Les gens luttent pour vivre, pas pour se suicider.
On dit que le public a les journaux qu'il se fait ou qu'il mérite. N'est-il pas plus juste de dire que les journaux ont le public qu'ils façonnent ?
Les leçons de l'infortune sont presque toujours un bienfait. Elles ne sont funestes qu'aux âmes viles qu'elles paralysent pour toujours.
Les gens qui jamais n'ont le temps sont ceux qui le moins accomplissent.
Il n'y a pas de conditions, de classes, de rang, dans la nature. Les hommes seuls ont cherché à mettre de l'ordre, là où il y en avait déjà et ils ont établi le désordre !
Les hommes teintent le monde aux couleurs de leurs passions successives.
Il n'y a que les êtres heureux pour savoir ce qu'est la véritable souffrance.
Il y a antinomie entre les lignes hertziennes et les lignes du poète : comment la télévision, qui est lumière, éclat, mise en scène, évidence, peut-elle faire exprimer le secret d'une parole, l'écart d'une sensibilité, le risque du cri ou du chuchotement
Les remords sont les plaisirs sadiques du christianisme.
En général, rien de plus insipide que les conversations des voyageurs. Ils ont changé de place, non d'idées.
Les petits vélos pensent qu'en grandissant ils vont devenir des grosses motos.
Il y a trois catégories de films : les gros budgets, les petits budgets, et ceux sur lesquels on ne peut pas se permettre le moindre gâchis.
Les pères nobles ont des enfants nobles.
Il vaut mieux que les gens vous sourient dans la rue quand vous promenez le chien, plutôt que rentrer avec quelqu'un qui vous regarde mal à la maison.
Je ne regrette pas les choses que j'ai faites, seulement celles que je n'ai pas encore faites.
Les papillons de nuit ne voient jamais le soleil, c'est dommage, je suis sûr que ça leur plairait.
Les mots bonne journée sont des mots qu'on a usés, qui n'ont plus de sens, plus de goût, comme les escalopes de dinde industrielle du supermarché.... Si vous avez envie que je passe une bonne journée, ne dîtes rien. Souriez-moi.
On trouverait à peine dans les républiques modernes, et même dans les plans tracés par les philosophes, une institution dont les républiques grecques n'aient offert le modèle ou donné l'exemple.
Le bon terreau pour un changement de paradigme, c'est de préparer sérieusement la société qui lui succédera et d'inlassablement informer les peuples sur la réalité du système.
J'aime les gens, mais je me rends compte que plus je leur donne, moins je reçois, plutôt que l'inverse.
Peur. C'est l'émotion la plus fondamentale, la plus humaine. Enfants, nous avons peur de tout. L'obscurité. Le croque-mitaine sous le lit. Et nous prions pour le matin. Pour que les monstres s'en aillent. Bien qu'ils ne le fassent jamais. Pas vraiment.
Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant des chiffres.
Comme tous les jeunes, je fais ce que je veux.
Dans les drames atroces de Montauban et de Toulouse, la France voit l'Afghanistan se transporter sur son territoire national. Le sanglant dément de Montauban a prétexté la présence français dans ce pays pour tirer dans le dos de quatre de [...] ► Lire la suite
Les médias sont ainsi. Il suffit de dire que vous avez «moins le temps» de lire pour que l'on dise que vous ne lisez pas
Je crois que si les gens parlent d'eux-mêmes à longueur de vie c'est parce qu'ils ont été très seuls.
Habituellement, les gens ont tendance à dire que l'amitié garçon-fille est impossible, car souvent ambigüe. Pour moi, c'est l'amitié garçon-garçon qui m'a toujours paru délicate, beaucoup trop intéressée pour émettre des gestes désintéressés constituant, avec la confiance, une des bases de l'amitié.
Ce n'est que par les beaux sentiments qu'on parvient à la fortune.
Quand on aime, les mots sont trop petits pour contenir notre âme trop grande.
Les mêmes souffrances unissent mille fois plus que les mêmes joies.
Nous vivons une société beaucoup trop permissive. Jamais encore la pornographie ne s'était étalée avec une telle impudeur. Et en plus, les films sont flous !
L'une des chaînes les plus lourdes à porter est celle des biens matériels.
On est tous pareils, tous les gens d'argent. Il suffit de commencer à en gagner.
Moi je respecte d'abord ce qui dure plus que les hommes.
Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
Les pensées sont des flowers qu'il faut arroser.
Aux grands crimes les dieux réservent de grands châtiments.
Les femmes ont autant de façon d'aimer que d'amants, de sorte que chacun peut croire qu'il est le premier.
L'égalité devant la mort est une fiction de la religion ou de la morale que démentent les usages de la société ; mais l'égalité devant l'amour est un fait de la nature.
On peut se demander si la politique ne favorise pas essentiellement des travers masculins chez les femmes.
Les chats sont la preuve que tout n'a pas un but dans la nature.
Il y a des livres si audacieux, qu'on ne devrait les publier qu'avec un cache-texte.
La mémoire rend les êtres et les lieux impalpables.
Ce ne sont pas les héroïsmes et les coups d'éclat qui font avancer le monde, mais plutôt l'accumulation de tous les gestes quotidiens et modestes dont la somme finit par racheter l'humanité toute entière.
Le destin ne surprend jamais ceux de la race des biens nés. Sur leur chemin, ce ne sont pas sur les cailloux de la déveine qu'ils buttent, mais sur ceux de l'avantageuse chance.
Un artiste ne doit pas se faire d'illusions : exceptionnelles sont les oeuvres totalement réussies.
Le théâtre n'est jamais la fabrication d'un produit, ce qui élimine trois choses : le tiroir-caisse, les acteurs et les spectateurs. Que reste-t-il ? L'essentiel, l'aventure du langage.
Si les femmes avaient la majorité dans les conseils municipaux, les créneaux seraient interdits.
Une fois que l'on a mangé le gruyère, que deviennent les trous ?
Il est très rare que les gens qui font tant d'affaires aient de l'argent. S'ils en avaient, ils seraient plus méfiants.