Les représailles sont liées à la nature et à l'instinct, pas à la loi. Le droit, par définition, ne peut obéir aux mêmes règles que la nature.
Dans mes fluctuations les plus extrêmes, je n'ai jamais été athée dans le sens de nier l'existence d'un Dieu... Je pense qu'en général (et de plus en plus à mesure que je vieillis), mais pas toujours, qu'un agnostique serait la description la plus correcte de mon état d'esprit.
Je veux que mes garçons comprennent bien les émotions des gens, leurs insécurités, leur détresse, leurs espoirs et leurs rêves.
...Mes copains, mes amis, vous que je n'ai jamais oublié, les sans-gîtes, que celui du coeur, les tu crois ?...
Donne à tes figures une attitude révélatrice des pensées que les personnages ont dans leur esprit, sinon ton art ne méritera point la louange.
L'arc aboli de tristesse élancée. / Dans une lutte imperceptible, ultime / Se raffermit conjointement, minime ; / Les dés sont à demi lancés.
Ce ne sont point les hommes qui mènent la révolution, c'est la révolution qui emploie les hommes.
Elle a les jambes comme l'Arc de Triomphe, mais son poilu n'est pas inconnu.
Il faut croire en Dieu pour avoir foi dans les hommes.
Les hommes veulent tout avoir, et ils se rendent malheureux par le désir du superflu.
Les Révolutions accouchent la force et liquident la faiblesse.
Les muets devraient vivre bien plus longtemps que les autres, ils n'égarent pas le médecin dans son diagnostic.
Les Anglais sont simples, un rien les amuse, ils préfèrent même que ce soit un rien.
Il ne faut pas imaginer comment les choses seront. Il faut se contenter de savoir ce qu'elles seront.
Les grandes civilisations artistiques furent des civilisations où l'inutile était nécessaire. Dans la civilisation d'aujourd'hui, l'inutile est devenu inutile.
Il faut, dans l'oeuvre de chair, que les deux partenaires divaguent ensemble. Sinon, l'un mesure le ridicule de l'autre et en garde la plus méprisante mémoire.
Les progrès de la civilisation vont de pair avec ceux de la cuisine.
C'est le lot de l'âge et de la sagesse que de ramener les désirs à un niveau de satisfaction possible.
Il y a une façon nerveuse, et une façon langoureuse, de faire de la politique, comme de faire l'amour. La rencontre des deux donne les plus beaux effets, ou les plus beaux enfants.
Avec les rêves aussi on peut faire des confitures. Il suffit d'ajouter des fruits et du sucre.
Les proverbes disent ce que le peuple pense.
La Bible est un livre si diversifié que les enthousiastes et les fourbes peuvent y puiser tous les matériaux nécessaires pour appuyer leurs extravagances ou leurs projets dangereux...
Il y a des hommes qui nous inspirent l'irrésistible besoin de les taquiner : ceux dont les vertus ne sont pas les nôtres.
Si prêter pouvait servir à quelque chose, on prêterait même les femmes.
Les grandes oeuvres de ce monde ont toujours été accomplies par des fous.
La Bible n'est-elle pas l'un des premiers almanachs visant à manipuler les masses : elle est bourrée de truismes qui réconfortent les simples d'esprits en mal de directives.
Si l'amour est aveugle, pourquoi les femmes aiment-elles s'acheter de la lingerie fine ?
Celui qui cherche, il ne trouvera pas. Celui qui ne cherche pas, il trouvera et il aura les mains pleines.
L'homme n'a plus qu'une idée : se changer les idées.
Les princes médiocres ne tolèrent qu'un entourage de flatteurs qui leur dissimulent leur médiocrité.
Le sacrifice de soi d'un homme innocent est un million de fois plus puissant que le sacrifice d'un million d'hommes qui meurent en tuant les autres.
De même que la chenille choisit les plus belles feuilles pour déposer ses oeufs, le prêtre dépose sa malédiction sur nos plus belles joies.
Mariage homosexuel et adoption par les homosexuels, faut-il tout accepter sous prétexte que 'la société évolue' ?
En URSS, t'as pas le droit d'arroser les fleurs : ça fait rouiller les micros !
Une pensée qui me rend parfois floue : Suis-je - ou les autres sont-ils fous ?
Je déteste avoir les cheveux longs. C'est comme se promener avec un koala mort sur le dos!
Les attentats m'ont bouleversé, que ce soit à Paris, à Nice, à Saint-Étienne-du-Rouvray. Je ne comprends pas ce monde qui semble devenu fou.
Les câlins peuvent faire beaucoup de bien, surtout pour les enfants.
Quand la famille vole en éclat, on peut compter sur ses amis pour sortir du bourbier. Ou s'y enfoncer. Mais, attention, quand la nuit tombe, les masques tombent aussi. Tout peut arriver et tout est permis, jusqu'au lendemain matin.
Les jeunes paient la note de tous les problèmes sociaux, spécifiquement ceux issus de la crise économique. C'est eux qui sont sans travail.
Les poètes, c'est connu, écrivent leurs mots sur leurs maux.
Quand les hommes sortent de prison, neuf fois sur dix leur regard ne se pose plus. Ils ne regardent plus comme des hommes.
La solitude est un enfer pour ceux qui tentent d'en sortir ; elle est aussi le bonheur pour les ermites qui se cachent.
Les choses dont on parle le plus souvent en plaisantant sont généralement celles qui ennuient, mais dont on ne veut pas avoir l'air ennuyé.
La fiction ne trompe pas. Les êtres finissent toujours par se révéler tels qu'ils sont.
Il n'y a pas de libertin un peu ancré dans le vice qui ne sache combien le meurtre a d'emprise sur les sens.
Peur, curieux comme ce mot revient souvent dans les confidences des hommes quand ils se racontent au lieu de plastronner.
Tous les changements ont beau se produire - sociaux, politiques, religieux, planétaires - chacun de nous n'en est pas moins rempli de sa vie privée.
Les gens ne se guérissent jamais de l'illusion qu'ils se forgent du bonheur d'autrui. L'homme ne se trouve-t-il pas toujours seul à souffrir ?
Quand les hommes s'abandonnent à de vaines présomptions, leur langage est contre eux un accusateur véridique.