On n'aime plus lorsque les sacrifices coûtent ; on aime peu lorsqu'on s'aperçoit qu'on en fait.
Les dettes que nous avons contractées envers nous-mêmes sont les plus difficiles à payer.
Il y a des esprits qui vont à l'erreur par toutes les vérités ; il en est de plus heureux qui vont aux grandes vérités par toutes les erreurs.
Lorsque les livres sont prêtés, ils sont si vexés qu'ils ne reviennent jamais chez vous.
Il n'y a plus que la peur de mort qui les retienne à la vie.
Les femmes jalouses sont les plus trompées.
Ce n'est pas d'argent seulement qu'ont besoin les infortunés.
En révolution, le premier de tous les principes est de diriger le mal qu'on ne saurait empêcher.
Les mirages de la passion dans un coeur longtemps pur sont déconcertants.
Les poètes tentent de greffer aux hommes d'autres yeux et de transformer ainsi le réel. Aussi sont-ils des éléments dangereux pour l'Etat, puisqu'ils veulent transformer. Or l'Etat et ses dévoués serviteurs n'aspirent, eux, qu'à durer.
Il faut plaisanter sur tout. Il n'y a que les concierges qui disent : "La plaisanterie a des limites".
Les Anglais possèdent deux produits d'une exceptionnelle valeur : leurs tweeds et leurs silences.
Dieu que les Français aiment donc les règlements ! Ils en mettent partout, même là où ils n'ont rien à faire : dans la littérature.
Les héros ont aujourd'hui une durée de vie et un domaine d'action extrêment réduits.
Je fais des dons à toutes les religions. Je détesterais gâcher mon au-delà pour un détail technique.
Il n'y a pas de deuxième acte dans les vies américaines.
D'autres jouaient à se laisser tomber la tête la première d'en haut d'une échelle, et celui qui, tombant de la plus grande hauteur, arrivait à se relever dans les dix secondes, recevait le titre de champion et beaucoup d'applaudissements.
Oh les gens, sachez que vous avez commis de grands péchés. Si vous me demandez quelle preuve j'ai de ces paroles, je dis que c'est parce que je suis la punition de Dieu. Si vous n'aviez pas commis de grands péchés, Dieu n'aurait pas envoyé une punition comme moi sur vous !
D'ailleurs, de nos jours, presque toutes les personnes capables ont terriblement peur d'être ridicules, et en sont malheureuses.
Il y a sûrement beaucoup de honte à être heureux, non pas à la vue de certaines misères mais lorsque le bonheur semble narguer. Ce défaut les Kabyles ne l'ont pas. Par pudeur le riche se cache pour bien manger et le pauvre pour avoir faim à son aise.
La constance n'est bonne que pour des ridicules ; toutes les belles ont droit de nous charmer.
Le pouvoir de mort, il est rarement du côté des femmes. Et en tout cas, quand il est du côté des femmes, il séduit rarement les hommes.
Tous les enfants n'ont pas l'ancre d'une famille solide.
Si les choses sont trop parfaites, les gens ont toujours tellement peur que cela va changer, alors ils le gâchent eux-mêmes.
Profitons des opportunités offertes par l'action climatique et jetons les bases d'un avenir plus prospère et sûr pour tous.
Savez-vous que les chats ne peuvent pas porter de corsets? Ils ne peuvent pas supporter! Pas du tout! Ils tombent juste dessus. Je sais parce que j'ai essayé!
La télé crée une drôle de familiarité avec les gens (...) Le cinéma instaure plus de distance.
Si naturellement les hommes renient l'honneur, la justice et jusqu'à la religion, pour obtenir de la sécurité.
Zèle. Maladie nerveuse qui afflige les jeunes et les inexpérimentés. Passion qui ne s'élance que pour mieux s'étaler.
Le style est comme les ongles : il est plus facile de l'avoir brillant que propre.
L'humanité marche à reculons vers l'avenir, les yeux tournés vers le passé.
Les femmes ne demandent pas mieux qu'à vous être fidèles. Seulement il faut qu'elles puissent.
Les chats ont un petit côté chameau.
L'exemple est le plus grand de tous les séducteurs.
Au pire des passions les hommes conservent un sens de l'équité qui manque aux femmes. Celles-ci, même scélérates, sont toujours intimement convaincues qu'elles ont raison. De là leur supériorité dans le combat.
Peut-être qu'un jour nous exploiterons de manière industrielle les âmes humaines ?
Rassemble les hommes du monde entier au creux de ton amour.
Les femmes, toutes pareilles, ne se ressemblent qu'imparfaitement.
Les bêtises d'une époque donnée sont pour la science des époques suivantes aussi précieuses que sa sagesse.
Les ennemis qui se trouvent en première ligne sont les plus proches les uns des autres.
Une maladie, un deuil, on en parle... mais un chagrin d'amour scelle les mots au bord des lèvres comme si une incompréhensible pudeur devait les retenir nous empêchant de les communiquer aux autres.
Les imbéciles ne pensent qu'à partager leurs merveilles avec la multitude, ce qui est le plus sûr moyen de perdre son butin, et surtout de le voir se muer en une chose vulgaire.
Les prolétaires sont des candidats bourgeois qui se gorgent de vaudeville.
Les changements servent-ils à quelque chose ? A rien, si ce n'est à conserver l'immuable.
Qu'est-ce que le monde deviendrait s'il pouvait un jour donner une réponse à toutes les questions qu'il se pose ? Aussi longtemps qu'il faudra chercher, la vie sera supportable...
L'existence, ramenée à elle-même, représente peu de choses : le souffle d'un désir matérialisé, un rêve d'éternité sitôt brisé par les rhumatismes et le tiers provisionnel.
Ce ne sont ni les hommes, ni les passions, encore moins les idées qui mènent le monde. Mais les mots, rien que les mots.
Si un couple marié mettait un centime dans un pot chaque fois qu'ils faisaient l'amour la première année, et puis retiraient un centime pour chaque fois après ça, ils ne parviendraient jamais à épuiser tous les centimes amassés.
Devoirs : les autres en ont envers vous, mais on en n'a pas envers les autres.
Les femmes ne veulent pas être les égales des hommes. Il faudrait nous lobotomiser pour ça !