Je pense que les hommes qui ont une oreille percée sont mieux préparés pour le mariage : ils connaissent déjà la douleur et ont déjà acheté des bijoux.
La douleur et l'espoir, la dignité et la résignation, je crois que ces contradictions vivent en chacun de nous.
Le mariage est une pièce à deux personnages dont chacun n'étudie qu'un rôle : celui de l'autre.
La pire douleur est celle qui, à aucune minute, ne fait espérer la mort, mais dégoûte sourdement de la vie.
Il n'est de souvenir douloureux que des morts. Or ceux-ci se détruisent vite, et il ne reste plus autour de leurs tombes mêmes que la beauté de la nature, le silence, la pureté de l'air.
Le mariage est une expérience chimique dans laquelle deux corps inoffensifs peuvent, en se combinant, produire un poison.
L'amour et la beauté sont les noms humains de Dieu, les éprouver c'est avoir la sensation du divin.
La femme porte son mari sur son visage, le mari reflète sa femme sur sa chemise.
Les femmes sont bien plus cocues que les hommes ! Si le mari porte des cornes aussi hautes que les bois du cerf, celles de la femme s'élèvent à la hauteur des branches d'arbre.
Sentiment. Le plus beau des bouquets offerts ne peut remplacer les sentiments ; des bijoux au moins sont nécessaires.
L'amour est un jardin fleuri et le mariage un champ d'orties.
Le mariage est en effet une affaire de manoeuvre.
Peu sont capables d'un mariage véritable, et peu peuvent supporter la solitude.
Celui qui souffre seul, souffre surtout par imagination ; mais l'âme dompte aisément la souffrance, quand sa douleur a des camarades d'épreuve.
Ferrari vous procure une sensation particulière.
Un véritable roi n'est ni mari ni père.
J'ai la sensation que t'hésites entre te laisser pousser les jambes et t'acheter une jupe.
Le mariage met fin à beaucoup de brèves folies par une longue sottise.
L'enfer, je l'ai toujours imaginé dans la continuation indéfinie de la sensation qui a plu d'abord et fini par devenir torture.
Le premier mariage est une coupe de miel ; le deuxième est une coupe de vin ; et le troisième une coupe de poison.
La gaieté chasse la fatigue, or de la fatigue provient le découragement.
Pour se protéger d'une épée, il faut un bouclier. Or construire un bouclier contre l'arme nucléaire s'est révélé jusqu'ici impossible.
Oui, il faut dire aux jeunes filles, il faut répéter aux jeunes hommes, que le mariage ne contentera pas leur besoin d'amour ou de passion, qu'il y est contraire par définition, puisqu'il est la monogamie organisée, et que la passion, dans le premier état de la vie amoureuse, correspond à un instinct polygamique.
On dirait que la douleur donne à certaines âmes une espèce de conscience. C'est comme aux huîtres le citron.
Un des charmes du mariage est de causer des déceptions aux deux.
Le mariage c'est échanger de mauvaises humeurs le jour et de mauvaises odeurs la nuit.
Qu'on ne remette pas la philosophie à plus tard, parce qu'on est jeune, et qu'on ne se lasse pas de philosopher, parce qu'on se trouve trop vieux. Il n'est en effet, pour personne, ni trop tôt ni trop tard lorsqu'il [...] ► Lire la suite
Laissez-moi fuir la menteuse et criminelle illusion du bonheur ! Donnez-moi du travail, de la fatigue, de la douleur et de l'enthousiasme.
Qui va à noce sans prier s'en revient sans dîner.
Moi qui viens de la douleur de vivre, je veux la vibration du gai.
Tout ce qui est or ne brille pas. Tout ceux qui errent ne sont pas perdus.