Les vieilles badernes font les beaux personnages de théâtre.
Ce qui compte, c'est d'être ému comme les personnages ; ne pas être ému par les personnages. La sentimentalité est à rayer du vocabulaire de l'acteur.
Les vieilles coutumes sont les bonnes coutumes.
Le théâtre a toujours partie liée avec le politique : il est ce lieu où la communauté s'interroge sur la nature, la force ou la faiblesse des liens qui la constituent.
La plupart des personnages que j'ai pu interpréter se posaient toujours la même question : qui suis-je ?
Aller au théâtre est très important : entendre des choses rares, belles, profondes, est très enrichissant. C'est la vie redessinée.
Dans la salle d'attente, Bill avait l'impression de vivre un cauchemar. Il alla voir Lily juste avant qu'on la monte au bloc opératoire. Il se pencha pour l'embrasser sur le front et les larmes qu'il ne pouvait plus retenir tombèrent sur le visage de sa fille.
Les femmes de célibataires et les enfants de vieilles filles sont toujours parfaits.
On a tous entendu ces vieilles femmes qui disent : « Oh, comme c'est affreux cette jeunesse qui se détruit avec toutes ces drogues ! C'est terrible ! » Et puis tu regardes la vieille peau : sans dents, sans [...] â–º Lire la suite
Il faut étaler au théâtre la passion de l'amour dans toute sa force, ou ne pas la traiter.
Quand un homme accomplit une bonne besogne, tout à fait hors de proportion avec son salaire, c'est sept fois sur neuf, qu'il y a une femme derrière le rideau de sa vertu.
J'ai décidé d'exposer mon répertoire sur les plateformes de streaming.
Faire du théâtre est la chose la plus superficielle, la plus inutile du monde, et du coup on a envie de la faire à la perfection.
Le véritable metteur en scène de notre vie est le hasard.
Le double comme la morale sont deux façons de nier la réalité ou de nier le tragique. Ce sont deux aspects d'un même problème. Le double, c'est l'illusion. A chaque fois que la réalité est indésirable, l'homme a une imagination [...] â–º Lire la suite
Le théâtre est fait pour diviser, voire déranger.
On ne peut pas demander au théâtre d'être ce que la société n'est pas. On a le théâtre qu'on mérite.
La douleur, ça ne s'exprime pas toujours avec des mots nobles. Ça peut sortir par de petites plaisanteries tristes, petites vieilles grimaçant aux fenêtres mortes de mes yeux.
La vie d'un personnage doit être une ligne ininterrompue d'événements et d'émotions, mais une pièce de théâtre ne nous donne que quelques instants sur cette ligne - nous devons créer le reste pour dépeindre une vie convaincante.
Quel beau rêve dans l'époque, et au théâtre : n'être comme rien sauf soi.
Le théâtre porte au plus haut l'intention (souvent oubliée) de la poésie, qui est de maintenir ouverte, pour tous, dans la langue, la circulation de l'infini.
Berlioz attache une boucle romantique à de vieilles perruques.
Je ne connais pas vraiment Hollywood, mais vivre à L.A. était très motivant et inspirant. Les lumières, les figurants, leurs visages américains, l'énergie, le Théâtre Orpheum. C'était très inspirant.
Le théâtre doit servir à ça, à aller, toujours, vers un peu plus de communion.
Le théâtre demeure un des rares espaces où il est encore possible de réfléchir devant et avec les autres.
Le théâtre est un métier d'enfance et de lumière.
Les hommes et les femmes ne se réunissent au théâtre que pour entendre parler de l'amour, et pour prendre part aux douleurs et aux joies qu'il cause. Tous les autres intérêts de l'humanité restent à la porte.
La politique n'a pas sa place dans la salle de cours d'une université.
Le théâtre est cet espace où se mesure, plus que celle du metteur en scène ou de l'auteur, l'imbécillité du public.
Dans la vie comme dans les romans, il y en a qui s'obstinent à rester des personnages secondaires.
L'effet du théâtre consiste en impressions, et non en enseignements.