La pluie produit deux phénomènes contradictoires. Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.
Les bons coqs sont toujours maigres.
C'est aussi une façon de posséder les autres que de leur faire des cadeaux.
Avec les Anglaises, il ne faut jamais discuter. On a toujours tort. Surtout lorsqu'on a raison parce qu'alors on a tort d'avoir raison.
Les pauvres sont aussi nécessaires dans un état que les ombres dans un tableau.
L'amour est la clef de toutes les portes fermées en ce monde.
Le bon dramaturge doit posséder le sens de l'assassinat ; depuis les Elisabéthains, qui sait encore tuer ses personnages ?
Parfois j'ai le sentiment que le bon Dieu a mis les femmes sur cette terre pour rappeler aux hommes l'heure des cocktails.
Il y a deux attitudes possibles devant la mort. Ce sont les mêmes attitudes que devant la vie. On peut les fuir dans une carrière, une pensée, des projets. Et l'on peut laisser faire - favoriser leur venue, célébrer leur passage.
Avec les femmes, on ne perd jamais tout à fait son temps.
C'est une chose très différente que d'aimer ou que de jouir ; la preuve en est qu'on aime tous les jours sans jouir et qu'on jouit encore plus souvent sans aimer.
On n'achète pas Dieu, on peut seulement le louer. Par contre Dieu, lui, rachète les péchés.
Les hommes prennent les femmes pour des livres de coloriage qu'ils vont peindre à leurs nuances préférées.
Mais ériger en dogme que toutes les sociétés ne font qu'une; qu'il n'existe qu'une vérité; que chaque expérience est compatible avec toutes les autres; que l'on peut tout savoir et que toute virtualité peut se réaliser est une entreprise qui ne peut sans doute que mal finir.
Ses définitions de la tactique et de la stratégie reflètent cette approche. Les deux se caractérisent par une fin (victoire/but militaro-politique) et un moyen particulier (forces armées/combat).
Les hommes mariés ne vivent pas plus longtemps que les célibataires ; la vie leur paraît seulement plus longue.
Pour vivre centenaire, il faudrait abandonner toutes les choses qui donnent envie de vivre centenaire.
Celui qui a la force entre les mains a le monde à ses pieds.
Les conducteurs de taxi parfois se mettent en grève. Ce sont des moments difficiles où l'on n'en trouve pas. Comme d'habitude.
L'histoire se répète, les historiens aussi.
Toutes les bonnes maximes sont dans le monde ; on ne manque qu'à les appliquer.
Quand les sages sont au bout de leur sagesse, il convient d'écouter les enfants.
Jamais les hommes ne font le bien que par nécessité.
Nous ne pouvons ajouter au langage impunément le mot qui dépasse les mots, le mot Dieu ; dès l'instant où nous le faisons, ce mot se dépassant lui-même détruit vertigineusement ses limites.
Certains individus ont une perspicacité qui les rend infréquentables.
Comme les rêves sont cruels, qui nous laissent entrevoir des merveilles pour mieux nous en priver !
Ceux qui sèment dans les larmes moissonneront dans la joie.
Les astrologues parlent bien de l'avenir, mais ils ne le font pas venir.
A quoi cela sert-il de se faire couper les cheveux, puisqu'ils repoussent.
Ce sont généralement les gens qu'on aime beaucoup qu'on a le plus de difficulté à endurer.
Les grands événements n'enlèvent pas leur charme aux petits plaisirs.
La chasse a toujours été la distraction favorite des hommes de guerre en temps de paix, c'est-à-dire dans les périodes plus ou moins brèves où la chasse à l'homme n'est pas ouverte.
Les femmes sont des chattes qui retombent toujours sur leurs pattes.
Les gens qui passent pour vertueux sont ceux auxquels l'occasion a manqué d'être tentés de mal faire.
Le vrai sage ne craint pas la mort car il sait que la mort n'est rien. La conscience ne souffre pas puisqu'elle a disparu. Avec la chair qui pourrit, c'est l'esprit qui pourrit aussi, et les désirs, et l'angoisse.
Les lèvres du juste en instruisent plusieurs, mais les ignorants mourront dans l'indigence du coeur.
C'est dans les conditions toujours plus ou moins défavorables à la perfection que l'homme a la chance de percevoir l'essence.
L'imprimerie a été faite pour dire hardiment toutes les contradictions de l'esprit humain.
Rien ne vaut les encouragements d'un ami.
Les plus belles histoires d'amour sont hélas, bien souvent, celles que l'on n'a pas eues.
Il faut être patient si l'on veut apprendre à connaître les animaux.
Les pervers m'intéressent davantage que les saints. Quand je suis avec des ratés, je me sens bien, étant moi-même un raté. Je n'aime pas la loi, la morale, la religion, les règlements. Je refuse d'être modelé par la société.
Le propriétaire du pantalon, après s'être lavé les pieds, c'est lui qui le met.
Ce qui est merveilleux dans mon art, c'est que le rêve et la réalité peuvent ne faire qu'un. Il n'y a qu'un pas entre les deux.
Je m'habille pour l'image. Pas pour moi, pas pour le public, pas pour la mode, pas pour les hommes.
La plupart des scènes de nu sont inutiles. Les femmes sont souvent traitées comme des objets.
Quand les femmes vieillissent, leurs seins s'affaissent, et pour les mecs, c'est pareil, mais ce sont leurs testicules qui pendent de plus en plus...
Les temps du passé ont des noms de défaillance : imparfait, passé composé.
Les femmes commencent par vous aimer ; puis, brusquement, sans motif, elles ne vous aiment plus. Et elles vous disent alors : "Comme tu as changé ! "
C'est à l'échelle mondiale qu'il faut désormais inventer de nouveaux concepts mobilisateurs, pour parvenir à cet idéal : l'égalité en dignité et en droit de tous les êtres humains.