Non seulement la femme a été plus chichement pourvue que l'homme de dons intellectuels, mais encore elle les perd beaucoup plus rapidement.
L'art est la façon de sentir, d'aimer et d'interpréter les battements du coeur de l'univers.
Les années comptent peu pour la terre et elle enseigne à ceux qui dépendent d'elle que se presser n'avance à rien.
Le plus étonnant dans les ruptures demeure l'action et la force des regards et des silences.
Les plus nobles conquêtes sont celles des coeurs et des affections.
Il suffit d'une guerre dans un pays pour avoir aussitôt les meilleures informations sur sa géographie.
Dieu a construit le monde en une semaine et comme on n'a pas voulu le payer, il a rajouté les maladies.
Tous les docteurs ne sont que des charlatans. Et tous les malades aussi. Seule la marine est honnête en Angleterre.
Les délices siéent mal à l'insensé, et ce n'est pas à l'esclave à dominer sur les princes.
Celui qui accepte les inconvénients de la vie politique, ses servitudes, ses responsabilités, ses salissures et parfois ses risques, le fait pour agir, pour imprimer sa marque aux événements, en un mot pour gouverner.
Les mots me font l'effet d'un pensionnat de petits garçons que la phrase mène en promenade.
Les pires censeurs sont ceux qui osent réprimer les idées et font taire les contestations.
Les descendants du peuple dominateur, et ceux du peuple opprimé.
J'ai envie que les jeunes ne combattent pas qu'avec l'agressivité. L'amour est une très belle arme pour se faire entendre. C'est la plus belle arme je crois...
Les technocrates ne vont guère au-delà du présent. Ils manquent de vision pour apprécier le passé et d'imagination pour voir l'avenir.
La peine capitale n'a jamais détourné les hommes déterminés à outrager la société.
On ne peut atteindre les limites de l'art.
Que fait-on dans la rue, le plus souvent ? On rêve. C'est un des lieux les plus méditatifs de notre époque, c'est notre sanctuaire moderne, la Rue.
Les mots sont comme les sacs : ils prennent la forme de ce qu'on met dedans.
Il n'y a que les passions et les grandes passions qui puissent élever l'âme aux grandes choses.
Les hommes qui passent pour être durs sont de fait beaucoup plus sensibles que ceux dont on vante la sensibilité expansive. Ils se font durs parce que leur sensibilité, étant vraie, les fait souffrir.
La raison et la logique, c'est pour les temps ordinaires.
Les Anglais sont simples, un rien les amuse, ils préfèrent même que ce soit un rien.
Les bonnes nouvelles peuvent être dites à quelque moment que ce soit, mais les mauvaises seulement le matin.
Lorsque de l'argent est en jeu, ne soyez jamais le premier à mentionner les sommes.
Là où la religion n'a pas pénétré les lois et les moeurs d'un peuple, l'administration des cultes n'est que boutique.
Contempler le monde ne coûte rien. Ce qu'il faut payer ensuite, ce sont les commentaires.
Les êtres les plus beaux, les plus doux, les plus vibrants sont justement ceux-là que la vie entraîne en des voies pleines de détresses et de douleurs.
Les mots parviennent toujours à faire taire ce que les regards ne savent pas cacher.
La vieillesse n'est qu'une certaine idée que les autres se font de vous.
Si tous les économistes se tenaient par la main, ils n'arriveraient même pas à une conclusion.
Il faut dépenser son argent discrètement sans entendre tinter les pièces ni sentir leur odeur.
C'est très couvrant de dire du mal de soi, surtout si l'on sait trouver les bonnes formules : elles vous habillent.
Qui choisit trop n'aura que les restes.
J'ai fait mon premier gala dans un asile de vieillards. J'ai eu beaucoup de mal à les dérider.
Les enterrements c'est comme les mauvais films : toujours trop longs, souvent sur joués, et on sait d'avance comment ça va finir.
Les médecins, ça sait sur nous des choses qu'on aimerait mieux ne pas savoir. Les médecins, ça fait peur.
A 40 ans, les Parisiennes anéantissent le reste du monde. Elles ont trouvé leur coiffure, leur silhouette, leur couturier, leur ton et elles mènent la chasse à l'homme où les autres encombrent le rayon mémère.
Je ne vois pas pourquoi les gens attendent d'une oeuvre d'art qu'elle veuille dire quelque chose alors qu'ils acceptent que leur vie à eux ne rime à rien.
Entre colonisateur et colonisé, il n'y a de place que pour la corvée, l'intimidation, la pression, la police, le vol, le viol, les cultures obligatoires, le mépris, la méfiance, la morgue, la suffisance, la muflerie, des élites décérébrées, des masses avilies.
Je considère que je comprends une équation lorsque je peux prédire les propriétés de ses solutions, sans pour autant la résoudre.
Nous n'en voyons les conséquences que lorsqu'elles sont sous notre nez.
Ne vous inquiétez pas si les gens ne reconnaissent pas vos mérites ; craignez que vous ne les reconnaissiez pas.
Ne pas rendre visite à nos aînés, est - j'en ai bien conscience - un crève-coeur. C'est pourtant nécessaire, temporairement pour les protéger du Covid-19 (Coronavirus).
Je dois vivre pour moi. Je dois faire ce que je dois faire pour moi et j'ai cessé de me préoccuper de ce que les gens disent.
Il est très important que les jeunes gardent leur sens de l'émerveillement et continuent à se demander pourquoi.
J'ai appris à quel point il est important de divertir les gens et de leur donner une raison de venir vous voir jouer.
Les chagrins m'ont appris une chose : la colère ne résout rien.
À la fin de sa vie, on peut évaluer sa vie à partir de six critères : le physique, la famille, l'époque, les amitiés, l'amour, la profession.
Tant pis et tant mieux sont les deux grands pivots de la conversation française.