On ne peut ni échapper au regard des dieux ni les contraindre.
L'homme a découvert les outils de façon successive. Mais, depuis les temps les plus reculés, l'homme a toujours été un outil pour l'homme.
La solitude serait un endroit idéal si on pouvait choisir les gens qu'on évite.
L'homme est un gros sot pensant, mes amis ! Conscient de l'absurdité de son existence et de l'absence de toute finalité, il se couvre les yeux d'un voile anesthésique afin d'échapper à ses angoisses.
Ce qu'il y a d'étonnant, chez les idiots, c'est qu'ils sont presque tous au-dessus de la moyenne.
L'un de nos problèmes est l'uniformisation. Il n'y a plus de débats d'idées. Les gens suivent les sondages et les top 50. Les jeunes ne sont pas assez fous !
Il en faut des pauvres pour faire une vraie paroisse. Sans les pauvres, le banquet du ciel ne serait pas complet.
Les hommes sont les esclaves du bienfait.
N'est ce pas dans le langage même que les plus violentes, les plus sanglantes batailles se livrent, entre les forces de Vie et de Mort ?
Les échanges et les voyages à travers le monde nous donnent la responsabilité de conserver nos spécificités, et non de les détruire.
D'un côté il y a les chiffres pairs, et de l'autre côté, les chiffres mères.
Pour nous punir de notre paresse, il y a, outre nos insuccès, les succès des autres.
Je suis en train d'écrire un livre. J'ai déjà tous les numéros de page.
Aussi longtemps qu'on enseignera les mathématiques à l'école, il faudra aussi qu'on y fasse sa prière.
Les belles actions cachées sont les plus estimables.
Quand un prêtre joint les mains, le Ciel s'agenouille.
Quand mon mari rentre à la maison, si les enfants sont encore en vie, j'estime avoir fait mon boulot.
Toutes les femmes sont tantôt mères et tantôt cruelles, elles ont besoin de ça pour se sentir entières.
Comment se fait-il que des enseignants du secteur public aient le temps d'aller faire du soutien individualisé payant et ils n'ont pas le temps de faire du soutien individualisé gratuit dans les établissements scolaires.
Ma môme, elle joue pas les starlettes,Elle met pas des lunettes, de soleil.Elle pose pas pour les magazines,Elle travaille en usine, à Créteil.
D'amour on y revit, d'amour on y soupire, sous les plus douces lois de son heureux empire.
Lorsque je fais des choix, je les assume et je le fais publiquement : je n'ai besoin ni de porte-parole ni de paravent.
C'est peut-être le coq qui chante, mais c'est la poule qui pond les oeufs.
Dans nos mondes où la joie est devenue plus que triste, honteuse, je me donne le droit d'avoir l'air heureux, de refuser toutes les leçons de morale.
L'amour ouvre les portes de la joie, de la haine, de la jalousie, et de la peur.
Une colère réprimée peut aussi bien empoisonner une relation que les paroles les plus cruelles.
Les vieux amis sont comme les vieux vins qui, en perdant de leur verdeur et de leur montant, gagnent en chaleur suave.
Les compagnies d'assurances sont comme les femmes : elles conçoivent dans le plaisir et accouchent dans la douleur.
La crainte de perdre engendre les mêmes passions que celle d'acquérir, car les hommes ne tiennent pour assuré ce qu'ils possèdent que s'ils y ajoutent encore.
Jamais la loi n'a rendu les hommes plus justes d'une seule once, mais, en raison du respect qu'ils lui portent.
Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis.
Tous les hommes ne sont pas capables de grandes choses, mais tous sont sensibles aux grandes choses.
Jamais deux sans trois. Cela serait l'épitaphe de l'humanité, qui pourrait valoir aussi pour les guerres mondiales.
Les plus sages ne jettent leur bonnet par-dessus les moulins que quand on leur a mis en poche de quoi en acheter deux autres.
Les journaux sont les chemins de fer du mensonge.
Les auteurs de l'injustice s'arrangent toujours pour avoir la force de leur côté.
C'est avec un oeil critique qu'il faut lire les critiques.
L'exactitude est le propre des gens qui travaillent beaucoup. Seuls, les oisifs peuvent se permettre de gaspiller le peu de temps qui nous est accordé pour vivre.
Les femmes tâtent leur chignon comme les hommes tâtent leur braguette.
On n'a pas le droit de mourir vieux, malade ou noyé parce que c'est dégoûtant pour les autres.
Toutes les inventions jolies et charmantes pour ceux qui ont les moyens d'en jouir valent-elles, vraiment, la somme de misère et de souffrance que nos civilisations produisent ?
Les bonheurs dont nous avons perdu l'espérance sont, sans doute, les meilleurs à recevoir, ceux qui nous émeuvent le plus profondément.
Créer, c'est faire l'amour avec l'invisible. Recréer, c'est vouloir faire l'amour avec les autres.
La réalité s'affronte bien facilement, lorsque disparaissent les gargouilles impitoyables de l'imagination.
Si tu peux marcher sur l'eau tu n'es pas plus habile qu'une paille. Si tu peux voler dans les airs tu n'es pas plus habile qu'une mouche. Conquiers ton coeur alors tu deviendras quelqu'un.
L'amour est la pièce du monde où les actes sont les plus courts et les entractes les plus longs ; de quoi voulez-vous remplir les intermèdes, si ce n'est par les talents ?
On a les qualités qu'on veut avoir.
C'est la philosophie qui découvre les vertus utiles de la morale et de la politique. C'est l'éloquence qui les rend populaires. C'est la poésie qui les rend pour ainsi dire proverbiales.
Les sondages me font penser aux cours d'eau : ils sont le reflet de notre société.
Il est loin le temps où les spermatozoïdes allaient tranquillement se mettre ovaire...