Dans la vie, ma chérie, on n'arrive à rien sans relations, et il n'y a rien de plus commode que les cocktails pour se faire des relations.
À 22 ans, je voulais me faire ligaturer les trompes. Je me suis dégonflée. Mais j'ai regretté toute ma vie d'avoir des gosses.
Je pense qu'aucun frisson pouvant traverser le coeur d'un humain n'est comparable à ce que ressent un inventeur lorsqu'une création de son esprit se réalise avec succès. De telles émotions font oublier à un homme la nourriture, le sommeil, les amis, l'amour, tout.
La scène, les coulisses, c'est ma vie depuis que je suis enfant. À huit ans, je voyais passer des filles nues devant moi dans les cabarets, je trouvais ça normal.
Comment ne pas comprendre à quel point il est important, même dans les plus petites choses de la vie, de choisir par soi-même ?
Les hommes savent mieux organiser leur vie que les femmes : ils se marient plus tard et meurent plus tôt.
L'amour c'est comme l'argent, ça sert à rien de se le mettre en conserve, l'amour doit être jeté par les fenêtres.
La guerre n'est pas une maladie... C'est un mal insupportable parce qu'il vient aux hommes par les hommes.
Sous l'avalanche ininterrompue d'informations insignifiantes, plus personne ne sait où puiser les informations intéressantes.
Monsieur le capitaliste affirme, sournois : "C'est le destin qui fait les pauvres".
Les épines que j'ai recueillies viennent de l'arbre que j'ai planté.
Ceux que nous aimons, nous pouvons les haïr. Les autres nous sont indifférents.
Créer n'est pas un jeu quelque peu frivole. Le créateur s'est engagé dans une aventure effrayante, qui est d'assumer soi-même, jusqu'au bout, les périls risqués par ses créatures.
La contradiction entre les deux infinis de Dieu : créer les constellations et donner sa vie pour sauver une âme, n'est qu'apparente. Car une seule âme équivaut à une galaxie dans un système de mesures qui justement définit Dieu.
Les étudiants. Ils discourent sur tout mais n'ont d'idées sur rien. Ils sont vides comme des urnes et ils veulent donner à boire à tout le monde.
Les trois quarts des traîtres sont des martyrs manqués.
Les larmes, c'est comme les crevettes grises : plus elles sont salées, meilleures elles sont !
Les hommes piétinent le bonheur au lieu de le remuer comme une terre délicate.
Si les hommes savaient ce qui les guette, jusqu'au plus humble d'entre eux... ils défailleraient, ils se couvriraient la tête et mordraient leur manteau pour s'empêcher de crier. C'est leur bénédiction et leur malédiction de ne pas savoir.
Quand ils vous connaissent, les gens ont l'impression qu'on les connaît.
Parmi les plus grands traîtres de l'histoire, on pourrait mentionner la météo.
Les scientifiques, dans une démocratie, doivent influencer les décideurs en mettant l'accent sur la gravité de certains problèmes.
Le monde des livres est le plus grand de tous les mondes que l'homme n'a pas reçus de la nature mais tirés de son propre esprit.
Mais j'ai toujours aimé les chemins de traverse, les petites ruelles sombres derrière la route principale - là-bas, on trouve des aventures et des surprises, et du métal précieux dans la terre.
J'étais déterminé, les certitudes sont venues plus tard, quand j'ai pris conscience que j'avais certaines prédispositions.
Un bon mari est le meilleur plâtre pour soigner les maux d'une jeune femme.
Ma définition de la beauté est sans règles. Ce peut être le visage d'une belle femme de 90 ans pleine d'histoires et d'émotions. La beauté est ce que les yeux de quelqu'un communiquent.
Retrouver son train-train quotidien comme si rien ne s'était passé paraît l'une des choses les plus absurdes de la vie. Mais le train-train quotidien c'est aussi un petit signe d'espoir absurde, le signe que la vie continue.
J'aime les enfants, oui. Mais je leur adresse un reproche : ce sont de futures grandes personnes.
Quand les lois sont obscures, les juges se trouvent naturellement au-dessus d'elles, en les interprétant comme ils veulent.
J'adore les huîtres : on a l'impression d'embrasser la mer sur la bouche.
On les a dans ses bras - puis un jour sur les bras - et bientôt sur le dos.
Ce sont nos passions qui nous rendent faibles, parce qu'il faudrait pour les contenter plus de forces que ne nous en donna la nature.
On juge mieux les affaires d'autrui que les siennes propres.
Dans les affaires, comme en amour, il est un moment où l'on doit s'abandonner.
Les vices viennent de la faiblesse ; ils périssent avec elle et ne se corrigent point.
L'espérance vertueuse va vite : elle possède les ailes de l'hirondelle.
Pour qu'il y ait le moins de mécontents possibles il faut toujours taper sur les mêmes.
Le futur, c'est comme la météo ! Ce qu'il y a d'extraordinaire avec la météo, c'est que tous les gens la regarde tous les soirs, et le lendemain, ce n'est jamais ce que l'on nous a annoncé.
Dieu n'a dispersé les Israélites que pour répandre leur croyance au milieu des nations.
Les censeurs ont perdu d'avance la bataille d'internet...
Je suppose que les événements ne sont qu'une sorte de commentaire de nos sentiments - on peut déduire ceux-ci de ceux-là.
Les vieilles badernes font les beaux personnages de théâtre.
Pendant longtemps, on n'a pas payé les députés. Depuis qu'on les paye, il ne paraît pas, tant s'en faut, qu'on obtienne une qualité supérieure.
Si les pétroliers transportaient de l'eau de mer, on s'en foutrait qu'ils fassent naufrage.
Le vrai sage ne craint pas la mort car il sait que la mort n'est rien. La conscience ne souffre pas puisqu'elle a disparu. Avec la chair qui pourrit, c'est l'esprit qui pourrit aussi, et les désirs, et l'angoisse.
Il en est de certaines caves comme des musées. On souhaiterait de s'y laisser enfermer après l'heure ; d'entendre claquer la serrure et s'éloigner les pas du gardien pour surprendre les conciliabules de la nuit.
Y a une façon d'être jeune, puis une manière d'utiliser les restes. L'âge faut "faire avec". C'est tout.
C'est une chose très différente que d'aimer ou que de jouir ; la preuve en est qu'on aime tous les jours sans jouir et qu'on jouit encore plus souvent sans aimer.
Nous, les spectateurs, assistons impuissants à l'homogénéisation inexorable d'un modèle télévisuel régi par l'esprit de profit et l'obsession de la concurrence.