Les amants en allés viennent à peine de se rencontrer, ils sont étrangers de s'être tant connus.
Les femmes dont on sollicite les faveurs sont comme les énigmes dont on cherche le mot : dès qu'on les a devinées, on les oublie.
Les alarmes antivol sont insupportables et ne servent à rien, bien au contraire on risque davantage de se faire esquinter sa voiture par un voisin furieux que de se la faire voler.
Les drogues sont un défi à l'esprit.
Heureusement qu'ils ne fonctionnent pas, les régimes ; sinon, depuis le temps qu'on en fait, il y a longtemps que nous aurions atteint le but ultime : le poids zéro !
Les hasards sont les tours que les dieux aiment jouer aux mortels.
Le pire, chez les militaires, c'est qu'on dirait des enfants, tout l'honneur que leur rapportent les guerres se résume en une chose : pouvoir les expliquer.
Les voies de la pensée divine vont à leur but par des fourrés et des ombres épaisses, que nul regard ne saurait pénétrer.
Les princes médiocres ne tolèrent qu'un entourage de flatteurs qui leur dissimulent leur médiocrité.
À tous les repas pris en commun, nous invitons la liberté à s'asseoir. La place demeure vide mais le couvert est mis.
Tous les peuples du monde qui ont combattu pour la liberté ont finalement éteint leurs tyrans.
Personne ne veut mourir. Même les gens qui veulent aller au ciel ne veulent pas mourir pour y arriver.
Les gens qui manipulent commencent toujours leur phrase par : « Vous souffrez ? Quelle est votre souffrance ? ». Et ensuite ils vous l'invente et sauront même la créer.
J'adore le poisson et les légumes. J'ai été élevé avec des légumes ! Tout ce qui est vert - épinards, brocolis, choux de Bruxelles - j'en ai envie.
Les morts sont plus nombreux que les vivants. Leur nombre augmente. Les vivants sont rares.
Si vous avez un peu de patience, vous découvrirez qu'on peut utiliser les immenses ressources du Web pour perdre son temps avec une efficacité que vous n'aviez jamais osé imaginer.
L'arc aboli de tristesse élancée. / Dans une lutte imperceptible, ultime / Se raffermit conjointement, minime ; / Les dés sont à demi lancés.
Faut-il dire que les enfants délivrent la femme de l'homme ? La vérité est qu'elle passe d'un joug à un autre joug.
La crainte de perdre engendre les mêmes passions que celle d'acquérir, car les hommes ne tiennent pour assuré ce qu'ils possèdent que s'ils y ajoutent encore.
Plus je vois les hommes, moins je les aime ; si je pouvais en dire autant des femmes, tout serait pour le mieux.
Il existe pire que les incapables : ce sont les gens capables de tout.
Chacun a ses propres instants de bonheur : il s'agit simplement d'en multiplier la conscience et les occasions.
Les Anglais sont simples, un rien les amuse, ils préfèrent même que ce soit un rien.
Tous les hommes rêvent. Mais il semble parfois, que ce soit l'histoire qui rêve à travers eux.
On dit souvent que la force est impuissante à dompter la pensée ; mais pour que soit vrai, il faut qu'il y ait pensée. Là où les opinions irraisonnées tiennent lieu d'idées, la force peut tout.
Le bercement des nourrices, les câlineries maternelles, les chatteries des soeurs, transforment pour ainsi dire, en la pétrissant, la pâte masculine.
Comment les jeunes pourraient mieux apprendre à vivre qu'en s'y essayant ?
Les bonnes moeurs portent de bons fruits.
La médecine est inscrite dans les circuits de consommation.
Les cartes postales, c'est comme les cartes de Noël : de la politesse à bon marché.
Les parures du superflu sont à l'origine de la destruction de ce qui vit.
Parfois, un mouvement est plus important que les hommes qui l'initient.
Si l'on veut ouvrir la littérature et l'art au plus grand nombre, il faut donner aux gens le courage de s'en approcher, alors qu'on les décourage sans cesse.
Les ignorants se laissent enliser dans les mots, comme un éléphant dans la boue.
Les trois quarts de l'univers peuvent trouver délicieuse l'odeur d'une rose, sans que cela puisse servir de preuve, ni pour condamner le quart qui pourrait la trouver mauvaise, ni pour démontrer que cette odeur soit véritablement agréable.
Il ne faut pas craindre de laisser notre esprit paître un peu, chaque jour, des herbes narcotiques dans les champs illimités du rêve.
Rien ne vaut les encouragements d'un ami.
Les femmes ne sont pas sentimentales, quelque chose d'aussi indiscutable que le sol sous leurs pieds est là qui les attache.
Dans ces derniers temps, de grands efforts ont été faits pour soulever les répugnances populaires contre le capital, l'infâme, l'infernal capital ; on le représente aux masses comme un monstre dévorant et insatiable, plus destructeur que le choléra, plus effrayant [...] ► Lire la suite
Je n'ai pas d'attentes. Les attentes dans votre vie ne font que conduire à des déceptions géantes.
Qu'une femme soit à la fois coquette et dévote, c'est plus que ne peut supporter le plus humble des maris ; elle devrait heureusement choisir entre les deux.
Les chaussures sont le miroir de ce que vous voulez, de ce que vous êtes ou de ce qui vous manque.
Les promesses ne beurrent pas le pain.
C'est la fin de la Ve République telle qu'on la connaît: M. Macron n'aura pas de majorité, ou alors de circonstances, et cela durera ce que durent les amours de vacances. [...] Son élection, ce qu'au diable ne plaise, précipiterait la France dans l'instabilité institutionnelle et conduira à l'éclatement de notre vie politique.
J'travaille les abdos de mes mains en levant le doigt du milieu.
Les joies paisibles de la sainte amitié sont préférables aux bonheurs tourmentés de l'amour.
J'ai quand même bien niqué les socialistes.
Dans la recommandation qu'une mère fait à sa fille de ne point se décolleter pour aller au bal, il y a peut-être moins de respect pour les convenances que de jalousie secrète : Les femmes ne consentent jamais de bon coeur à voir chez d'autres les attraits qu'elles ne possèdent plus.
Tous les jours je me dis que j'ai de la chance d'avoir une vie aussi facile. J'ai l'impression que c'est un peu un cadeau du bon Dieu.
Les prêtres et les magistrats ne dépouillent jamais leur robe entièrement.