La danse est pour les jeunes filles une précieuse initiation à cet art plus subtil : pressentir ce qu'un homme va faire.
Les plus pessimistes d'aujourd'hui ont été les plus optimistes d'autrefois. Ils poursuivaient de vaines illusions. L'échec les a découragés.
De petits services accordés au moment opportun sont les plus précieux aux yeux de ceux qui en bénéficient.
Au train où vont les choses, bientôt la seule liberté qui nous sera tout à fait indispensable sera la liberté de réclamer.
On est riche quand on vit sur les revenus de ses revenus.
Vos enfants vivront entourés de machines ; il faut qu'ils les comprennent et soient avec elles familiers. Les machines traitent très mal ceux qui ne les aiment pas.
Il y a plus dans les forêts que dans les livres.
Personne ne croit aux experts, mais tout le monde les écoute.
Les paradoxes d'aujourd'hui sont les préjugés de demain.
La guerre justifie l'existence des militaires. En les supprimant.
On met des fils de fer autour des pelouses pour arrêter les gens qui vont y déposer des statues.
On dit que le public a les journaux qu'il se fait ou qu'il mérite. N'est-il pas plus juste de dire que les journaux ont le public qu'ils façonnent ?
Même les bons diables envoient du monde en enfer !
L'art de bien écrire consiste à apprendre toutes les lois pour ensuite les éviter sans exception.
Les experts auront beau se mettrent tous d'accord, il peuvent se tromper.
C'est au moment où l'on rejette tous les principes qu'il convient de se munir de scrupules.
Le mal, c'est d'affamer, de priver, de détruire, de mépriser les êtres. Le mal, c'est de ne pas être bon.
Les grands savants ? Ils perdent tous la foi. Plus ils se posent de questions, plus ils s'embrouillent.
La scène est une image du monde où jouent les spectateurs.
Pourquoi ces longues queues devant les théâtres ? C'est qu'on a vu des gens heureux sortir d'une pièce nouvelle, et qu'on essaie tout naturellement d'être du nombre...
N'oublions pas que toutes les croyances populaires, même les plus absurdes en apparence, reposent sur des faits réels, mais mal observés. En les traitant avec dédain, on peut perdre la trace d'une découverte.
Notre morale ? Une houppette pour nous-mêmes, une étrille pour les autres.
Nul n'est plus philanthrope que les pickpockets. Ils sont toujours prêts à mettre la main à la poche !
Dans l'amour véritable, il n'y a pas de place pour les divisions du temps, de la pensée, et de toutes les complexités de la vie, ni pour toutes les misères, les confusions, l'incertitude, les jalousies et les angoisses humaines.
Nul n'a le pouvoir d'interdire les rêves.
Les petits esprits sont blessés des petites choses ; les grands esprits les voient toutes sans en être blessés.
Parmi les plus grandes découvertes qu'ait faites la raison humaine ces derniers temps il y a, selon moi, l'art de juger les livres sans les avoir lus.
La première règle et la plus fondamentale est de considérer les faits sociaux comme des choses.
L'influence de Liszt sur les destinées du piano a été immense ; je ne vois à lui comparer que la révolution opérée par Victor Hugo dans le mécanisme de la Langue française.
Hier il faisait pas loin de 40 degrés. C'est la canicule, les vieux tombent comme des mouches et pourtant, il y a toujours autant de vieilles peaux aux cours d'aérobic.
Un sourire d'extrême bienveillance ne quitte pas ses lèvres, le sourire des images de piété, celui que les petits livres d'hagiographie prêtent aux saints personnages de jadis.
Le repos est le plus grand bien: et si Dieu n'était pas le repos, je lui ferme les deux yeux moi-même.
L'homme sage s'interroge sur lui-même, l'homme vulgaire interroge les autres.
Si vous voulez jouer votre rôle dans les affaires du monde, vous devez refuser de vous parer pour plaire à l'homme.
Nous disons souvent au Tibet qu'un homme qui est fort peut se permettre d'être doux tandis que les vantardises et les fanfaronnades sont le propre des faibles.
Les visages disparaissent, mais les noms restent.
Le rôle de l'école est de préparer les enfants à mettre en place et à faire vivre cette société de l'échange, dont les principales productions seront des richesses non marchandables, échappant par conséquent aux raisonnements des économistes : santé, éducation, culture, justice...
La plupart d'entre nous finissent avec cinq ou six personnes qui se souviennent de nous. Les enseignants ont des milliers de personnes qui se rappellent d'eux pour le reste de leur vie.
Les parents doivent vraiment parler à leurs enfants avant qu'ils ne quittent leur domicile.
Mais quelles étaient les conséquences sur la santé mentale d'une musique, probablement âpre et violente, qui résonnait non-stop dans les oreilles ? Isolement auditif, murailles solitaires du son, pour paraphraser Elton John, et aucune échappatoire possible. Aucun bruit de la vie ne filtre jusqu'à vous. Aucune parole vivante. Votre existence se déroule sur bande-son artificielle.
Ça te garde en forme : l'alcool, les groupies cochonnes, transpirer sur scène, la malbouffe - Tout ça est très bon pour toi.
Les leçons de l'Histoire enseignent que le sommet est le point le plus rapproché du précipice.
On est tous pareils, tous les gens d'argent. Il suffit de commencer à en gagner.
Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
La biologie nous surprend un peu lorsqu'elle nous apprend que, statistiquement, les femmes les plus belles ne sont pas les plus sottes.
Les hommes déprécient ce qu'ils ne peuvent comprendre.
On ferme les yeux d'un mort, afin de ne plus voir qu'ils ne nous voient plus.
Un artiste peut accepter pour sa part tous les honneurs, à condition que son oeuvre elle, les refuse.
Les économistes sont des chirurgiens qui ont un excellent scalpel et bistouri ébréché opérant à merveille sur le mort et martyrisant le vif.
Oisiveté mère de tous les vices et fille de toutes les vertus.