La femme idéale, c'est la femme corrézienne, celle de l'ancien temps, dure à la peine, qui sert les hommes à table, ne s'assied jamais avec eux et ne parle pas.
Je pense que les gens qui n'aiment pas les animaux ont tendance à être égoïstes, mais je suis partial.
La France souffre de la timidité de l'exécutif à décider les réformes indispensables.
Les mathématiques ne peuvent effacer aucun préjugé.
Les économistes ont raison, disait un homme de Bourse : le capital est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
Un ami devrait supporter les faiblesses de son ami.
Personne n'est jamais maître du génie ; certains cerveaux en subissent les manifestations mais le talent obéit à une culture, à une discipline. Il se maîtrise. Le talent perfectionne. Le génie consume.
On peut éprouver ses habitudes. On peut les varier, les nuancer, les envoyer paître, les perdre, les renouveler.
Les danseuses sont nues par en bas et les honnêtes femmes par en haut. C'est à ça qu'on les distingue.
L'aveu des fautes ne coûte guère à ceux qui sentent en eux de quoi les réparer.
Je n'aurai pas pu être boucher. J'avais pas le coeur. Je n'aurais pas pu être matador. J'avais pas les tripes. J'aurais pas pu être Bardot. J'avais pas les fesses.
Lorsqu'on ne choisit pas, on ne peut aimer ni les choses ni les êtres. Au mieux peut-on les voir avec indifférence.
Les certitudes de la science médicale ne sont jamais que des certitudes.
Le vrai peuple est compris entre les combinards d'en haut qui le mènent, et les aminches d'en bas qui le desservent.
Les projets sont bons pour les gens heureux ou ceux qui espèrent.
Ce qui compte, c'est d'être ému comme les personnages ; ne pas être ému par les personnages. La sentimentalité est à rayer du vocabulaire de l'acteur.
Les puritains devraient avoir des feuilles de vigne sur les yeux.
Si les hommes savaient ce qui les guette, jusqu'au plus humble d'entre eux... ils défailleraient, ils se couvriraient la tête et mordraient leur manteau pour s'empêcher de crier. C'est leur bénédiction et leur malédiction de ne pas savoir.
L'objet premier de l'anthropologie est la relation entre l'un et l'autre, les uns et les autres. Elle se situe au confluent des histoires, au lieu des crises, au carrefour des doutes : la matière concrète du social et de l'individuel.
Les mots me font l'effet d'un pensionnat de petits garçons que la phrase mène en promenade.
Qu'on le veuille ou non, la télévision ne se sépare pas de la publicité et la publicité alimente le jeu audiovisuel. Les deux se soutiennent puisqu'elles vivent l'une de l'autre, l'une par l'autre.
Les moyens peuvent être comparés à une graine et la fin à un arbre ; et il existe le même rapport intangible entre les moyens et la fin qu'entre la graine et l'arbre.
L'amour n'est pas mieux que la guerre, car les deux amènent la souffrance.
Il est inné chez les hommes,De piétiner celui qui est à terre.
Si le diable pouvait sortir de son « soi »,Tu Le verrais assis bien droit au trône de Dieu.Le plus délicat au monde, c'est la pure terre vierge ;On dit que d'elle naît l'Enfant des sages.Homme, si tu ne deviens [...] ► Lire la suite
Tant que les gens utilisent des tactiques pour opprimer ou empêcher d'autres personnes d'être libres, il y a du travail à faire.
Moi je n'ai pas d'idée, j'ai des associations de mots, comme les surréalistes ; carence d'idée. Ça cache un vide absolu, je suis sous vide.
S'il n'existe qu'un seul univers, le nôtre, un principe créateur a forcément dû en régler les paramètres dès le début, pour qu'apparaissent la vie et la consciences.
J'ai entendu les cloches le jour de Noël. Il y a de vieux chants familiers et sauvage et doux, répètent les mots. De la paix sur la terre, de la bonne volonté envers les hommes.
Ce qui nous rend la disparition d'un être plus sensible, ce sont les mots de passe qui existaient entre lui et nous et qui soudain deviennent inutiles et vides.
Le monde va être jugé par les enfants.
Une excuse pour le diable : on doit noter que dans cette affaire nous n'avons entendu qu'une des parties. C'est le bon Dieu qui a écrit tous les livres.
Les femmes courent après les fous ; elles fuient les sages comme des animaux venimeux.
Si l'art n'a pas de patrie, les artistes en ont une.
Il y a des gens qui ont une bibliothèque comme les eunuques un harem.
Les hommes ne s'attachent point à nous en raison des services que nous leur rendons, mais en raison de ceux qu'ils nous rendent.
Oui et non sont bien courts à dire : mais avant de les dire, il faut penser longtemps.
En politique internationale, les coups d'épingle répétés finissent par engendrer des coups de canon.
A la campagne et dans les petites villes, faire de la politique, ce n'est, le plus souvent, que haïr son voisin.
Il y a des choses qui s'expliquent seulement à qui veut les comprendre.
La beauté gît dans tout ce qui est l'indéfini et l'indéfinition ; voilà pourquoi les enfants, qui sont toujours imprécis, toujours sont si beaux. La beauté est dans tout inachevé.
Tous les métiers sont bons lorsqu'ils rencontrent nos aptitudes naturelles et qu'ils nous aident à réaliser notre destinée d'homme créé par Dieu.
Le commerce est le plus grand de tous les intérêts politiques.
Les Anglais n'ont qu'une idée : paraître. Ils blanchissent les marches de leur perron, badigeonnent la façade de leur cottage, lavent leurs vitres, mettent des rideaux brodés à leurs fenêtres et ont des draps sales.
Dès qu'on entre en politique, on ne sait pas où on met les pieds et l'on risque de perdre la tête.
Le plus grand bonheur ? Avoir tous les vices du monde, sans les reproches ni les remords qui les accompagnent.
Après un succès, toutes les idées sont bonnes. Après un échec, même les meilleures sont accueillies avec scepticisme.
Ils ne peuvent vivre les vers qui sont écrits par des buveurs d'eau.
De la manière dont ils nous nourrissent et nous soignent, les industriels nous traitent comme du vulgaire bétail.
Le brave homme ne recule pas d'un pied quand tous les fiers-à-bras se mettent en déroute avant la bataille !