Les hommes sont de drôles d'oiseaux qui se font toujours plumer d'une manière ou d'une autre.
Il n'y a que deux sortes d'êtres agissant sur la terre : les monstres et les saints... Les autres ne font qu'exister.
Il y a deux espèces de pauvres, ceux qui sont pauvres ensemble et ceux qui le sont tout seuls. Les premiers sont les vrais, les autres sont des riches qui n'ont pas eu de chance.
Le temps est plus difficile à tromper que les femmes.
En fait de souvenirs nationaux, les deuils valent mieux que les triomphes ; car ils imposent des devoirs, ils commandent l'effort en commun.
Les impôts ont été inventés pour que tout le monde n'ait pas envie de réussir.
Les idées ne manquent pas aux femmes : c'est la réflexion approfondie qui leur fait défaut.
Il n'y a pas de libertin un peu ancré dans le vice qui ne sache combien le meurtre a d'emprise sur les sens.
Faites confiance à tout le monde, mais marquez les cartes.
Les faits les plus intéressants et les plus beaux sont en eux-mêmes poésie.
La couche, c'est les enfants qui la portent mais c'est les parents qui la trimbalent.
Les gens qui obéissent ressemblent généralement trait pour trait à ceux qui commandent.
Les savants et les philosophes sont des romanciers sublimes qui canalisent leurs passions dans une autre direction.
Dans la guerre moderne, le vainqueur est celui qui consent à jeter l'argent par les fenêtres.
Les mystères sont des objets de contemplation, non des énigmes à élucider.
Les objects inanimés peuvent être classés en trois catégories : ceux qui ne fonctionnent pas, ceux qui tombent en panne et ceux qu'on ne retrouve jamais.
Les miroirs feraient bien de réfléchir un peu plus avant de renvoyer leurs images.
Physiologiquement parlant, les parents conçoivent l'enfant, mais c'est le fait de la naissance qui oblige le couple à vraiment devenir des parents.
J'ai dit un jour qu'écrire un roman c'est un peu comme construire les montagnes d'Edom avec des Lego. Ou comme édifier entièrement Paris, avec ses monuments, ses places, ses boulevards, ses tours, ses banlieues et jusqu'au dernier banc public, à l'aide d'allumettes.
Les hommes oublient plus tôt la mort de leur père que la perte de leur patrimoine.
Chaque fois que la société devient trop étouffante et que les règles sont trop complexes, il y a une sorte d'explosion musicale.
Les Juifs contrôlent Hollywood et l'utilisent pour promouvoir leur propre agenda.
C'est bon en tant qu'artiste de toujours se souvenir de voir les choses d'une manière nouvelle et bizarre.
La vie est compliquée et les gens font des choses pour plusieurs raisons.
Les attentats m'ont bouleversé, que ce soit à Paris, à Nice, à Saint-Étienne-du-Rouvray. Je ne comprends pas ce monde qui semble devenu fou.
Je veux que mes garçons comprennent bien les émotions des gens, leurs insécurités, leur détresse, leurs espoirs et leurs rêves.
Chez nous les rebeux la dépression est considérée comme un problème de riches.
Les Tontons Flingueurs, c'est un de mes films préférés. "On n'est pas venus pour beurrer les sandwichs" : ma réplique préférée.
- Ramenez vos fesses, vos seins et tout ce qui est bien gaulé. Et si y'a d'autres putes qui veulent venir ramenez les ! - Attends attends une minute, c'est nous que tu traites de putes ? - Oui... Mais c'est dans le bon sens du terme ! - Ah d'accord !
Le manga travaille sur la vitesse de lecture, la bande-dessinée demande au lecteur de s'arrêter sur les détails de chaque case.
Parmi les choses qui me tiennent vraiment à coeur, il y a la possibilité d'assumer son désir de ne pas avoir d'enfant.
On devient un vieux con très vite, en fait ; on s'en aperçoit quand on renonce à courir après les conneries des jeunes. Et qu'on se dit « à quoi bon ?
Si tout le monde était ambitieux, les danseurs s'ennuieraient moins et la danse serait plus belle.
Les guerres surviennent toujours entre deux états de paix. Alors, supprimons la paix et nous n'aurons plus de guerre.
Sans les religions, les sciences n'eussent pas existé, car la tête humaine n'aurait pas été habituée à s'écarter de l'apparence immédiate et constante qui lui définit la réalité.
En occupant les gens de leur propre intérêt, on les empêche de nuire à l'intérêt d'autrui.
Nous vivons avec des idées qui, si nous les éprouvions vraiment, devraient bouleverser toute notre vie.
Le vin est fort, le roi est plus fort, les femmes le sont plus encore.
Entre vice et vertu, dans un monde où les gens n'y croient plus, l'Amour, maître de la vie, restera toujours pure Energie...
Pour qu'il y ait le moins de mécontents possibles il faut toujours taper sur les mêmes.
Un simple coup d'oeil dans les couloirs du métro aux heures de pointe et l'on comprend que personne ne veuille plus le prendre.
On ne peut ni échapper au regard des dieux ni les contraindre.
La vérité est qu'aucun système d'éducation n'est en soi préférable à un autre système : les enfants aiment-ils mieux leurs parents aujourd'hui qu'ils les tutoient et ne les craignent plus ?
Les fleurs sur la tombe d'un ennemi ont un parfum enivrant.
Les quinquagénaires sont des impatients. Comme si l'approche de la vieillesse nous donnait des ailes. Des ailes qui ne procurent pas l'assurance de voler bien haut.
Chez les Saxons, on pendait la femme adultère ou on la brûlait. Chez les Egyptiens, on lui coupait le nez. Chez les Romains, on lui coupait la tête. Aujourd'hui en France, on se moque du mari.
Les progrès de la civilisation vont de pair avec ceux de la cuisine.
La prière commence où les capacités humaines finissent.
Qui court après les souliers d'un mort risque fort d'aller nu-pieds.
Les hommes sont toujours plus enfoncés dans la mort. Quel crime ont-ils commis pour vouloir s'en délivrer dans l'oubli ?