Les idées sont la parure de nos haines ou de nos amitiés, mais l'affectivité toute pure nous détermine et nous gouverne.
Trois choses annulent les décrets divins défavorables : ce sont la prière, la charité, le repentir.
Les idées sont comme les gros billets. Si tu les montres, on te les vole.
Parole de nonagénaire : "J'ai des troubles de mémoire. Par exemple, il m'arrive de poursuivre les jolies femmes. Je ne me souviens plus pourquoi".
Pour juger combien nous importunons en parlant de nous, il faut songer combien les autres nous importunent quand ils parlent d'eux.
Les imbéciles me semblent plus à plaindre qu'à blâmer.
Il faut mettre le bébé au courant de tout ce qui le concerne, de ce qu'on fait et de ce qu'on fera pour lui dans l'immédiat ou dans un proche avenir. Pendant qu'on fait couler son bain, il faut lui dire : "Je fais couler ton bain". Cela, toutes les mères le savent.
Quand il l'aimerait de toutes les forces de son être chétif, il n'arriverait pas à l'aimer en quatre-vingts ans autant que moi en un jour.
La guerre est un instrument politique ; dès qu'on s'aperçoit qu'on la gagne, les considérations politiques doivent décider de son déroulement ultérieur.
J'arrive de mon Berry, j'ai ma gueule de bûcheron, mon nez de boxeur, les cheveux longs, je fais peur aux vieilles dames à la tombée du jour, et cependant la musique des mots de Racine me bouleverse.
Les mots qu'emploient parfois les amoureux sont chargés d'émotions fausses. Seuls leurs silences ont cette cruelle précision qui leur confère la vérité.
Je fais les choses différemment, parce que je ne respecte pas les règles, je dirige avec mon coeur et non avec la tête, et même si cela me cause des ennuis dans mon travail, je le comprends.
Je suis un homme mort depuis plusieurs années;Mes os sont recouverts par les roses fanées.
Celui qui penserait que les hallebardes, les gardes et le guet garantissent les tyrans, se tromperait fort. Ils 's'en servent, je crois, par forme et pour épouvantail, plus qu'ils ne s'y fient.
Je ne sais pas vieillir. J'aime la lumière. J'aime les jambes des filles. En vélo. J'aime le monde entier.
- J'espère que tu ne fais pas de bêtises ?- Si, maman, il n'y a que les bêtises qui valent le coup dans la vie.
La grâce, les talents, ni l'amour le plus tendre, d'un douloureux affront ne peuvent nous défendre.
Vous ne pouvez pas baser votre vie sur les attentes des autres.
Le cadeau que j'aimerais pour mes trente-deux ans ? Une voiture aussi bonne que les autres...
Il n'y a rien que je ne ferais pas pour ceux qui sont vraiment mes amis. Je n'ai aucune idée d'aimer les gens à moitié, ce n'est pas ma nature.
Je n'ai jamais été honnête. Mon père est mort et je ne lui avais jamais dit : « Je suis gay ». Je savais ce que je l'étais, mais j'ai dû faire semblant de ne pas l'être pour éviter les coups.
La France de tous les jours, on n'en parle plus, car elle n'est plus intéressante
Les grands metteurs en scène sont toujours directifs. Après, ils ont chacun leur manière de l'être. Michael Haneke n'a pas la même façon de l'être que Chabrol par exemple.
Nous attendons toujours, pour nous exécuter, l'instant où nous sommes forcés par les circonstances.
Fermer les yeux... c'est une manière comme une autre de tirer les rideaux.
Il est dans la nature des femmes de dédaigner qui les aime et d'aimer qui les dédaigne.
On ne réussit qu'en étant soi-même, pas en imitant les autres.
Les fous du passé sont les sages de l'avenir.
En histoire, même les faits non accomplis comptent.
Ce sont toujours les indifférents qui sont les mieux renseignés.
Entraînez-vous à abandonner les choses que vous craignez de perdre.
Pour un journaliste il est essentiel d'inspirer de la sympathie aux gens importants comme les policiers, les douaniers, les concierges, les employés, les préposés, les contrôleurs et les ministres.
Chers lecteurs, que les mots dansent dans votre coeur. Écrivez! Ça ne guérit pas, ça n'efface pas, les cicatrices restent mais c'est un beau voyage. Ouvrons les portes du sérail.
Je suis seul, je suis seul, c'est l'heure des tempêtes.Les mots à qui je parle ont peur de me parler.La nuit m'entoure, je m'accroche à ma planète.Le Sud est-il au Nord ? Mon étoile a coulé.
Les États-Unis, privatise des prisons en négociant des contrats qui garantissent aux concessionnaires un taux de remplissage de 90 %. C'est quoi, ça ? L'absurdité du capitalisme poussée à son comble.
Les riches ont de l'orgueil, les braves de la présomption.
J'entends par beauté celle qui s'épanouit en générosité, équité et respect. Celle là seule est capable de changer le monde, car elle est plus puissantes que toutes les beautés créées de la main de l'homme.
Je fermai hermétiquement les volets de bois sur les petites fenêtres grillagées et verrouillai la porte. Puis je grimpai dans le cercueil garni de satin, distinguant à peine le reflet de l'étoffe dans l'obscurité, et refermai le couvercle. Voilà comment je devins vampire.
Si le film fonctionne, personne ne remarque les erreurs... Si le film ne fonctionne pas, la seule chose que les gens remarquent, ce sont les erreurs.
Les hommes et les femmes ne sont pas égaux.
- Je te paye pas assez pour t'acheter des chaussettes ? - Hein ? - Tes chaussettes, elles sont trouées. - Ah ! Mais celles-ci ce sont celles de la nuit, les pieds aiment bien respirer la nuit. - Alors pourquoi n'en change tu pas le jour ? - Parce que celles de jour sont pleines de trous.
Toujours ouverts, toujours veillants les yeux de mon âme.
Quand un écrivain commence à négocier son talent, il ne tarde pas à suspendre les paiements.
Les hommes sont comme les horloges : bons, ils servent très longtemps ; mauvais personne ne peut les réparer.
Poursuivre le bonheur, au lieu de le laisser venir, n'est-ce pas courir après le reflet d'un mot ? En fait, les hommes seraient plus heureux si on leur parlait moins de bonheur !
Les chefs sont des salauds puissants ; les sujets, des salauds en puissance.
Les obstacles paraissent d'autant plus insurmontables que l'on est petit.
Les récompenses sont toujours un peu insuffisantes.
Il y a des hommes à qui les illusions sur les choses qui les intéressent sont aussi nécessaires que la vie.
Les mondes meurent, puisqu'ils naissent.