Qui court après les souliers d'un mort risque fort d'aller nu-pieds.
Si je manque de conscience, alors pourquoi devrais-je me soucier de ce qui m'arrive quand je suis mort ?
Quand on se tue, c'est pour infliger sa mort aux autres. Il est très rare de voir des suicides élégants.
Ô mes pauvres amis, si la vie est courte et la mort éternelle, réveillons-nous et allons hop ! Allons faire des choses folles et héroïques.
Les écrivains jouissent du privilège mystérieux de faire de la vie avec de la mort ; ils en font, le plus souvent, avec tout ce qui tourne autour de la mort des sentiments.
Dans les périodes où tu sens l'envie de tomber amoureux, tu dois faire attention où tu mets les pieds : comme avoir bu un philtre, de ceux qui te font tomber amoureux du premier être que tu rencontres. Ce pourrait être un ornithorynque.
La mort fait l'importance de la vie.
Depuis l'aube de la conscience jusqu'au milieu de notre siècle, l'homme a dû vivre avec la perspective de sa mort en tant qu'individu ; depuis Hiroshima, l'humanité doit vivre avec la perspective de son extinction en tant qu'espèce biologique.
Règlement du jeu de cricket : Les équipes entrent sur le terrain. L'arbitre siffle et la pluie se met à tomber.
C'est ça, la culture : c'est tout ce que l'homme a inventé pour rendre le monde vivable et la mort affrontable.
Une conspiration du silence parle plus fort que des mots.
L'exilé est un mort sans tombeau.
C'est la mort qui épice nos baisers.
Il n'y a pas de place pour deux pieds dans une même chaussure.
Ce n'était pas une tragédie, mais un crime (ndlr : Au sujet de la mort de George Floyd).
J'aimerais être une cigarette pour naître au creux de tes mains, vivre sur tes lèvres et mourir à tes pieds.
Si je dois mourir dans la brousse, que ce soit le lion qui me tue.
Celui qui plante la vertu ne doit pas oublier de l'arroser souvent.
Il y a un langage pour la mort comme il y a un langage pour la vie.
Ecarte-toi des lieux où l'on parle ou trop fort ou trop bas.
Quand on a remonté sa montre, est-ce du temps que l'on crée, ou l'heure de la mort qu'on nourrit ?
Comme une journée bien remplie nous donne un bon sommeil, une vie bien vécue nous mène à une mort paisible.
L'amour sert à mourir plus commodément à la vie.
Dans les états modèles, où la peine de mort est abolie, la masse des crimes capitaux suit d'année en année une baisse progressive.
La mort en abolissant la possibilité de satisfaire nos aspirations anéantira nos désirs.
La mort n'est pas sensible aux statuts, aux richesses, au pouvoir ni aux titres ronflants ; nous sommes tous égaux à ses yeux.
La compassion n'engage à rien, d'où sa fréquence. Nul n'est jamais mort ici-bas de la souffrance d'autrui.
Je ne veux pas, comme la plupart des gens, avoir vécu pour rien. Je veux être utile ou agréable aux gens qui vivent autour de moi et qui ne me connaissent pourtant pas, je veux continuer à vivre, même après [...] â–º Lire la suite
La mort c'est la noblesse du con.
Les écrivains qui ont recours à leurs doigts pour savoir s'ils ont leur compte de pieds ne sont pas des poètes : ce sont des dactylographes.
Il n'y a que la mort qui soit vivante dans ce singulier monde qu'on appelle la vie !