Les livres que le monde appelle immoraux sont ceux qui lui montrent sa propre ignominie.
Le vrai bonheur est celui que les autres ne voient pas, et donc n'envient pas.
Les blessures d'amitié sont inconsolables.
Les hommes sont trop instables pour bâtir une famille, qui n'est autre chose qu'une tapisserie tissée par des femmes...
Les pressentiments dont il est impossible de se défendre, ce sont surtout ceux qui se présentent au moment où la chose se passe loin de nous, et qui ont un air symbolique.
Mes souvenirs continuent à briller comme les étoiles mortes. Le passé me semble parfait, le futur pas très sûr. Je préfère conjuguer l'irréel du présent.
Tout le monde est libertin, moi aussi. L'amour est un jeu pour moi auquel je veux gagner à tous les coups...
Lorsque les doigts préparent le beignet de haricot, ces doigts ne se frottent pas contre du sable.
Les jugements de nos amis nous doivent être suspects lorsqu'ils sont en notre faveur.
Montés les uns contre les autres, on s'fait du mal, j'en oublie les causes. Enseveli les doses qui nous endorment, libre comme un homme qui embrasse un homme.
Les femmes prennent souvent le chemin de l'amitié dans l'espoir d'y rencontrer l'amour.
La beauté vient de l'équilibre entre deux et trois dimensions, entre l'abstraction et la représentation - je cherche l'équilibre derrière les apparences changeantes.
Je ne ferai jamais de chirurgie esthétique. Les marques de l'âge sont très importantes pour moi. Célébrer un anniversaire est toujours une fête.
Les gens traversent trois conversions: la conversion de leur tête, de leur coeur et de leur portefeuille. Malheureusement, pas tous en même temps.
Le langage, loin de combler l'abîme qui sépare les êtres, creuse la distance, il met en évidence la solitude et l'impossibilité de communiquer.
Il est d'étranges soirs où les fleurs ont une âme.
Les critiques se nourrissent de la soupe que nous leur avons préparée. Mais ils crachent dedans. Ca leur fait des digestions aigres.
Le bonheur, quant à lui, est un sommeil éternel. Rien de plus légitime que de le protéger contre les malades atteints d'insomnie.
Le hasard, ce sont les lois que nous ne connaissons pas.
Le coeur a des besoins que Dieu seul contente. Voilà pourquoi, malgré tout, les saints sont les heureux de ce monde.
Les frontières du moi doivent être durcies avant d'être assouplies. Une identité doit être établie avant d'être transcendée.
Quand les faits se sont transformés en légende, publiez la légende.
L'histoire est la fiction que nous inventons pour nous persuader que les événements sont connus et que la vie a un sens.
Il y a des gens chez lesquels la simple certitude de pouvoir les satisfaire fait naître des besoins spontanés.
La santé c'est l'unité qui fait valoir tous les zéros de la vie.
Le progrès social est devenu une farce : les hommes travaillent moins, se reposent davantage... mais ils sont sévèrement embrigadés dans la pensée unique.
Quand surviennent les passions, les slogans remplacent la réflexion.
Ce sont souvent les femmes les moins brillantes qui ont le plus de bijoux.
Mon concerto choisit pour protagonistes le premier violon et le violoncelle et les projette dans une relation instinctive, comme lorsque se rencontrent deux personnages d'un opéra.
Les films que je réalise sont des sortes de reflets de la violence dans notre société. L'inattendue violence quotidienne que tout le monde est obligé de subir.
Ce que l'Ecriture annonce touchant les peines corporelles des âmes des damnés, à savoir qu'elles seront tourmentées par le feu de l'enfer, doit être entendu littéralement.
Nous vivons avec quelques arpents de passé, les gais mensonges du présent et la cascade furieuse de l'avenir.
Se savoir autre, admettre les différences, ne prétendre ni imposer sa façon d'être, ni copier celle des autres, c'est une sagesse à laquelle il est devenu audacieux d'aspirer.
Les gens sont offensés par les campagnes pour les droits des animaux. C'est ridicule. Ce n'est pas aussi grave que la mort massive d'animaux dans une usine.
Il faut surtout se méfier de ce petit groupe d'hommes égoïstes qui couperaient les ailes de l'aigle américain afin de plumer leurs propres nids.
Au cours des vingt-cinq dernières années, le partage de tout ce qui a été produit par les Français s'est modifié de la façon la plus brutale qui soit. Dix points de la richesse totale produite sont passés de la poche [...] ► Lire la suite
Qu'il faut travailler dur pour pouvoir se payer les nombreux appareils destinés à économiser les efforts de l'homme.
A raconter ses maux, souvent on les soulage.
Pourquoi certains chirurgiens anesthésient-ils avant l'opération plutôt qu'au moment de présenter les honoraires ?
Les soupçons dans les pensées sont comme les chauves-souris parmi les oiseaux.
Il est triste que l'on ne puisse voir les entrailles érudites des écrivains afin de découvrir ce qu'ils ont mangé.
Les deux ennemis de la conversation sont le dogmatisme et l'amour. L'un divise et l'autre mêle...
Nous possédons la meilleure cuisine, les meilleurs vins et les meilleurs coïts de la Création, ça suffit pour établir la différence.
Pourquoi les architectes ne songent-ils pas, pour diminuer la fatigue, à limiter la hauteur des marches au fur et à mesure qu'on monte un escalier ?
De tous les mots que l'on puisse écrire ou dire, les plus tristes sont : "ça aurait pu !"
Les chroniqueurs de rock sont des gens incapables d'écrire, interrogeant des gens incapables de parler, pour des gens incapables de lire.
Les grands artistes sont tous des impuissants.
Quand on a passé la cinquantaine, on régresse à peu près sur tous les plans, sauf celui des regrets.
Dans le Sud-Est, les inondations continuent. Les autorités locales prient instamment les Français de cesser d'envoyer leurs dons en liquide.
Chacun peut décider de dire sur lui-même ce qu'il veut, les autres n'ont pas à se mêler d'en dire plus.