Dans nos mondes où la joie est devenue plus que triste, honteuse, je me donne le droit d'avoir l'air heureux, de refuser toutes les leçons de morale.
Je ne voudrais pas ôter leurs illusions à des millions de gens qui ont le droit de rêver en pensant qu'une idole est un modèle.
Les bonnes moeurs portent de bons fruits.
Les hommes n'ont pas toujours besoin de raisonner leur conduite pour la conformer à leurs intérêts.
Les leçons du processus de paix sont claires ; quoi que la vie nous réserve, nos réponses individuelles seront d'autant plus fortes pour travailler ensemble et partager la charge.
J'ai compris ce que la lumière peut faire d'un visage. J'ai pris conscience qu'une photo peut être forte.
Bien souvent, le plaisir pris à lire dépend dans une large mesure du confort physique du lecteur.
La nature nous a créés avec la faculté de tout désirer et l'impuissance de tout obtenir.
Bien mal acquis ne profite jamais qu'à ceux qui sont assez malins pour ne pas se faire épingler.
On gagne l'amour par la conscience d'abord, et par la force de l'amour après.
Les bonnes moeurs doivent être l'ornement des hommes, et l'or l'ornement des femmes.
On n'a pas le droit de provoquer la haine des individus ; en revanche, on a le droit de rire de toutes les croyances.
Les leçons de l'Histoire enseignent que le sommet est le point le plus rapproché du précipice.
Le monarque n'est monarque que pour autant qu' il agit pour le bien public. Dans le cas contraire, il est un despote qui se place hors du droit et de la loi
Ce n'est pas la charge qui rend celui qui l'exerce plus noble et plus considérable ; mais la charge devient noble et considérable par la bonne conduite de celui qui l'exerce.
La philosophie, dans son ensemble, refuse de valider le droit du plus fort ; elle pourrait se définir comme le passage de la violence à la raison.
Il faut faire le bien pour mériter son bonheur, on n'y arrive pas par la spéculation et la paresse. La paresse séduit et le travail satisfait. C'est dans une conscience tranquille qu'on puise sa force.
Une habitude bien française consiste à confier un mandat aux gens et de leur contester le droit d'en user.
Seul le plaisir physique contente l'âme pleinement.
Lorsqu'on songe à tous les emmerdements provoqués par le péché originel depuis que le monde est monde, on est en droit de regretter qu'Adam n'ait point été pédéraste.
Très vite, on culpabilise, et ça n'arrange rien. Il y a les handicapés, les cancéreux, les sidéens, tous ceux qui viennent de perdre quelqu'un. De quel droit peut-on se sentir mal, être si mal ? Et puis c'est beaucoup plus stupide encore, mais on se sent vexé. On ne meurt pas.
Aucun progrès ne peut être acquis par une société sans passer la souffrance, et c'est là le matérialiste est désarmé.
Hélas, rien n'est jamais acquis à l'homme : ni son coeur ni sa couche.
L'indigestion a été inventée par le bon Dieu pour faire la morale aux estomacs.
Tout est sujet ; tout relève de l'art ; tout a droit de cité en poésie (...) le poète est libre.
Quelqu'un dont la conduite est guidée par un désir de récompense n'est pas sincère ! On ne peut mener sa vie comme on gère une boutique.
L'épuisement physique a ce don de nous anéantir, de nous plonger dans une ivresse où se brouillent toutes les notions.
L'infirmière est temporairement la conscience de l'inconscient, la joie de vivre du suicidaire, la jambe de l'amputé, les yeux du nouvel aveugle, un moyen de locomotion pour le nouveau-né, un savoir et une confiance pour la jeune maman, une voix pour ceux qui sont trop faibles pour parler...
Les abolitionnistes mettent la morale au premier plan de leurs préoccupations. Ce sont des déontologistes : pour eux, une action ne doit pas être décidée qu'en fonction du fondement moral qui lui est propre. Or tuer un animal pour le manger est une mauvaise action, car elle est moralement répréhensible.
Il n'y a que l'envie de mourir pour donner des leçons à notre coeur.
Ce n'est pas la conduite du sage de donner de l'espérance et de l'ôter ensuite.