Qui choisit trop n'aura que les restes.
J'ai fait mon premier gala dans un asile de vieillards. J'ai eu beaucoup de mal à les dérider.
Les enterrements c'est comme les mauvais films : toujours trop longs, souvent sur joués, et on sait d'avance comment ça va finir.
La poésie et la musique sont les plus belles parures des hommes.
Au point de vue scientifique, la philosophie représente l'aspiration éternelle de la raison humaine vers la connaissance de l'inconnu. Dès lors, les philosophesse tiennent toujours dans les questions en controverse et dans les régions élevées, limites supérieures des sciences.
- Où cela nous mène ? Est-ce que les livres peuvent nous aider ?- Seulement si le troisième élément nécessaire nous est donné. Un, comme j'ai dit, la qualité de l'information. Deux : le loisir de l'assimiler. Et trois : [...] ► Lire la suite
C'est un qui va chier dans l'église et dit que ce sont les saints.
Je ne juge pas les autres. Je dis que si vous vous sentez bien avec ce que vous faites, laissez flotter votre drapeau bizarre.
Je crois profondément que les rêves deviennent réalité. Souvent, ils peuvent ne pas venir quand vous les voulez. Ils viennent dans leur propre temps.
Les gens tranquilles ont les esprits les plus forts.
Je ne fais pas de la musique pour les yeux. J'en fais pour les oreilles.
L'amour ouvre les portes de la joie, de la haine, de la jalousie, et de la peur.
Les gens courent toujours après le temps, mais c'est toujours le temps qui les rattrapent.
Quand on y songe, les grands magasins sont un peu comme des musées.
Les femmes courent après les fous ; elles fuient les sages comme des animaux venimeux.
Les vivants ont des cartes de visite imprimées ; les morts seuls en ont de gravées.
Ceux qui sèment dans les larmes moissonneront dans la joie.
Si au lieu d'interpréter les faits, on se contentait d'en tenir compte, tout irait moins mal dans les familles et les états.
Les bons coqs sont toujours maigres.
Confiance : sentiment par lequel les salauds nous trompent et grâce auquel nous trompons les gogos.
Les Chinois ne deviendront pas les Russes si les Japonais ne deviennent pas Américains.
Les princes d'aujourd'hui, même s'ils n'étaient que d'opérette, auraient-ils tellement besoin d'argent que, comme de pauvres starlettes de troisième zone, ils devraient vendre leur vie ?
Les femmes sont des chattes qui retombent toujours sur leurs pattes.
L'amour est la pièce du monde où les actes sont les plus courts et les entractes les plus longs ; de quoi voulez-vous remplir les intermèdes, si ce n'est par les talents ?
Vous vous ferez estimer en supportant les injustices.
Est-ce que toutes les villes ne sont pas les mêmes ? Elles sont des rues, des carrefours, des voitures qui avancent, des regards qui cherchent.
Jeune, on se passe très aisément d'esprit dans la beauté qu'on aime, et de bon sens dans les talents qu'on admire.
Etre écrivain, c'est sans doute combler les trous de sa propre vie avec l'étoffe rapiécée des destins qui nous dépassent.
Les gens qui sourient trop cachent un secret : un mort sur la conscience, une banqueroute, des implants ?
Les mots sont comme les monnaies : ils ont une valeur propre avant d'exprimer tous les genres de valeur.
Pour nous punir de notre paresse, il y a, outre nos insuccès, les succès des autres.
La défonce est un sport de jeune. Tout est dans la récupération. C'est pour ça que les jeunes peuvent se permettre de prendre ce qu'ils veulent. Ils se refont dans la nuit et sont créatifs dès le lendemain. À notre âge, il faut un intervalle plus long.
Vous les Américains, vous traitez le tiers monde comme un paysan irakien traite sa nouvelle épouse. Trois jours de lune de miel, puis c'est parti pour les champs.
C'est avec les pétales de l'Hibiscus rosasinensis que les Chinoises noircissent leurs sourcils et leurs souliers.
En grandissant, j'ai toujours aimé les films qui vous transportent dans un autre monde et qui ont des choses que vous ne voyez jamais dans la vie de tous les jours.
D'abord, je trouve toujours choquant et blessant de s'arroger le monopole du coeur. Vous n'avez pas, Monsieur Mitterrand, le monopole du coeur, vous ne l'avez pas. J'ai un coeur comme le vôtre qui bat à sa cadence et qui est [...] ► Lire la suite
Les enfants méprisent leurs parents jusqu'à l'âge où ils deviennent tout à coup comme eux, préservant ainsi le système.
Les erreurs sont un frein, parce qu'elles vous mettent dansle regret et l'apitoiement.
Les morts sont plus nombreux que les vivants. Leur nombre augmente. Les vivants sont rares.
Je suis l'ennemi des mauvais mariages, car les gens mal mariés, maussades, infidèles et malheureux, font du tort à l'amour !
Le doute est le pire de tous les maux, car il les suppose tous.
Les jours de réjouissance sont les jours de faveur, parce que la joie du dedans rejaillit au-dehors.
La seule chose dont on soit sûr, après la mort, c'est qu'on aide l'herbe et les fleurs à pousser, tout le reste, ce sont des boniments.
Tout le monde chante les louanges de la vue qu'on a du haut des montagnes, personne ne parle des vues qu'elles obstruent.
Quand on a besoin des bras, les secours en paroles ne servent de rien.
Fiez-vous à tout le monde, et vous aurez bientôt à la maison une bonne femme pour vous tromper, de bons amis pour vous la souffler et de bons valets pour les y aider.
Ce n'est pas parce que les choses sont impossibles qu'il faut les accepter.
Il est difficile d'avoir tort quand on a fait soi-même les questions et les réponses.
Les sabliers ne servent pas seulement à nous rappeler la fuite du temps, ils évoquent également la poussière que nous deviendrons un jour.
Les Irlandais. Ce peuple est si malheureux qu'il a toujours festoyé la mort comme une amie, et que nul danger ne peut l'éloigner d'une cérémonie funèbre.