Les circonstances nous changent, jamais la volonté seule.
Tant de gens échangent volontiers l'honneur contre les honneurs.
Les malheureux ont toujours tort.
Les choses ne sont point ce qu'elles sont, mais ce qu'elles paraissent être.
Les guerres, ça finit toujours mal.
Quand on a besoin de bras les secours en paroles ne servent de rien.
Quel merveilleux don nous avons, nous les écrivains, de nous torturer et de torturer les autres !
Les automnes me semblent la vraie saison des commencements, les vrais printemps.
Le capitalisme avait besoin que les gens aient de plus grands besoins.
Il est vrai aussi qu'on doit s'habituer, comme les médecins avec la souffrance, les magistrats avec le crime... l'accoutumance, tout s'aplanit, même les agréments on les trouve trop naturels, on ne se méfie plus des retours de trique... les peuples aussi bien que les individus !
Oreilles fermées, n'entendent pas les coups de canons.
Les enfants doivent se rappeler que lorsque vous mettez quelque chose sur Twitter, ce n'est pas comme si vous chuchotiez à votre ami, vous l'avez mis sur un panneau que le monde entier, y compris vos propres enfants, peut voir un jour.
Avec Salma Hayek, on partage tout sauf les mecs.
Sur scène, on fabrique devant les gens, et j'aime fabriquer.
Je dis toujours oui a priori, je trouve insupportables les gens qui disent toujours non. Cette méthode n'a pas dû être mauvaise pour en arriver là où j'en suis ! Mitterrand faisait cela, il laissait les choses croupir, et ensuite il prenait les décisions. Jospin, lui, avait théorisé l'équilibre. Il fallait toujours être à l'équilibre.
Je lis régulièrement des trucs aberrants sur nous, par exemple que Marion habite à Los Angeles... Les gens n'imaginent pas que l'on vit comme tout le monde, qu'on fait nos courses, qu'on cuisine, qu'on emmène notre fils à l'école.
C'est peut-être simplement cela, être romancière : avoir des livres qui poussent dans les interstices de tout.
Millénaire. Période d'un millier d'années, quand le couvercle peut être revissé avec tous les réformistes en dessous.
Si l'on savait ce que coûtent les bonheurs de la vie, personne ne voudrait les acheter.
Verre d'eau - Quantité de liquide dans laquelle les autres se noient.
Si l'on ôtait les chimères aux hommes, quel plaisir leur resterait -il ?
J'ai eu des chagrins, mais il faut savoir les dominer.
C'est l'esprit même de la Nature, cette puissance épouvantable de dévastation et d'engloutissement : - et ce qu'on voit, tout cela n'est-il pas, déjà, un butin pris au ciel, la ruine immense des magnificences passées, les reliefs d'un repas effroyable ?
Moi, je répondais de mon mieux à toutes leurs questions, donnant sur mon ami les détails que je savais, inventant effrontément ceux que je ne savais pas.
Le quinzième round, c'est toujours le plus difficile pour les boxeurs, c'est le round des héros.
J'ai eu tous les inconvénients nécessaires pour réussir.
Si vous éclairez les gens, ils trouveront leur propre voie.
Ce que j'aime vraiment, ce sont les vieux films hollywoodiens.
Je me sens mieux dans les matériaux doux et naturels tels que le coton et la soie. Je porte des collections de tous les designers. Ils ont tous des coupes exceptionnelles et des matériaux extrêmement agréables.
Je dirige certainement avec confiance même si je ne suis pas confiant. J'ai appris très tôt en tant qu'acteur que la confiance peut être truquée, et ce n'est pas toujours une chose terrible à faire. Souvent, si les gens se sentent en confiance, ils sont confiants.
Plus d'une centaine de films qui tous ne furent pas des chefs d'oeuvre. Certains ne sont même pas sortis en France, d'autres, je veux les oublier, dit-elle. J'ai souvent dit "oui" à n'importe quelles conditions.
À distance, les maux divertissent leur homme.
Ce que nous demandons au cinéma, c'est l'impossible, c'est l'inattendu, le rêve, la surprise, le lyrisme qui effacent les bassesses dans les âmes et les précipitent enthousiastes aux barricades et dans les aventures.
C'était triste. Mais on a compris que les choses dépendent de notre volonté, qu'elles existent parce qu'on le veut bien, parce qu'on choisit à chaque seconde de ne pas les détruire. Elles existent si peu qu'on peut dire que rien n'existe.
Encore quinze ans, encore douze, encore dix avant d'être grand. On croyait ne jamais pouvoir le supporter. Et voici que l'enfance est finie aux yeux de tous, alors que l'enfant est encore là tout entier, tel qu'il a été marqué par les dures années sous-marines.
Les grands savants sont souvent perçus comme des individus particulièrement calmes, qui dégagent une attitude sereine, couronnée parfois d'un léger sourire mystérieux. Tout le contraire des experts stressés et de certains universitaires agités qui s'excitent sur un air grave et qui souvent nous énervent.
On oublie les mots comme on oublie les noms. Le vocabulaire a besoin d'être constamment fertilisé ou il mourra.
Défie la mort, les gens te craindront.
Les garçons ont toujours besoin d'inspiration. Ils se tournent vers leur père, mais souvent cela n'est pas suffisant - justement parce qu'il s'agit de leur père. Alors ils se tournent vers d'autres hommes. C'est en réalité une bonne chose.
La vraie fête, c'est faire ce dont on a envie, indépendamment de ce que font les autres, sans tenir compte du calendrier, en se moquant des usages et en faisant fi du qu'en-dira-t-on. Rare et difficile.
Il y a trois sortes de critiques : ceux qui ont de l'influence, ceux qui en ont moins, ceux qui n'en ont pas du tout. Les deux dernières n'existent pas. Toutes les critiques ont de l'influence.
Les grandes passions, cérébrales ou sensuelles, sont affaires de gens dûment repus, désaltérés et reposés.
C'est l'imagination qui perd les batailles.
En tête, la musique jouait la marche du régiment, et, à la reprise victorieuse des clairons, il me semble que les dos las se redressaient.
Je suis seul. C'est de moi que mon rire se moque ;Il a mangé la lune, ainsi font les vautours.L'ancre perce mon crâne : on dirait une coqueQui tourne, se retourne et n'a plus de contours.
On dit aussi qu'il fut professeur dans un lycée et qu'on n'a pas pu le garder à cause de cette manie terrible de se branler par sa poche percée derrière son bureau, en pleine classe... que les enfants n'apprenaient plus rien.
Les seules conquêtes qui soient permanentes et sans regrets sont nos conquêtes sur nous-mêmes.
Loin là-bas, au soleil, se trouvent mes plus hautes aspirations. Je ne peux peut-être pas les atteindre, mais je peux lever les yeux et voir leur beauté, croire en eux et essayer de suivre où ils mènent.
Il y a des livres dont les dos et les couvertures sont de loin les meilleures parties.
En tant qu'êtres humains, nous avons une tendance innée à sauter aux conclusions; juger les gens trop rapidement et leur imposer des échecs ou des héros sans tenir dûment compte des faits et des idéaux de l'époque.