas plus à l'égalité des péchés dans le mal qu'à celle des vertus dans le bien.
Quand il pleuvra de la bouillie, les mendiants auront des fourchettes.
Les masses peuvent être magnétisées mais le social les enveloppe comme une électricité statique et la plupart du temps elles font masse, c'est-à-dire qu'elles absorbent toute l'électricité du social et du politique.
Ne croyez pas les mains sans les gants plus robustes que les autres.
C'est une chose très différente que d'aimer ou que de jouir ; la preuve en est qu'on aime tous les jours sans jouir et qu'on jouit encore plus souvent sans aimer.
Sur les chaînes nationales, on constate que le fait divers l'emporte parce que l'émotion prime sur l'analyse : à peu près tout ce qui paraît complexe est banni de l'information télévisée.
La mort de l'autre, c'est ça : ce mur, ce sens interdit contre lequel on se cogne tous les jours.
L'anéantissement de tous les mondes équivaut au soupir d'une orchidée.