Les ordinateurs modernes se situent quelque part entre l'obsolescence et le néant.
Les historiens ressemblent à ces gens sourds qui entreprennent de répondre à des questions qui ne leur ont pas été posées.
Les souvenirs ne sont que des confettis jetés sur notre histoire.
Lorsqu'on veut empêcher les horreurs d'une révolution, il faut la vouloir et la faire soi-même.
En voyant quelquefois les friponneries des petits et les brigandages des hommes en place, on est tenté de regarder la société comme un bois rempli de voleurs, dont les plus dangereux sont les archers, préposés pour arrêter les autres.
Sans un système multilatéral fort, seuls les rapports de force comptent.
S'il est glorieux de faire des conquêtes, il ne l'est pas moins de les garder : l'un est souvent l'ouvrage du hasard, l'autre est un effet de l'art.
Bonne nouvelle pour les vieux qui peuplent le monde : il est faux de croire que ce sont les jeunes arbres qui donnent le bois le meilleur et le plus abondant.
Ne serait-ce que « je t'aime » est quelque chose de très beau. Dans toutes les langues. Spécialement en français, je trouve ! Et après, il y a mille façons de le dire...
Nous attendions notre plaisir de ses péripéties enchaînée, campés hors du temps, dans la fumée des pipes et les relents du marc brutal dont les femmes remplissaient nos verres.
Être intelligent et aller loin, c'est en gros être capable de faire les mêmes choses qu'un peu tout le monde, mais différemment.
Les législateurs auraient bien besoin d'une école de morale.
J'aime les amis qui ont des esprits indépendants car ils ont tendance à vous faire voir les problèmes sous tous les angles.
Je crois en Dieu, la famille, la vérité entre les gens, le pouvoir de l'amour.
C'est quand on se pose la question de ses propres limites qu'on n'arrive pas à les dépasser.
Le chameau supporte son fardeau, ce sont les punaises qui gémissent.
Bandez bien les yeux de votre jeune taureau, ou il vous donnera du mal.
Vous, moi... nous possédons ce pays. Les politiciens sont nos employés... Et quand quelqu'un ne fait pas le travail, nous devons les laisser partir.
Je pense que les femmes ont toujours été considérées comme des objets, en particulier dans les Westerns.
Je suis un acteur - ce n'est pas une chirurgie du cerveau. Si je fais bien mon travail, les gens ne demanderont pas de remboursement.
Là où il y a des remèdes, les plus grandes souffrances se résignent.
Les chansons, c'est comme les prières. Ça ne sert qu'à endormir le peuple.
Châtie le chien, fouette le loup, si tu veux ; mais ne provoque pas les cheveux gris.
Tous les pères sont les mêmes ! Vient toujours un moment où ils ne voudraient pas être regardés par leur fils avec les yeux qu'ils leur ont faits.
L'homme d'aujourd'hui a pris l'habitude d'être intelligent pour tout, sauf pour les choses de Dieu.
Les larmes ne sont un aphrodisiaque qu'à vingt ans.
Tous les orateurs de talent sont enclins à considérer leurs auditeurs comme des mineurs.
Des sottises faites par des gens habiles ; des extravagances dites par des gens d'esprit ; des crimes commis par d'honnêtes gens... voilà les révolutions.
L'ivresse est un phénomène à rapprocher de ces illuminations qui rendent les êtres humains totalement méconnaissables.
Les bourgeois, par une vanité ridicule, font de leurs filles un fumier pour les terres des gens de qualité.
Les gens en savent déjà trop pour leur ignorance.
Les plus sûres gloires sont posthumes. Les chefs-d'oeuvre ressemblent à des pierres tombales...
Tout ce que les hommes font de bien, ils le font pour essayer d'épater leurs femmes.
Hommes politiques face à la presse : ce n'est pas en crachant dans les miroirs qu'on guérit de l'eczéma.
Si les plaisirs sont plus grands lorsqu'on les prévoit, il en va de même pour les problèmes.
Il n'y a de hasard que dans les choses dérivées et multiples.
Si les réalisateurs travaillent toujours avec de belles comédiennes avec l'évidente arrière-pensée de se les taper, ils répugnent encore à travailler avec de beaux comédiens parce qu'ils ont peur de passer pour des homosexuels.
Les paradis sont faits pour être perdus.
Les poètes le sont par l'âme et non par le savoir. L'érudition n'engendre que peu de poètes.
Il est difficile à supporter le langage de l'homme qui dit ce que pensent les autres.
Les plus grands artistes sont ceux qui possèdent le don de simplification à l'usage des autres.
Il est caractéristique de la nouvelle culture glauque des clubs de remise en forme que les entraîneurs personnels se permettent de se prendre pour des médecins sans avoir prononcé le serment d'Hippocrate.
Les livres s'adressent rarement aux lecteurs aussi directement que peut le faire un interlocuteur de chair et de sang.
La charrue est le fondement de tous les arts.
On place ses éloges comme on place de l'argent, pour qu'ils nous soient rendus avec les intérêts.
Les hommes ne sont pas très rares qui aiment à faire payer les services qu'on leur rend.
L'écrivain essaie d'échapper aux interprétations, non pas nécessairement parce qu'il n'y en a pas, mais parce qu'il y en a peut-être plusieurs et qu'il ne veut pas arrêter les lecteurs sur une seule.
C'est un grand malheur de perdre par notre caractère les droits que nos talents nous donnent sur la société.
Les vers ajoutent de l'esprit à la pensée de l'homme qui en a quelquefois assez peu ; et c'est ce qu'on appelle talent.
L'amour sans la pudeur, c'est quoi ? Est-ce que c'est boire de tous les vins et dans la même coupe. Ou bien boire du même vin mais chacun dans sa coupe.