Quand la guerre est là, les artistes sont peut-être les derniers qui s'accordent une parole de liberté et peuvent faire rayonner cette force dans le peuple.
J'ignore ce qu'est un amour comme celui de Juliette, un amour pour lequel on est prêt à tout quitter, pour lequel on est prêt à traverser les océans mais je veux croire que s'il m'était donné un jour de le trouver, j'aurais le courage d'oser le vivre.
Je protégerai les miens quoiqu'il arrive.
Faut-il dire que les enfants délivrent la femme de l'homme ? La vérité est qu'elle passe d'un joug à un autre joug.
Les problèmes sont le prix du progrès. Ne m'apportez que des problèmes. Les bonnes nouvelles m'affaiblissent.
L'amitié d'un seul homme raisonnable vaut mieux que celle de tous les gens déraisonnables ensemble.
Le ménage du monde est comme celui d'un logement. Il faut recommencer tous les jours.
Les affaires interminables sont celles où il n'y a pas de difficultés.
Les secrets sont des piments sur le bout de la langue. Tôt ou tard ils mettent la bouche en feu.
Un ménage n'est plus un ménage lorsque c'est le chien qui apporte les pantoufles et la femme qui aboie.
Je n'ai d'indulgence pour aucune faute ; j'en ai pour tous les coupables.
En fait de souvenirs nationaux, les deuils valent mieux que les triomphes ; car ils imposent des devoirs, ils commandent l'effort en commun.
Ce qui intrigue le plus les gens mariés, c'est de savoir ce que les célibataires peuvent bien faire de leur argent.
Le mariage est mère du monde, il préserve les royaumes, remplit les villes et les églises, et même le paradis.
Les surprises de la pensée sont comme celles de l'amour : elles s'usent.
On reste avec ses parents comme plus tard avec une femme. Les habitudes tournent parfois en passions.
Les faits les plus intéressants et les plus beaux sont en eux-mêmes poésie.
L'important dans une vie n'est pas ce qui a été accompli mais ce qu'en rapporteront les biographes.
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques.
Les principes de la religion sont une chose, les pratiques qui les prennent pour base en sont une autre. Les principes sont absolument indépendants du temps et de l'espace. Les pratiques changent selon l'époque et selon le lieu.
Avoir les moyens, c'est pouvoir se payer ce qu'on est incapable de s'offrir.
Dans l'intérieur de notre corps vivent en permanence des milliards de microbes. Pourtant, quand on les regarde au microcospe, ils font tous semblant de ne pas nous reconnaître.
Le progrès est un piège à souris, plus grand, plus efficace chaque mois : bientôt, nous serons en mesure de tuer toutes les souris d'un coup.
Avec les femmes, on ne perd jamais tout à fait son temps.
Une société n'offrant comme perspective qu'une compétition sans merci où les soi-disants meilleurs gagnent en écrasant les plus faibles et les moins combatifs ne me semble pas porter l'espoir d'un avenir particulièrement radieux.
Les fils croient à la vertu de leur mère - les filles aussi, mais moins.
Ce sont les passions dont nous méconnaissons l'origine qui nous tyrannisent le plus.
La pluie est quelque chose que les Britanniques font mieux que personne.
Même si on prouve aux femmes que tous les hommes sont des menteurs, elles admettront toujours une exception pour le seul homme sincère : celui qui leur dit qu'il les aime, et qu'elles sont belles à voir.
Plus les grands patrons néolibéraux augmentent leurs revenus, plus ils estiment excessif le "coût de la main-d'oeuvre".
L'important a toujours été le message, les mots, ce que tu as à dire [...] en Somalie, il ne faut pas forcément être un bon chanteur, ou avoir un bon son, mais il faut avoir quelque chose à dire. Voilà ce qu'est un bon musicien en Somalie.
Aujourd'hui, le christianisme est en péril. Il s'est encombré de trop de choses. Il traîne avec soi toutes les fables orientales de l'Ancien Testament, comme s'i l'on devait sauver tout ce sublime bric à brac. C'est une grande faute. Il [...] ► Lire la suite
J'estime, mes amis, que les hommes détiennent la richesse et la pauvreté, non dans leur maison, mais dans leurs âmes.
C'est avec les pétales de l'Hibiscus rosasinensis que les Chinoises noircissent leurs sourcils et leurs souliers.
Les choses qui sont importantes pour moi - être une mère, une femme d'affaires, une activiste - sont toutes des choses qui sont le fruit d'une grande passion.
Si vous travaillez dur et de jouer selon les règles, ce pays est vraiment ouvert à vous. Vous pouvez réaliser n'importe quoi.
Les prêtres et les magistrats ne dépouillent jamais leur robe entièrement.
Organiser d'urgence les jeux olympiques des dopés, toutes drogues confondues étant admises, du moment que les records tombent. Succès garanti.
Je me demande ce que faisaient les gens après l'amour, avant l'invention de la cigarette.
Pénis : Un instrument des plus capricieux, sur qui l'on ne peut guère compter, encombrant quand il ne sert à rien, absent quand on aurait besoin de lui, partageant rarement les idées de son propriétaire, bref une source de contrariétés sinon de tracas.
Les livres présument que la pensée siège dans le cerveau, la vie prouve que l'homme pense avec ses autres viscères.
Les sabliers ne servent pas seulement à nous rappeler la fuite du temps, ils évoquent également la poussière que nous deviendrons un jour.
Pour s'attirer et conserver l'estime des hommes, il ne suffit pas de posséder simplement richesse ou pouvoir, il faut encore les mettre en évidence, car c'est à l'évidence seule que va l'estime.
La pluie produit deux phénomènes contradictoires. Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.
L'amour est la clef de toutes les portes fermées en ce monde.
C'est bien un plaisir que d'être riche ; mais ce n'est pas une gloire hormis pour les sots.
La médecine est inscrite dans les circuits de consommation.
Les horizons les plus beaux sont par nature inaccessibles.
Les parures du superflu sont à l'origine de la destruction de ce qui vit.
Elle a les yeux couleur de ma vague chimère, O toute poésie, ô toute extase, ô Mère ! A l'autel de ses pieds je l'honore en pleurant, Je suis toujours petit pour elle, quoique grand.