Je pense qu'il est une manière d'entraîner le peuple. C'est de partager avec lui, non pas les programmes détaillés, prétendument mis au point par des groupes d'experts tous issus du même moule de la haute fonction publique, qui confondent gouverner et administrer, mais partager une volonté et une vision.
Était-ce de l'irréflexion, voire de la frivolité, ce penchant à parler de tout et de rien, dehors, avec en revanche, parmi les siens, cette habitude de taire ce qui engageait sérieusement l'existence ? Non, à mon sens, et c'est pourquoi je puis parler d'un silence.
Je suis un homme complet ayant les deux sexes de l'esprit.
Qui va se souvenir d'elle sinon moi... le seul le dernier avec mon petit stylo- feutre. Les êtres s'effacent, on a beau conserver leurs os dans des caisses d'ébène, graver leur nom dans la pierre, ça ne dure que la vie des suivants... des quelques survivants...
Les pistolets sont chargés par le diable, mais ce sont les imbéciles qui les utilisent.
Un journal fidèle à son objectif ne s'intéresse pas seulement à la façon dont les choses se passent mais la façon dont ils devraient être.
Enfant, c'est ce que je voulais que ma vie soit. Dans mes rêves les plus fous, je n'ai jamais osé rêver que ce serait ça.
Voir les choses dans le présent, même si elles sont dans le futur.
L'obscurité sait doter les plus petites et les plus ordinaires d'entre les créatures humaines d'un pouvoir poétique.
On ne transforme pas les choses par la violence, les frontières tomberont d'elles même le jour où les gens seront heureux.
Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.
Les gens pensent à moi comme un mannequin. Tout montrer et aucune substance.
Que l'on ait des enfants ou pas, on a toutes au fond un sentiment maternel qui nous rend un peu moins égoïstes que les hommes.
La Cour des compte a évalué le coût direct de l'aide sociale à l'enfance à 6 milliards d'euros. Mais avec les surcoûts induits (santé, justice), il est probable que l'enfance malheureuse coûte plus de 10 milliards d'euros par an à la société.
La pire chose de notre monde moderne est que les gens pensent, à cause de la télévision, qu'on meurt sans douleur et sans effusion de sang. On fait croire aux enfants que ce n'est pas si grave de tuer quelqu'un.
Plus que sur les champs de bataille, la guerre se livre comme jamais autour de symboles.
Ce qui est bien avec les guerres civiles, c'est qu'on peut rentrer manger à la maison.
Les vieillards qui se couchent dans la tombe ne font que s'écarter du sentier pour laisser passer ceux qui les suivent.
Dieu est le verbe, les hommes les compléments et les femmes les adjectifs, pour faire joli.
Avec le temps, les batailles se font de moins en moins nombreuses parce qu'avec le temps, nous acquérons la sagesse de les règler avant même qu'elles ne débutent.
L'homme est une bête qui a un esprit permettant de soumettre les autres bêtes et les autres hommes.
Nous payons pour les fautes de nos ancêtres et il me paraît normal qu'ils nous laissent de l'argent pour ça.
Les grandes fortunes sont faites d'infamies, les petites de saletés.
Les souffrances extrêmes ont les intuitions infaillibles de l'instinct.
La littérature, comme les religions, a toujours aspiré à l'absolu en oubliant le cruel présent, quotidien, le seul en définitive qui compte pour l'homme.
Ses gestes ont une élégance quasi rectiligne ; puis, tout à coup, ses bras font des signes implacables qui arrachent des mugissements aux trombones et affolent les cymbales... C'est très impressionnant et tient du thaumaturge ; le public ne sait plus comment manifester son enthousiasme.
Les êtres ne se possèdent pas, ils se reconnaissent.
Que nos passions soient dévorantes, mais que nous ayons un appétit de vivre plus grand, afin de les dévorer.
- Aujourd'hui, tout existe en bio ! Il y a même des blagues bio !- A quoi tu les reconnais ?- Elles ne font rire personne... Rire produit du CO2.
Je ne suis pas comme les autres, telle est la formule de l'homme du troupeau. Car le châtiment qu'encourt l'individu contemporain est moins l'emprisonnement ou la répression que l'indifférence.
Il n'y a plus qu'à s'écarteler tranquillement, dans les délices de se savoir à tout jamais personne.
Durant les premiers ans du Parnasse François,Le caprice tout seul faisoit toutes les loix.La Rime, au bout des mots assemblez sans mesure,Tenoit lieu d'ornemens, de nombre et de césure.Villon sçeut le premier, dans ces siècles grossiers,Débroüiller l'art confus de nos vieux romanciers.
On ne demande point au syllogisme les principes de la science ; on lui demande vainement les lois intermédiaires, parce qu'ils est incapable de saisir la nature dans sa subtilité ; il lie l'esprit, mais non les choses.
L'université est un lieu d'étude important, mais pas une école pour écrivains. L'apprentissage littéraire se passe entre soi et soi, ou entre soi et les êtres dont l'âme provient de la même racine.
Covid-19 (Coronavirus) : nous n'ajouterons pas aux difficultés sanitaires la peur de la faillite pour les entrepreneurs, l'angoisse du chômage et des fins de mois pour les salariés. Nous vous protégerons.
L'amour c'est comme la vie, dans les deux cas ça finit mal.
Je ne veux pas devenir comme ces vieilles dames qui continuent à mettre du rouge et des talons aiguilles pour rester avec les jeunes
Je ne vois pas pourquoi les actrices auraient peur de la transformation.
Les hommes tiennent le monde. Les mères tiennent l'éternel qui tient le monde et les hommes.
On ne met pas ceux qui tressent les nattes avec ceux qui tissent les soieries, on ne place pas le tambour à côté du joueur de luth !
Anormal : ce qui est normal chez les anormaux.
Avant tout, les artistes sont des hommes qui veulent devenir inhumains.
Des moyens accrus et des loisirs accrus sont les deux agents de civilisation de l'homme.
La plupart de nos malheurs sont plus supportables que les commentaires que nos amis font sur eux.
Ce sont les seuls interprètes des vrais Dieux que les poètes.
Vivent les honnêtes gens ! Ils sont encore moins canailles que les autres.
Certains gouvernements, quand ils envoient leurs légions d'un pôle à l'autre, parlent encore de la défense de leurs foyers ; on dirait qu'ils appellent leurs foyers tous les endroits où ils ont mis le feu.
On tue les tyrans en leur faisant croire qu'on les admire.
Si je pouvais, j'abolirais les belles-mères.
Les bons livres font les bons clercs.