Une carrière, c'est une partition de musique où l'harmonie de la mélodie suit les inspirations de l'âme.
Nous vivons tous des tragédies, nous avons tous des secrets, les errements de l'âme unissent l'humain. Nous avons ça en commun, nous voudrions être le seul à être la mémoire de la femme aimée, nous voudrions être des amants, avec des étreintes et du jus, entendre "encore, encore". Nous finissons sans talent !
Cette petite libertine, entrevue à une époque fort maussade de ma vie, m'a laissé une image tendre et élégante, que j'ai serrée de côté, comme jadis ces oeufs dé Pâques dont les couleurs m'émouvaient si fortement que je ne voulais pas les manger.
Les cieux admirables du printemps et de l'été devenaient en un rien de temps des cieux de plomb et ce qui semblait élevé et festif pouvait vous entraîner vers les ravins du désespoir.
Nous portons tous en nous des lieux d'exil, nos crimes, nos ravages. Notre tâche n'est pas de les déchaîner sur le monde ; c'est les transformer en nous et chez les autres.
Les comparaisons sont faciles à faire, une fois que vous avez eu un avant-goût de la perfection.
- Quand est-on une personne âgée?- Quand les regrets prennent la place des rêves.
Les gens ne m'invitent pas, de peur que je les juge, eux ou leurs intérieurs.
Les stylos qui écrivent contre le désarmement sont fabriqués avec le même acier à partir duquel sont fabriqués les pistolets.
Toutes les joies - animales et humaines - d'une vie libre sont à moi. J'ai échappé à tout ce qui est artificiel, conventionnel, coutumier.
La célébrité est une illusion. Les choses peuvent vous être données assez facilement, mais elles partent aussi facilement qu'elles sont venues..
Si je me déguise, les New-yorkais pensent que c'est mon nouveau look.
Les décors et la liturgie sont indispensables au deuil collectif et national comme aux deuils individuels.
Les Français se transforment en gamins hargneux dès qu'ils se trouvent trop nombreux dans un espace restreint, et plutôt qu'essayer collectivement d'imposer un ordre à la situation, tout vire soudain au chacun pour soi.
Je ne me suis jamais posé la question de savoir comment je me situe, dans le monde et le temps. Je travaille et je paie mes impôts. Les deux, d'ailleurs, s'annulent si bien que je travaille, finalement pour rien.
Ce n'est que dans les romans que l'on sait comment les choses arrivent, et c'est bien pour ça qu'on donne des prix à ceux qui les écrivent.
Les femmes chez nous représentent la moitié du corps électoral. Vu comme ça, le corps électoral, ça m'excite.
J'arrange volontiers ma vie comme un roman, les moindres désaccords me choquent.
Les pieds sont les organes de la circulation.
Les plaisirs ne sont jamais vains, au moins pendant la minute où on les goûte.
Seuls les vivants respectables font des morts respectables.
Les vices sont souvent des habitudes plutôt que des passions.
Les travailleurs manuels sont licenciés en doigts.
La vraie grandeur pour une nation, la vraie gloire selon les économistes, c'est de vendre aux empires voisins plus de culottes qu'on n'en achète d'eux.
Hélas ! En amour, il ne suffit pas d'avoir les mêmes désirs ; faut-il encore les exprimer au même moment !
Tous les progrès sociaux de l'humanité, et nombre de progrès scientifiques, sont le fruit d'utopistes qui ont montré le chemin. Ce sont des hommes et des femmes que l'on a moqués, marginalisés, emprisonnés, assassinés pour avoir osé remettre en cause l'ordre établi en pointant ses aberrations ou sa stupidité.
Della Valle m'a appris le pouvoir de refuser si quelque chose ne va pas. Cela primait même sur les ventes.
Pour ma part, je souhaite que toutes les armes à feu avec leurs effets personnels et tout puisse être envoyé en enfer, qui est le lieu approprié pour leur exposition et leur utilisation.
Toutes les drogues dans le monde ne nous sauveront pas de nous-mêmes.
Je constate qu'en vieillissant, vous commencez à simplifier les choses en général.
Le combat n'est plus entre les classes ou entre riches et pauvres mais entre les idiots et les éco-conscients.
Je pensais que c'était mon travail de donner à tous les garçons leur premier baiser.
À Cuba, il y a une ouverture politique, économique et sociale, à tous les niveaux."
Rêver magnifiquement n'est pas un don accordé à tous les hommes.
Les amours passent et meurent ; l'amour demeure et survit.
L'histoire est encore plus rancunière que les hommes.
Les années apprennent peu à peu, à tout homme, que la vérité seule est merveilleuse.
Le plus grand danger que courent les gens qui sont habituellement un peu fous, c'est de le devenir tout à fait par instants.
Les diplomates sont des bébés en chapeaux de soie jouant avec de la dynamite.
Les échecs sont encore plus proches de l'art de l'assassinat que de l'art de la guerre.
Le pouvoir de l'auteur, c'est de rendre les choses nouvelles familières.
Jadis nous étions dans l'usage de canoniser nos grands hommes, aujourd'hui nous les vulgarisons.
Les instants, voilà ce qu'il faut vivre.
L'information peut tout nous dire. Elle a toutes les réponses. Mais ce sont des réponses à des questions que nous n'avons pas posées, et qui ne se posent sans doute même pas.
Nous autres, comédiens, sommes les vecteurs de l'imaginaire des réalisateurs.
Contrairement à ce qu'on pense, la pub ne prend pas de risque. Elle récupère les courants et surfe dessus.
Je pense que les hommes qui ont une oreille percée sont mieux préparés pour le mariage : ils connaissent déjà la douleur et ont déjà acheté des bijoux.
Ramasser ce dont les autres ne veulent plus : dure façon de gagner sa vie ! Même dans Eagle Street, dans le quartier le plus pauvre de la ville, là où les gens luttaient durement pour survivre, le chiffonnier était tout en bas de l'échelle. Et moi, j'étais le fils du chiffonnier.
Don Quichotte avait-il peur ? Prenait-il des précautions avant d'attaquer les moulins à vent ? Non, jamais. Son enthousiasme le faisait agir. Et quel sera le sort de Don Quichotte ?
Le cheval, le cocher et Lang furent écrabouillés. On ramassa deux, trois écuellées de petits débris et les quelques gros morceaux furent noués dans une toile de tente.