La charrue est le fondement de tous les arts.
Pourquoi les hommes ont-ils peur de la mort, alors que l'on meurt toutes les nuits ?
La felicité est dans le goût et non pas dans les choses.
Les exemples durent plus longtemps que les caractères.
Nous les grands nous avons des angoisses que l'enfance ignore.
Tenter le mariage n'est pas grave en soi. Il y a de plus en plus de mariages à l'essai. Ce qui est plus grave, c'est qu'il n'existe pas encore de formule pour les "enfants à l'essai".
Pourquoi les églises sont-elles fermées la nuit, au moment où l'on en a le plus besoin ?
Sortez des emplois plus estimé, non plus riche ; les éloges sont préférables aux richesses.
Je pense en moi-même que les français naissent, travaillent et meurent à droite, mais qu'ils sont instruits et informés à gauche, ce qui explique leurs tendances schizophrènes.
Les catholiques ont le monopole des pervers hypocrites, rien n'est aussi universel que le vice qui se donne les allures de la vertu.
Difficile de donner un âge à celui que l'alcool a attaqué. C'est le prototype du Français qui aime trop le vin, nez déformé, la fraise, visage bouffi, voix d'outre-tombe, les dents jaunes et avariées.
L'homme était insaisissable, l'existence, une énigme. Parfois un geste, un paysage, une rencontre, une parole, une musique, une lecture ; surtout l'amour, rachetaient ces ombres. Il fallait savoir, s'en souvenir, parier sur ces clartés-là, les attiser sans relâche.
Ni le désaveu de l'histoire, ni l'impatience des citoyens n'entament le sentiment d'infaillibilité qui imprègne l'administration : cette conviction vertigineuse que les hommes qui se trouvent au sommet de la hiérarchie savent seuls ce qui est bon pour les hommes qui peuplent les degrés inférieurs.
C'est le train des choses, les obsessions du dieu Boulot. On ne comprend rien au monde moderne tant qu'on ne s'est pas appliqué un peu de métro quotidien sur la viande.
S'investir pour atténuer ou prévenir les effets négatifs de nos actions sur le long terme n'est un réflexe spontanément ni pour les gouvernements ni pour les citoyens.
Les apparences ne sont qu'un aperçu de ce qui est caché.
Les hommes qui ont changé le monde n'ont jamais réussi en ralliant à eux les principaux citoyens, mais toujours en remuant les masses.
Les États-Unis doivent goûter à leur propre poison.
Quand les mendiants meurent, on ne voit pas de comètes ; les cieux eux-mêmes embrasent la mort des princes.
Un couvre-feu sera instauré de 21h à 6h dans les zones d'état d'urgence sanitaire.
Ayant été un enfant acteur, je me souviens comment les réalisateurs me trompaient pour obtenir de bonnes performances de ma part.
Mais c'est la journée des sales cons chez les Valmont ?
Les philosophes sont chargés de veiller aux grands partages entre vrai et faux, être et néant, juste et injuste, même et autre.
Le téléphone ? Un instrument qui vous sonne comme on sonne les domestiques.
Le ciel est pour tout le monde. Les hommes traversent le même brouillard.
Tous les progrès de communication rendent l'ennui encore plus terrible.
Les Français n'aiment guère placer un héros sur son piédestal qu'une fois ce gêneur mort.
Tout ce que les hommes ont fait de beau et de bien, ils l'ont construit avec leurs rêves...
On naît. On meurt. C'est mieux si entre les deux on a fait quelque chose.
Les ordinateurs de bureau présentent d'intéressantes possibilités de communication professionnelle. Vous pouvez coller des "Post-it" au bord de l'écran !
Mais de quoi sont composés les affaires du monde ? Du bien d'autrui.
Tous les hommes sont frères et comme tels savent trop de choses sur leur compte réciproque.
Les peintres ne doivent pas oublier qu'en règle générale l'oeil est un brave organe, sans malice, crédule, toujours prêt à ajouter foi à ce qu'on lui dit, si on le lui dit avec assez d'assurance.
Pour rendre l'opéra supportable, il faudrait allonger les ballets et raccourcir les jupes des danseuses.
Les inscriptions sur les tombes ressemblent parfois à des avis de recherche.
Les Russes sont généralement très propres. On a raison de dire, en parlant d'eux : les populations slaves.
L'église ne reconnaît qu'une sorte de laïcs : les siens.
Trahir les puissants est le devoir des pauvres, s'ils veulent vivre dignement.
Il y a les esprits forts et les victimes : on mène ou on est mené.
Le plus grand danger des autoroutes de l'information, une fois de plus, ça sera pour les hérissons de l'information...
Lorsqu'on veut empêcher les horreurs d'une révolution, il faut la vouloir et la faire soi-même.
Il est malheureux, celui qui n'entre pas dans les illusions de son époque.
Les hommes oublient tout. Les femmes se souviennent de tout.
L'écrivain essaie d'échapper aux interprétations, non pas nécessairement parce qu'il n'y en a pas, mais parce qu'il y en a peut-être plusieurs et qu'il ne veut pas arrêter les lecteurs sur une seule.
L'honneur est un luxe de vivant, il n'a plus cours chez les morts.
Les morts ont forcément le dernier mot, ils ne lâchent jamais prise, ils sont en vous désormais.
J'aurais tout donné pour pouvoir apaiser cette âme frêle qui se torturait dans son invincible ignorance comme se meurtrit un petit oiseau contre les barreaux cruels d'une cage.
L'oeuvre juste et nécessaire s'accomplira. Si jamais les misères et les vilénies du temps présent jetaient le trouble dans nos coeurs, eh bien, projetons nos regards au-delà de notre moment circonscrit de la durée vers le passé et l'avenir ; [...] ► Lire la suite
C'est dimanche. Brrr ! Qu'il serait doux, le son des cloches, s'il n'y avait parmi les hommes tant de mal.
Les larmes du monde sont immuables. Pour chacun qui se met à pleurer, quelque part un autre s'arrête. Il en va de même du rire.