L'esprit est tel une tapisserie richement tissée dont les couleurs dérivent de l'expériences des sens, et dont le motif serait tiré des circonvolutions de l'esprit.
Ce ne sont pas les langues qui définissent les frontières d'Internet mais les liens culturels.
Les mots sont aussi nécessaires aux gens que le pain.
Rien de bon n'est jamais sorti des reflets de l'esprit se mirant en lui-même. Ce n'est que depuis que l'on s'efforce de se renseigner sur tous les phénomènes de l'esprit en prenant le corps pour fil conducteur, que l'on commence à progresser.
Le reportage et la propagande utilisent les mêmes images.
Toutes les croyances procèdent de la pensée mythique quand même elles se réclameraient de sa fin. Et c'est par leur mise en scène que lesdites croyances acquièrent les différences qui les distinguent.
C'est toujours ce qui se passe dans la vie : on s'imagine jouer son rôle dans une certaine pièce, et l'on ne soupçonne pas qu'on vous a discrètement changé les décors, si bien que l'on doit, sans s'en douter, se produire dans un autre spectacle.
Dans la société démocratique, telle qu'elle se développe secteur par secteur, il faut de plus en plus savoir argumenter, exposer ses idées à la discussion et discuter les idées des autres.
Chaque soir, pendant les représentations d'une pièce de théâtre, c'est sur la même réplique que les spectateurs enrhumés se mettent à se moucher ; c'est le moment où la pièce faiblit.
Croyez-moi, s'il n'y avait pas besoin d'hommes pour faire les enfants, je les aurais déjà tous envoyés promener.
Les histoires sont la chose la plus importante au monde. Sans les histoires, nous ne serions pas humains.
Faire de la peinture, ou de la littérature, ce serait donc bien apprendre à mourir, trouver le moyen de ne pas mourir dans la sottise de cette mort que les autres avaient en réserve pour nous et qui ne nous convient nullement.
Les gens ne peuvent pas vous blesser sans votre permission.
Il y a trois sortes de tyrans. Les uns règnent par l'élection du peuple, les autres par la force des armes, les derniers par succession de race.
Pourquoi les femmes... sont-elles tellement plus intéressantes pour les hommes que les hommes pour les femmes ?
Combien de fois les gens ont-ils utilisé un stylo ou un pinceau parce qu'ils ne pouvaient pas appuyer sur la gâchette ?
Les hommes s'élèvent d'une ambition à l'autre : ils cherchent d'abord à se garantir contre les attaques, puis ils attaquent les autres.
La signification de la philosophie ne sera plus de révéler les choses telles qu'elles sont en vérité, mais de permettre au philosophe de prendre conscience de soi.
Si ma photo revenait dans les journaux, au moins c'était pour être la vedette du plus gros vol de l'histoire.
Si ma poésie vise à accomplir quelque chose, c'est à délivrer les gens des manières limitées dont ils voient et ressentent.
Qui a le plus de qualités est comme un arbre chargé de fruits dont les branches s'inclinent près du sol.
Y'en a qui bosseront 8 heures par jour et d'autres qui auront qu'à se baisser pour les ramasser puisque les mecs qui bossent sont assez cons pour se laisser faire.
Le rascisme c'est comme les negres ca ne devrait pas exister.
Les créateurs de mode sont des dictateurs du goût.
Les idées les plus géniales sont dans l'esprit des enfants et des fous. Je me décris comme quelque part entre les deux.
Chuck Norris fait pleurer les oignons.
À 4 ans j'ai calculé mon poids sur toutes les planètes du système solaire.
La guerre n'est pas une maladie... C'est un mal insupportable parce qu'il vient aux hommes par les hommes.
Les faibles ne finissent jamais rien eux-mêmes, ils attendent toujours la fin.
Les épouses sont pour les jeunes hommes des maîtresses, pour les hommes d'âge mûr des compagnes, et pour les vieillards des gouvernantes.
La haine est la plus grande affaire de la vie. Les sages qui ne haïssent plus sont mûrs pour la stérilité et pour la mort.
On veut rendre les gens heureux, mais on ne veut pas qu'ils le deviennent.
Les juifs, toujours exterminés et toujours renaissants, ont réparé leurs pertes et leurs destructions continuelles par cette seule espérance qu'ont parmi eux toutes les familles, d'y voir naître un roi puissant qui sera le maître de la terre.
Nous nous jugeons nous-mêmes sur ce que nous pourrions faire, mais les autres nous jugent par ce que nous avons déjà fait.
Les gouvernements résistent tant que les sous-taxés peuvent se défendre tout seul contre les sur-taxés.
L'athéisme n'est point. Les grands esprits qui en sont soupçonnés sont trop paresseux pour décider en leur esprit que Dieu n'est pas.
La pièce était si mauvaise que les acteurs eux-mêmes partaient avant la fin.
Les qualités pour gagner sont plus importantes que les parties gagnées.
Les gens ne sont pas commodes ; ils vous disent : "Comme vous vous servez mal, monsieur ! ". Et si l'on se sert bien, ils ne vous invitent plus.
C'est fou comme la voix seule peut dire d'une personne qu'on aime - de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité de vivre, de sa joie. Sans les gestes, c'est la pudeur qui disparaît, la transparence qui s'installe.
Les courtes peines, et qui sont suivies de bonheur, ne détruisent pas le goût des plaisirs, au contraire, elles l'aiguisent.
Nous avons adopté certains mots que nous façonnons au gré de nos ambitions et de nos désirs. Utilité devient utilitarisme avec tous les relents d'argent que le terme comporte.
Puisque nous ne savons pas à l'heure actuelle comment rendre les ordinateurs sages, nous ne devons pas leur confier de tâches demandant de la sagesse.
A trente ans, tout est joué : oeuvre, carrière, amour, destinée. Après, il suffit de suivre les rails - chemin de velours ou mauvaise glissade, peu importe - on "suit" sa pente. Entre vingt et trente ans, on la "fait".
Les mots les plus beaux sont encore ceux qui vibrent dans le tabernacle des mains qui se cherchent.
On a beau ne pas être superstitieux, on craint toujours les malédictions des gens.
Impossible de palper le temps, mais il s'insinue là entre les fibres les plus ténues de l'être, s'y loge en intrus et s'y creuse un nid fatal.
Dans chacun de nous il y a un peu de tous les autres ; c'est ça qui est intolérable. On ne peut pas être vraiment soi.
A voir ce qui s'imprime tous les jours, on dirait que chacun se croit obligé de faire preuve d'ignorance.
S'il y a dans le sublime de l'homme les trois quarts de folie, il y a dans la sagesse les trois quarts de mépris.