Les yeux avides ne peuvent être cousus qu'avec le fil de la mort.
Le vivre et le vieillir sont choses si conjointes, que l'imagination même a de la peine à les séparer.
Les menteurs sont des gens qui comprennent l'ennui du monde. Ils veulent toujours que les choses soient belles, et on leur en veut pour cela.
Les choses qu'on pense que l'on va perdre deviennent excessivement précieuses. On aime ceux que l'on a peur de perdre.
Le truc avec les enfants, c'est qu'on n'a qu'une seule chance de bien faire les choses. Il est vraiment important de partager leurs dons pendant qu'ils les découvrent. C'est pourquoi les concours d'orthographe sont une histoire si fascinante. Ils les [...] ► Lire la suite
Les parents et les proches les plus aimants commettent des meurtres avec le sourire aux lèvres. Ils nous forcent à détruire la personne que nous sommes vraiment : une sorte de meurtre subtil.
Dans un monde de plus en plus incertain, avec des puissances qui se remilitarisent, est-ce qu'en tant que président de la République je peux dire à mes concitoyens que je veux mettre entre les mains des Etats-Unis notre souveraineté ? Non.
Internet, Facebook et Twitter ont créé des espaces de communication de masse et des espaces sociaux que les régimes ne peuvent pas contrôler.
Les bras d'une mère sont plus réconfortants que n'importe quels autres bras.
J'aime les femmes, et j'adore être une femme, je trouve que c'est merveilleux d'être une femme.
Les histoires d'amour sont et seront toujours les mêmes, quelles que soient les époques et les altitudes. Elles commencent bien et finissent mal... ou vice-versa.
Un diplomate est par définition quelqu'un qui doit empêcher les choses d'arriver.
Les adversaires de la peine de mort guillotineraient volontiers les partisans de la peine de mort.
Les vrais besoins n'ont jamais d'excès.
Ce n'est pas la perfection qui est inexistante mais les capacités de l'homme à la percevoir.
La consolation du vieillard que l'on croit faits pour les grands du monde et pour les riches, sont plutôt le partage des gueux, qui en savourent la douceur avec plus de licence, plus de goût et plus de tranquillité qu'eux.
Les caresses des yeux sont les plus adorables.
Les hommes sont les seuls chasseurs qui tuent lorsqu'ils n'ont pas faim.
On a remarqué que tous les fous étaient philosophes et que tous les philosophes étaient fous.
Les grands artistes ne sont pas les transcripteurs du monde, ils en sont les rivaux.
Vous croyez encore que l'on n'embrasse qu'avec les lèvres ; mais les vrais baisers sont des sourires.
Les gens sont vraiment malheureux dans notre société. Mais tout contribue à faire qu'ils ne le savent pas.
Dans les livres, il n'y a rien ou presque rien d'important : tout est dans la tête de la personne qui lit.
On doit laisser en paix les gens chargés de la cuisine.
L'étonnement est l'effet du sublime à son plus haut degré ; les effets inférieurs en sont l'admiration, la vénération et le respect.
Si vous vous souvenez des moments les plus heureux de votre vie, ils datent tous du moment où vous faisiez quelque chose pour quelqu'un d'autre.
Ainsi suis-je, mon ami, gracieux avec les gracieux, mais rugissants avec les rugissants et lion avec les hyènes !
Ne vous souciez pas de ce que les gens vont penser de vous, faites ce que vous voulez et cherchez votre bonheur.
- Pourquoi on s'emmerde ? - À quoi ? - À aimer les gens.
Les moyens de communication, l'instantanéité, rendent les frontières classiques et nationales obsolètes.
La jalousie est à coup sûr le plus fort agent de dépravation par les images dont elle obsède l'esprit.
Les bourgeois honnêtes ne comprennent pas qu'on puisse être honnête autrement qu'eux.
Dieu, dans sa divine prévoyance, n'a pas donné de barbe aux femmes, parce qu'elles n'auraient pas su se taire pendant qu'on les eût rasées.
Il vaut toujours mieux trouver de soi-même les choses qu'on trouverait dans les livres.
Les hommes qui sont malheureux, comme ceux qui dorment mal, sont toujours fiers de ce fait.
On ne s'intéresse guère aux affaires des autres que lorsqu'on est sans inquiétude sur les siennes.
Les femmes n'ont vraiment goûté le plaisir de leur amour que quand elles l'ont enfin raconté par le menu.
Le poète fait abstraction de la réalité, alors, ce rêveur compte les étoiles et va même jusqu'à les imaginer.
Quand on se croit destiné à produire de grandes choses, il est difficile de ne pas les laisser pressentir : le boisseau a toujours des fentes par où passe la lumière.
Apprendre les langues prend énormément de temps, et il en est de même pour toutes les choses que l'on veut connaître.
A certaines heures de la vie, la persécution de l'adversité est si grande que l'on ne peut plus en ressentir les coups. On vit, ou mieux on se laisse vivre comme si la vie s'était retirée de nous et qu'un souffle de mort continuait de nous animer.
L'art mène à Dieu, car il tend vers la perfection. Il y a, dit-on, un ciel de gloire pour les artistes malheureux.
La chose étrange avec les gens intelligents est qu'ils abordent chaque idée comme un problème, ils n'ont pratiquement aucune notion de ce qu'est un vrai problème.
Les hommes croient toujours qu'ils ont gagné la partie dès qu'une femme est heureuse. Ils ne savent pas que le bonheur lui-même peut effrayer...
Dans l'art, rien n'est mineur par définition. Il y a le bon et le moins bon. Il en est ainsi de tous les arts.
Dans une société hédoniste aussi superficielle que la nôtre, les citoyens du monde entier ne s'intéressent qu'à une chose : la fête. (Le sexe et le fric étant, implicitement, inclus là-dedans : le fric permet la fête qui permet le sexe.)
Les crises sont des choses qui arrivent régulièrement. Le grand avantage, c'est qu'en général on en sort renforcé.
Le devoir, l'honnêteté, être bon, être juste. Non. Ce sont les désirs qui vous sauvent. Ils sont la seule chose vraie.
Je ne crois que les témoins qui sont prêts à se faire égorger.
Pourquoi est-ce que cela paraît subversif de dire que les parents n'ont aucun droit sur leurs enfants ? A leur égard, ils n'ont que des devoirs.