Les grandes choses on les montre, les petites on les laisse voir.
L'histoire se fait au fil des calendriers ; mais les histoires sont hors du temps.
Les changements changent seulement le mal de place.
Les gens trop heureux sont comme les voleurs de profession. Ils finissent toujours par être pincés.
Les ouvriers n'ont pas de patrie.
On perd le crédit que donnent les richesses, à proportion qu'elles diminuent.
L'éloquence est l'art d'exprimer les pensées des autres.
Trop dérangé par les aléas du présent pour m'occuper du futur.
Les livres ne sont pas faits pour être crus, mais pour être soumis à l'examen. Devant un livre, nous ne devons pas nous demander ce qu'il dit mais ce qu'il veut dire.
Les gens sensés ne se laissent pas prendre aux artifices des méchants.
Partout et toujours, ce sont les conditions et les moyens de puissance économiques qui aident la "violence" à remporter la victoire, sans laquelle elle cesse d'être violence.
Je suis content d'être con ! C'est pas difficile d'être intelligent, tout le monde l'est ! Je suis prêt à tout pour pas être comme les autres, moi, même être con !
Il y a des domaines où il n'y aura jamais de progrès: l'homme sera toujours mortel, il sera toujours soumis à la maladie. Quant au progrès historique, c'est-à-dire la diminution de la violence, je ne le nie pas tout à [...] ► Lire la suite
Comme les cheveux sont insensibles, il lui embrassa les cheveux.
Prendre un livre dans une bibliothèque et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
L'imbécile est d'abord un être d'habitude et de parti pris. Arraché à son milieu il garde, entre ses deux valves étroitement closes, l'eau du lagon qui l'a nourri. Mais la vie moderne ne transporte pas seulement les imbéciles d'un lieu à un autre, elle les brasse avec une sorte de fureur.
Si tout le monde s'investissait dans le quartier où il habitait, les États-Unis seraient un endroit magique.
Maintenant, vous commencez à penser par vous-même au lieu de laisser les autres penser à votre place. C'est le début de la sagesse.
Les grands génies sont des hommes.
Ils fuient, tant pis ! En tout cas, je ne les recevrai pas ici. D'ailleurs, nous n'avons pas de place. Rien n'est prêt. Qu'ils aillent se faire pendre ailleurs où ils voudront. En aucun cas et à aucun prix je ne veux de pieds-noirs à Marseille.
L'argent, c'est un signe de réussite sociale, de notoriété, pas forcément de compétence. Il y a des avocats médiatiques, sollicités, onéreux qui sont des daubes. Et d'excellents avocats qui font le choix de défendre les modestes.
Les gens hésitent à suivre leurs désirs parce qu'ils ne savent pas comment séparer leur âme de leur esprit.
Il fait beau croire aux prodiges lorsque les prodiges nous arrangent et lorsque les prodiges nous dérangent, il fait beau ne plus y croire.
Un simple rayon de lumière d'une étoile lointaine arrivant aux yeux d'un tyran d'une époque révolue a peut-être changé le cours de sa vie, peut-être changé le destin des nations, ou peut avoir transformé la surface du globe. Si intriqués, si inconcevablement complexes sont les processus de la nature.
J'aime beaucoup Adele et pas parce que nous sommes toutes les deux grosses.
Je n'ai pas pris de surdose de somnifères et appelé mon agent. Je n'ai pas été en prison, et je ne vais pas au psychiatre toutes les deux minutes. C'est un succès aujourd'hui
L'abeille va au soleilLe soleil brille dans le cielMaman est belleIl est quelle heure ?Maman voudrait des fleursJe l'aime de tout mon coeurMaman fait du bateauElle adore les cadeauxElle part dans le ventPour remonter le temps.
Michaël, tu te souviens de ce mythe grecque que tu m'as lu sur un Dieu qui avait emprisonné tous ses enfants dans les enfers et que pour se venger, le jeune fils l'avait castré avec un fossile ?
Les médecins se font un grand tort en ne prescrivant pas systématiquement à toute femme enrhumée un manteau de fourrure.
On peut dire que chaque trouble psychiatrique appartient à son époque, mais aussi que les particularités les plus singulières de la folie individuelle se retrouvent d'une époque à l'autre.
Le dernier refuge contre les téléphones portables : les cabines téléphoniques.
Le message de Gandhi, de Mandela, de Martin Luther King (...) C'est un message d'espoir dans la capacité des sociétés modernes à dépasser les conflits par une compréhension mutuelle et une patience vigilante.
Un écrivain classique est un écrivain qui dissimule ou résorbe les associations d'idées.
Si les muets pouvaient parler, ils gueuleraient comme des sourds.
Les longs souvenirs font les grands peuples.
Le génie est l'aptitude de voir les choses invisibles, de remuer les choses intangibles, de peindre les choses qui n'ont pas de traits.
On n'acquiert tout pouvoir sur les autres qu'en renonçant à tout pouvoir sur soi-même.
Les mots ne sont que les fragments découpés d'un ensemble qui leur est antérieur.
Les latins disaient : la faim de l'or, auri fames. Nous, plus énergiquement, la soif de l'or. La soif est en effet un besoin plus violent et dont la satisfaction cause l'ivresse.
Si on se querellait avec tous les amants de sa femme, on n'aurait jamais d'amis.
Les vainqueurs n'hésitent pas à citer la compétence.
Les moeurs déréglées sont l'ivresse des mortels.
Il faut plaindre les riches : leurs biens les environnent et ne les pénètrent pas.
Le mariage, tel qu'il se pratique chez les grands, est une indécence convenue.
Les jeunes Gitans sont persuadés qu'ils ne vieilliront pas en Gitans.
Les bibliothèques, ces cimetières de l'esprit humain, où dorment tant de morts qu'on n'évoquera plus.
Les Américains adorent les huîtres. Avant de les manger, ils ôtent soigneusement les sales bêtes gluantes qu'il y a à l'intérieur.
Tu ne dois pas contrôler tes pensées. Tu dois juste arrêter de les laisser te contrôler.
Un vieux qui a les guiboles qui flanchent, il part en couille, c'est l'âge, et c'est normal.
Tous les bons esprits répètent, depuis Bacon, qu'il n'y a de connaissances réelles que celles qui reposent sur des faits observés. Cette maxime fondamentale est évidemment incontestable, si on l'applique comme il convient à l'état viril de notre intelligence.