Les mots sont comme des verres qui obscurcissent tout ce qu'ils n'aident pas à mieux voir.
Les touristes, leur manière de tout vérifier par rapport aux guides qu'ils trimbalent. Ils n'admirent pas : ils confrontent.
On blâme la frisure quand on n'a plus de cheveux et on médit les pommes quand on n'a plus de dents.
Avec les insomnies, on peut faire des bouquets noirs de grandes fleurs friables et crissantes comme le sable sous les dents.
Les Américaines espèrent découvrir dans leurs maris des perfections que les Anglaises attendent seulement de leurs maîtres d'hôtel.
Les gens d'esprit font beaucoup de fautes en conduite, parce qu'ils ne croient pas le monde aussi bête qu'il est.
Comme les devins, les femmes ont tendance à mettre de la pensée partout, à lire l'univers des objets et des choses comme un parchemin. Elles ne regardent pas, elles déchiffrent. Tout à toujours un sens.
Les prêtres sont comme les politiciens : ils continuent à traiter les fidèles comme des enfants ou comme des irresponsables.
Il ne faut jamais faire que les sottises qui nous plaisent.
Le repos est pour les masses et le mouvements pour les éléments.
L'artiste ne saura jamais assez combien de richesses gisent dans les terrains abandonnés de son enfance, et combien la reconquête de ces zones d'ombre restera toujours la clef de ses multiples problèmes.
La nation est non seulement la réalité vivante à laquelle nous sommes tous attachés, mais surtout le lieu où bat le coeur de la démocratie, l'ensemble où se nouent les solidarités les plus profondes.
Les idées reçues n'exigent pas de remerciements.
La tombe est un obstacle à tous les regrets, à tous les pardons.
Les hommes qui, dans les temps d'abondance, ne se préoccupent pas de l'avenir, tombent dans une misère extrême, lorsque les temps viennent à changer.
Quand est-ce donc, Athéniens, quand est-ce que vous ferez ce que demande le salut de l'État ? Attendez-vous quelque nouvel événement ? Attendez-vous, grands Dieux, que la nécessité vous y force ? Mais, de quel oeil regardez-vous donc tout ce [...] ► Lire la suite
La plupart des gens ne meurent qu'au dernier moment ; d'autres commencent et s'y prennent vingt ans d'avance et parfois davantage. Ce sont les malheureux de la terre.
Nous avons tous les moyens d'être prospères. Nous devons trouver l'équilibre entre notre richesse et nos besoins.
Nous vivons une époque révolutionnaire. La bonne nouvelle est que nous avons tout ce dont nous avons besoin pour laisser les combustibles fossiles dans le sol. Tout ce dont nous avons besoin, c'est que vous rejoigniez le reste du monde pour créer un avenir plus propre, plus stable et plus pacifique.
Ce que c'est vraiment et ce que j'ai maintenant vécu, c'est que les gens qui sont extrêmement fiers de ce qu'ils font - pas de leur personne - que leur éthique de travail est aussi élevée que nulle part ailleurs. [...] ► Lire la suite
Grue : Femme de mauvaise vie qu'on trouve principalement sur les ports.
Du mal à s'accorder, on joue pas les mêmes partitions. On marche seuls ensemble, chacun campé sur sa vision.
Les femmes, toutes les femmes ont fait leurs valises pour rien une fois dans leur vie. On le fait pour qu'on vous retienne.
Pour obtenir les meilleurs résultats, vous devez parler à vos légumes.
Je déteste quand j'entends dire : 'J'adore l'exercice !' Je pourrais frapper les gens qui disent ça !
Un acteur doit interpréter la vie et, pour ce faire, il doit être prêt à accepter toutes les expériences que la vie peut offrir.
En ce lieu, mes yeux sont les yeux sans paupières d'une figure de pierre dans un désert près du Nil.
Son temps à elle est un miroir où n'habitent que les profils de ses rêves.
Entre toutes les femmes, il n'y a de vrai que notre mère.
En parlant de nos affaires, nous n'apprenons pas seulement beaucoup d'autrui ; mais aussi de nous-mêmes. L'esprit achève ses propres pensées en les mettant au-dehors.
Trois puissances gouvernent les hommes : le fer, l'or et l'opinion ; et quand le despotisme a lui-même détruit cette dernière, il ne tarde pas à perdre les deux autres.
Les équations n'explosent pas.
Le prétendu Dieu des armées est toujours pour la nation qui a la meilleure artillerie, les meilleurs généraux.
Les professeurs de lettres connaissent de la littérature ce que les prostituées connaissent de l'amour.
Deux espèces de femmes : les unes veulent avoir de belles robes pour être jolies ; les autres veulent être jolies pour avoir de belles robes.
Les poèmes se font à peu près comme les canons : on prend un trou, et on met quelque chose autour.
Pour la grande masse disciplinée des hommes, toutes les idées sont femmes tant qu'elles ne se virilisent pas en devenant des faits.
Nous vivons dans un temps, où, si quelques-uns trouvent les galères à moitié chemin du pouvoir et de la fortune, il en est d'autres qui trouvent la fortune et le pouvoir à moitié chemin des galères.
Les êtres humains sont les seules créatures sur terre qui autorisent leurs enfants à revenir à la maison.
Les commentaires sont la partie la plus durable du plaisir.
Il n'y a que les imbéciles pour croire qu'ailleurs ils seraient rois.
Les acteurs n'ont qu'un défaut : ils considèrent la réalité comme une fiction et inversement.
Quand on met le pied dans les idées générales, on glisse.
Les pilotes comptent leur vie au nombre d'heures passées dans les airs, comme si les autres ne valaient rien.
On tue les autres, tous, un petit peu. Sur terre, c'est ce qu'on fait ; on tue le coeur des autres...
Liberté ? Nom donné le plus souvent à tous les sentiments inutiles. Ou à une dispersion à justifier.
Il y a un mystère dans les voies qu'empruntent nos enfants pour se séparer de nous. Elles passent souvent par un moment d'effondrement individuel, un peu comme s'il fallait mourir pour vivre.
C'est leur apanage aux guerres d'amener sur le devant de la scène ce qui se tenait caché en coulisses, qu'on ne voit pas d'ordinaire, le mettre sous les projecteurs.
Ce n'est pas la peine de dissimuler : les jugements de nez sont toujours réciproques.
C'est drôle, les familles. Elles se veulent éternelles, et dans un sens elles le sont : on n'y change plus jamais de la vue qu'on y a des enfants, même quand ils grandissent.