La condition des pauvres donne moins d'inquiétude que celle des riches. Ceux-ci doivent craindre, au lieu que les autres n'ont qu'à espérer.
Celui qui perçoit l'inestimable valeur du temps profite de chaque instant de répit dans les activités quotidiennes et les stimulations extérieures pour goûter avec délices la sérénité de l'instant. Il ignore l'ennui, cette sécheresse de l'esprit.
Je suis effrayée moi-même à la pensée de ceux à qui je me suis toujours sentie si profondément liée et qui sont maintenant livrés aux mains des bourreaux les plus cruels qui aient jamais existé. Et tout cela pour la seule raison qu'ils sont juifs.
Une société a tout ce qu'il faut pour éveiller dans les esprits, par la seule action qu'elle exerce sur eux, la sensation du divin ; car elle est à ses membres ce qu'un dieu est à ses fidèles.
Tôt ou tard, tous les présidents ont à prendre des décisions difficiles, et impopulaires, du moins à court terme. Mais étant donné les enjeux, on doit faire ce qui est juste, et espérer qu'un jour le vent de la politique sera de nouveau favorable. C'est notre devoir.
Les prévisions des futurologues ne se vérifient que dans un monde où il ne se passe rien d'important.
C'est avec fermeté qu'on vend du tamarin, sinon les goûteurs finissent tout.
Depuis l'aube de l'histoire, l'humanité a honoré et respecté les personnes courageuses et honnêtes.
Les folies et les absurdités, les caprices et les incohérences me divertissent, je les reconnais, et j'en ris chaque fois que je le peux.
Je suis attristé par la façon dont les gens se traitent les uns les autres et par la façon dont nous sommes si isolés les uns des autres et par la façon dont nous nous jugeons les uns les autres, [...] ► Lire la suite
Les tiens doivent te défendre, comme tu dois les défendre.
La France et toute l'Europe ont une grande culture et une histoire étonnante. La chose la plus importante est que les gens savent comment vivre! En Amérique, ils ont tout oublié. J'ai peur que la culture américaine soit un désastre.
Je n'ai pas lu les critiques plus tôt dans ma carrière, mais je les lis maintenant que je suis plus âgé. Je les lis tous.
Ce n'est pas parce que tous les ânes braient que le cheval a tort.
L'homme d'aujourd'hui a pris l'habitude d'être intelligent pour tout, sauf pour les choses de Dieu.
C'est la différence d'opinion qui fait les courses de chevaux.
Les hommes sont différents dans la vie, semblables dans la mort.
La mauvaise conscience, c'est pour les hommes ; les femmes l'ont presque toujours bonne, quand elles en ont.
Les hommes sont cause que les femmes ne s'aiment point.
Il y a tellement de rebondissements dans mes livres qu'on les croirait en caoutchouc.
Un écrivain ne lit pas ses confrères, il les surveille.
Les grandes oeuvres sont toutes des vengeances, les chefs-d'oeuvre sont tous des revanches. Je crois que c'est la loi de fer des écrivains : ils ne réussissent leurs livres que dans la mesure où ils ont raté leur vie.
La forte santé incline aux abus. Voilà pourquoi ce sont les malades qui durent et les bien-portants qui claquent.
Les bourgeois, par une vanité ridicule, font de leurs filles un fumier pour les terres des gens de qualité.
Il est facile de dire qu'on est heureux et gênant d'avouer qu'on ne l'est pas. Peut-être parce qu'au fond, l'homme est fait pour le bonheur et que les malheurs viennent de lui-même.
Il y a un mode par lequel l'homme diffère de tous les autres êtres : c'est non pas par avoir, mais par connaître qu'il a.
Les amoureux sont comme les somnambules ; ils ne voient pas seulement avec les yeux, mais avec le corps tout entier.
Les histoires aussi s'endorment en perdant leur sens pour mieux le retrouver.
Les femmes sont déjà à penser l'éternité d'un don quand les hommes sont encore à le conquérir.
Les gens pensent souvent qu'ils portent en eux un sujet de roman.
Le monde, tel que nous le connaissons, est ce lieu où les grands affrontent les petits, sans que les uns ou les autres soient jamais sûrs de leurs tailles respectives, et d'ailleurs tous se trompent.
Les idées pourrissent comme les fleurs et les gens.
Je pense en moi-même que les français naissent, travaillent et meurent à droite, mais qu'ils sont instruits et informés à gauche, ce qui explique leurs tendances schizophrènes.
Difficile de donner un âge à celui que l'alcool a attaqué. C'est le prototype du Français qui aime trop le vin, nez déformé, la fraise, visage bouffi, voix d'outre-tombe, les dents jaunes et avariées.
Embrasser les joues ravinées d'une mamie, c'est tremper les lèvres dans un millésime de vie. Ça régénère !
Religions et dieux ne vont pas forcément ensemble. Les bouddhistes ne croient pas nécessairement à un être suprême ; on peut avoir une religion indépendante de tout dieu.
Les lois ne sont faites que pour exploiter ceux qui ne les comprennent pas, ou ceux que la misère la plus noire empêche de s'y conformer.
Le toucher est le plus démystificateur de tous les sens, au contraire de la vue, qui est le plus magique.
Toute éducation est élévation, contrainte, épanouissement et promesse de joies. Tous les sens y contribuent ; on s'éduque autant par la bouche que par l'oeil ou l'oreille. Est-ce un hasard si ce même terme, goût, désigne le sens de la bouche et une manière de vivre ?
Les idées, ce n'et rien : tout le monde en a ; ce qu'il faut, c'est les faire passer dans les faits.
Vous traitez les gens avec respect, ils ont tendance à rendre la pareille à l'entreprise.
Je crois en Dieu, la famille, la vérité entre les gens, le pouvoir de l'amour.
C'est quand on se pose la question de ses propres limites qu'on n'arrive pas à les dépasser.
Le bon ordre rend les hommes hardis, et la confusion, les lâches.
Le chameau supporte son fardeau, ce sont les punaises qui gémissent.
Le plaisir et l'action font que les heures semblent courtes.
Quand les mendiants meurent, on ne voit pas de comètes ; les cieux eux-mêmes embrasent la mort des princes.
La clé dans tout ce que l'on fait, c'est de prioriser. C'est-à-dire de cerner les points importants à traiter pour nous, et de s'y tenir.
On fait parfois des rêves comme ça dans un demi sommeil, on émerge peu à peu, mais le rêve est toujours là, et puis on ouvre les yeux et on comprend avec soulagement que ce n'était qu'un rêve. Et bah là c'était pas du tout ça !
Devenir adulte est un cap obligatoire. Il faut comprendre un jour que le feu, le danger, les maladies, c'est pour de vrai.