Tirez trop fort les vers du nez d'un homme, et ses secrets s'envolent comme un papillon craintif. Il faut les approcher doucement, attendre qu'ils viennent se poser délicatement sur le bord de votre ouïe.
Les gens auront un problème avec tout ce que vous faites. À la fin de la journée, personne ne peut déterminer ce que vous devez faire pour réussir et pourquoi voudriez-vous écouter quelqu'un qui ne réussit pas vous dire ce que vous devez faire ?
Toutes les joies - animales et humaines - d'une vie libre sont à moi. J'ai échappé à tout ce qui est artificiel, conventionnel, coutumier.
Je pensais que c'était mon travail de donner à tous les garçons leur premier baiser.
Les livres ne ressuscitent pas les morts, ne métamorphosent pas un idiot en homme raisonnable, ni une personne stupide en individu intelligent. Ils aiguisent l'esprit, l'éveillent, l'affinent et étanchent sa soif de connaissance.
Les nations étant inévitablement plus bêtes que les individus, toute pensée a le devoir de se sentir en révolte.
Il faut de l'artifice pour se faire aimer ; il faut chercher avec quelque adresse les moyens d'enflammer, et l'amour tout seul ne donne point l'amour.
L'espoir est que les hommes puissent comprendre ce qu'est être une femme, que les femmes puissent comprendre que les hommes ne sont ni à combattre ni à soumettre. Que les hommes et les femmes puissent rester des amants.
Un jour suffit pour faire monter ou descendre toutes les fortunes humaines.
L'histoire est encore plus rancunière que les hommes.
Elle est comme les autres femmes. Elle croit que deux et deux feront cinq si elle pleure assez longtemps et fait assez d'histoires.
A force de parler le langage de l'ennemi, les idéologues changent d'idées.
Presque tous les vieux gouvernements sont doux parce qu'ils sont vieux et tous les nouveaux gouvernements durs, parce qu'ils sont nouveaux.
Malheur aux détails, la postérité les néglige tous.
Presque tous les hommes, frappés par l'attrait d'un faux bien ou d'une vaine gloire, se laissent séduire, volontairement ou par ignorance, à l'éclat trompeur de ceux qui méritent le mépris plutôt que la louange.
J'ai remarqué que ce que les chats préfèrent dans l'être humain n'est pas son habilité à le nourrir, ce qu'ils trouvent normal - mais le fait qu'il soit distrayant.
Quand les passions frappent à notre coeur, nous les fuyons.
Les sourds aiment écouter les conférences, les bègues adorent en faire.
Les prophètes ? Plus ils sont payés, plus ils sont optimistes.
Les femmes ont toujours plus de finesse que les hommes.
Les êtres ne se possèdent pas, ils se reconnaissent.
Qu'est-ce que la vie ? C'est le scintillement d'une luciole dans la nuit. C'est le souffle d'un buffle en hiver. C'est comme la petite ombre qui traverse les champs et va se perdre dans le coucher du soleil.
Depuis le temps que je patientedans cette chambre noireJ'entends qu'on s'amuse et qu'on chanteAu bout du couloir;Quelqu'un a touché le verrouEt j'ai plongé vers le grand jourJ'ai vu les fanfares, les barrièresEt les gens autour.
Coppola fait son film, Apocalypse Now, comme les Américains ont fait la guerre - dans ce sens, c'est le meilleur témoignage possible -avec la même démesure, le même excès de moyens, la même candeur monstrueuse...et le même succès.
Les femmes sont jalouses des cigares... elles les considèrent comme un puissant rival.
Même les erreurs peuvent vous faire avancer.
Il est insuffisant de chercher à comprendre Hitler et Staline à partir des traits psychologique préexistant à la prise de pouvoir, il faut aussi voir en quoi le pouvoir les a modifiés, restructurés.
Je rentrais de la guerre, le cinéma est venu à moi par les femmes mais j'étais déjà ce que je suis resté.
La taromancie c'est pour les paranoïaques, autant voir un psy !
Les gens on les aime tout de suite ou jamais.
Mes enfants n'ont jamais eu les avantages que j'avais. Je suis né pauvre.
J'aime les films. J'adore les films. J'ai grandi avec Steve McQueen et Clint Eastwood et Warren Beatty.
Si je n'avais pas été une star, je serais probablement devenue prof. J'adore les enfants ! Ce que je préfère avant tout est de rencontrer mes fans avant mes concerts. Surtout les plus jeunes, ils sont si mignons !
J'ai beaucoup de respect pour les conservateurs libéraux intellectuellement honnêtes tels que Houellebecq et Finkielkraut.
Au contraire des autres arts, l'oeuvre chorégraphique n'existe jamais comme objet. La scène est l'endroit de toutes les rigueurs et toutes les anarchies, et la danse, une expérience qui concerne notre humanité.
S'il est quelque joueur qui vive de son gain, On en voit tous les jours mille mourir de faim.
Les guerres civiles prennent leur esprit des causes qui les ont fait naître.
Celui qui a noué les liens de l'amour a disposé les épines.
Les déclarations d'amour pour toujours ne sont jamais ridicules quand elles s'accompagnent d'émeraudes.
Il y a quelque chose d'épatant avec les égoïstes. Ils ne parlent jamais des autres.
Toutes les fois que les conditions d'un phénomène se trouvent réalisées, il ne manque jamais de se produire.
Le bonheur, c'est peut-être ça : l'imagination. Quand on en manque, il ne reste que les platitudes de la vie.
Il est des esprits semblables à ces miroirs convexes ou concaves qui représentent les objets tels qu'ils les reçoivent, mais qui ne les reçoivent jamais tels qu'ils sont.
Les personnes qui font vraiment des affaires ne font que ça.
Il y a des ruptures fécondes, à condition qu'on les soutienne.
On a l'air de craindre les autres, et l'on ne craint que soi-même.
Des passions qui entraînent les êtres, seul se libère l'homme qui se maîtrise.
Un tas de colis devant lui comme un éventaire de camelot, le fourrier appelait les lettres en souffrance, au milieu d'une cohue de soldats qui jouaient des coudes et s'écrasaient les pieds. C'était à notre porte, entre le lavoir communal, [...] ► Lire la suite
Il n'est pas nécessaire de croire en une source surnaturelle du mal. Les hommes sont, par eux-mêmes, capables de toutes les méchancetés.
Les invités sont comme les gâteaux, si on les garde trop longtemps, ils deviennent immangeables.