Tout s'arrangerait parfaitement bien si l'on pouvait faire les choses deux fois.
Pourquoi les annonces des journaux indiquent l'âge des morts, par exemple, et jamais celui des nouveau-nés ?
Il ne faut pas craindre les pièces ennuyeuses ; quand le public s'ennuie, il croit qu'il pense, et ça le flatte.
Les grands hommes, en apprenant aux faibles à réfléchir, les sont mis sur la route de l'erreur.
On n'a pas le droit de garder pour soi un mot drôle. Il y a des mots mortels. Tant pis ! Les mots qui sont mortels font vivre du moins ceux qui les font.
Les tabous, en dépit de leur inviolabilité, se reproduisent de façon effrayante.
Dans la lutte des idées, ce sont les hommes qui périssent.
Les allégories ont un avantage sur les hommes. On ne peut pas leur tordre le cou.
Les journalistes ne disent jamais la vérité, même quand ils la disent.
Les gens qui ronflent sont toujours ceux qui s'endorment les premiers.
Le sage se réfugie dans les livres des Anciens et n'y apprend que de froides abstractions ; le fou, en abordant les réalités et les périls, acquiert à mon avis le vrai bon sens.
On sait toujours où aller : les renards ont aussi une tanière.
Après les guerres un mystère veut qu'il naisse plus de garçons que de filles, excepté chez les Amazones...
A la mi-temps des rencontres sportives, devant les pissotières, il y a beaucoup de cons, mais c'est tout de même devant les toilettes des dames qu'il y a le plus de queues.
Les Français sont et resteront des ânes.
Il faut toujours une doctrine à la force, même supérieure, tant les hommes ont besoin de croire et de faire croire qu'ils ont raison !
Cette vie d'homme qui est si courte pour les plus frivoles entreprises est pour les amitiés humaines une épreuve difficile et de longue haleine.
Nous ne voyons pas les choses mêmes ; nous nous bornons, le plus souvent, à lire des étiquettes collées sur elles.
Tout ce qui se passe dans un ménage était connu des époux pendant les fiançailles, mais ces derniers n'y accordaient pas trop d'importance.
Et le monde se brise un peu plus chaque jour, car l'argent a plus d'importance que les êtres humains...
La science est un ensemble de règles qui nous empêchent de nous mentir. Tout ce que les scientifiques ont vraiment, c'est la réputation de dire la vérité.
Le temps est une herbe qui guérit toutes les maladies.
Dire des bêtises est le seul privilège de l'homme qui le distingue de tous les autres organismes.
Le bon ordre rend les hommes hardis, et la confusion, les lâches.
Les coutumes et les modes des hommes changent comme des feuilles sur la branche, dont certaines s'en vont et d'autres viennent.
S'il en était ainsi, en vous serait détruit le libre arbitre, et point ne serait-ce justice de recueillir pour le bien la joie, pour le mal les pleurs.
Je ne suis pas dans les armes. Je ne suis pas dans les voitures. Je ne suis pas dans les explosions. j'ai peur de tout ça.
Je préfère les hommes qui donnent à ceux qui expliquent.
Un apôtre est venu, vers vous, du milieu de vous, fort pour porter vos péchés, anxieux à votre sujet parmi les croyants, compatissant, miséricordieux.
Un drogué est paré à toute éventualité. il peut voir sa grand-mère morte, grimper le long de sa jambe, un couteau entre les dents. Mais personne ne peut avoir assez de cran pour soutenir un trip pareil !
Les hommes se disputent la terre : - Hommes, la terre, à qui est-elle ?
Etre torchon. Ne pas se mélanger avec les serviettes.
Il en est des baisers comme des confidences : ils s'attirent, ils s'accélèrent, ils s'échauffent les uns par les autres.
On ne conserve pas des valeurs. On les transcende sans cesse. Sinon, elles meurent d'elles-mêmes.
Je suis le dieu le plus puissant des dieux, Absolu sur la terre, absolu dans les cieux ; Dans les eaux, dans les airs, mon pouvoir est suprême : En un mot, je suis l'Amour même.
Les droits sans obligations, c'est l'anarchie.
Il est plus aisé d'être sage pour les autres que pour soi-même.
Faute de temps, le journaliste moderne doit choisir : ou voir l'événement ou le décrire. Il a rarement le loisir de faire les deux.
Les larmes de la femme moisissent le coeur de l'homme.
Les gens qui se font incinérer s'imaginent que, réduits en cendres, ils échapperont à Dieu.
Il faut dire du bien des femmes en général - et en particulier à chacune, du mal de toutes les autres.
Les hommes pensent leur destin plutôt qu'ils ne le gouvernent mais c'est là déjà une grande dignité.
Que nous devons mourir, nous le savons. Ce n'est que de l'époque et du soin d'en retarder le jour que s'inquiètent les hommes.
Les lieux communs sont assez désagréables ; mais les lieux semi-communs sont franchement répugnants.
Les vrais prophètes parmi vous, ce sont ceux qui se taisent terribles.
La plupart des automobiles du monde marchent à l'essence. Les autos françaises marchent au klaxon. Surtout quand elles sont arrêtées.
Les baisers qu'on ne reçoit pas sont peut-être plus intéressants que ceux qu'on reçoit.
Le poignard le plus aigu, le poison le plus actif et le plus durable, c'est la plume dans les mains sales. Avec cela, on gâte un peuple, on gâte un siècle. Il s'écrit aujourd'hui des choses qui lèveront la semence de crimes.
C'est des vaillants et des bons que naissent les braves.
Les voyages, comme les belles femmes, sont faits pour les hommes sans imagination.