Parole de nonagénaire : "J'ai des troubles de mémoire. Par exemple, il m'arrive de poursuivre les jolies femmes. Je ne me souviens plus pourquoi".
Je ne crois pas que la justice règne jamais parce que l'injustice n'est pas dans les lois, elle est en chacun de nous.
Etre libre et seul, c'est oublier le temps présent. C'est retrouver en soi un univers à part qui vous appartient en propre et que vous n'avez livré à personne.
Ce que tu manges devient pourriture, ce que tu donnes devient une rose.
Une circonstance imaginaire qu'il nous plaît d'ajouter à nos afflictions, c'est de croire que nous serons inconsolables.
Les idéals ayant un penchant si irrésistible à nous décevoir, c'est sagesse que d'en avoir plusieurs.
Il y a un équilibre dans ma vie, il y a la réalité et il y a la partie qui a l'air vraiment glamour, mais nous ne sommes tous que des personnes à la fin.
Mieux vaut se tromper en faisant que de refuser d'agir.
Ecrire : essayer méticuleusement de retenir quelque chose : arracher quelques bribes précises au vide qui se creuse, laisser, quelque part, un sillon, une trace, une marque ou quelques signes.
De même que les architectes devraient être forcés de vivre dans les bâtiments qu'ils dessinent, les auteurs de livres pour enfants devraient être forcés de lire leurs histoires tout haut chaque soir de leur foutue vie.
Le monde n'était pas plus grand que nos pensées, et pas plus que le fils de Clinias nous ne savions ce qu'est la mort.
Longtemps que je simule, persuadé que je fixe le temps. Incapable de voir que tous mes refuges sont mes tombeaux.
Je n'ai pas permis non plus que la faillite devienne en Italie une nouvelle industrie. Pour tous ceux dont les agissements apparaissent nettement frauduleux, même si le code ne permet pas toujours de les atteindre, je n'hésite pas à les envoyer au "confino".
Il ne reste que deux communistes au monde, moi et Oscar
J'ai autant d'idées libérales que d'idées conservatrices que je discute parfois avec moi-même.
S'amuser. Le jeu est beaucoup plus agréable lorsque vous essayez de faire plus que simplement gagner de l'argent.
Les gens sont comme des vitraux. Ils brillent tant qu'il fait soleil, mais, quand vient l'obscurité, leur beauté n'apparaît que s'ils sont illuminés de l'intérieur.
Imprudentes et vaines réflexions que celles qu'inspire le malheur ! Pour méditer sagement, il faut des jours heureux.
Il n'y a pas de loi plus belle que d'obéir à un père.
Rien ne fait plus de mal à la beauté que le désir et l'argent.
Il ne faut attendre son bien que de soi-même.
Il n'y a d'universel que ce qui est suffisamment grossier pour l'être.
L'enfance déconcerte souvent la jeunesse, plus éprise d'affirmer sa maturité naissante que de raviver les souvenirs encore proches de l'adolescence.
Je n'ai jamais été malade en mangeant. Jamais. Le jour où je serai malade en mangeant, je m'arrête de travailler, parce que je travaille pour manger.
Je veux dire que l'homme a un tyran, l'ignorance.
- Pourquoi rêver est-il si important ? - Parce que dans mes rêves on est toujours ensemble.
Vous ne devenez pas ce que vous voulez, vous devenez ce que vous croyez.
Dieu est mon égoïsme. Ce que j'aime par-dessus tout en moi, c'est Dieu...
Ce quelque chose qui parle désormais dans l'histoire, qui prend la parole dans l'histoire, et dont on va parler dans l'histoire, c'est ce que le vocabulaire de l'époque désigne par le mot de « nation ».
Le bonheur est un état constant et l'homme un être trop muable pour que l'un convienne à l'autre.
Ainsi que par César, on jure par sa mère.