Nos demandes sont simples, normales et donc difficiles à satisfaire. Tout ce que nous demandons, c'est qu'un acteur sur scène vive selon les lois naturelles.
Je ne vois pas l'Amérique autrement qu'avec les yeux d'un Européen. Cela me fascine et me terrifie en même temps.
Les angoisses du remords empoisonnent la volupté que parfois l'on trouve en s'abandonnant à l'excès du chagrin.
Les Français, je trouve qu'ils ont peur, peur des étrangers. Avant, il y avait un quant à- soi. Même dans la France de Marcel Aymé, où il y avait pourtant plein de collabos.
Les bibliothèques devraient être ouvertes à tous sauf aux censeurs.
La nuit tous les chants sont tristes.
Les malheurs qui ne nous tuent pas nous grandissent.
Au cinéma vous écrivez pour séduire, pour que les gens sortent de chez eux, alors que sur le petit écran, vous écrivez pour ne pas les heurter et qu'ils restent devant leur poste.
Les seules fois de ma vie où je ne me suis pas vue perdante, c'est quand j'ai été enceinte ou quand j'ai fait mes films. Là, j'avais une confiance totale en moi.
Si on a le bon Dieu avec soi, les inspirations se cristallisent en créations heureuses. Si c'est le contraire, ça ne devient plus que de l'effort et de l'agitation stériles.
La force des Américains : leur volonté d'être les premiers dans tous les domaines, la simplicité de leurs relations.
Faites les choses que vous savez, et vous apprendrez la vérité que vous devez savoir.
Si vous aimez assez les films, vous pouvez en faire un bon.
Les meilleures leçons sont celles que l'on prend sans que les personnes à qui on les prend en soient informées.
Les démocraties ont remplacé le faste par le luxe.
Les nuits de la semaine restent à baptiser.
Tout arrive par les idées, elles produisent les faits, qui ne leur servent que d'enveloppe.
Les apparences peuvent être vraies.
Les trésoriers sont les éponges du roi.
Si on dit trop de mots, on les use, on les gaspille.
Un critique de rock, journaliste mondain, doit se choisir un look pour devenir quelqu'un. On peut aller à droite, les cheveux demi-longs, avec une cravate et des complets-veston. On peut aller à gauche, avec les cheveux courts et des allures de super de vrai conquistador.
Une forte quantité d'opinions est fondée sur le principe que nous ne sommes rien. Les meilleurs ajoutent que nous sommes pourtant susceptibles d'une certaine espèce de valeur absolue - en nous reconnaissant pour rien, et en croyant à l'amour de Dieu.
C'est le problème, quand les meufs s'enferment dans un dialogue privé avec d'autres meufs, elles arrivent à des conclusions qui échappent à tout bon sens, et qu'on aille pas prétendre qu'il n'y a pas là, au fond, une profonde hostilité envers la libido masculine.
J'aime que les gens soient malheureux parce que j'aime qu'ils aient une âme.
Comme viennent vite les raisons d'approuver ce que nous aimons !
Les matchs de la NBA sont passionnants à regarder et ont un attrait mondial. Ils sont très populaires en Chine. Je regarde les matchs de la NBA à la télévision quand j'ai le temps.
Lorsque nous combattions les Sauveurs, vous m'avez dit que bientôt vous seriez celui qui me suivrait. Mais vous ne l'avez pas fait. Parce que je n'étais pas quelqu'un à suivre. Cela change maintenant.
La renommée est comme un cochon rasé avec une queue graissée, et ce n'est qu'après avoir glissé entre les mains de quelques milliers de personnes, qu'un homme, par hasard, s'y accroche !
J'avais l'habitude de prendre les personnes pour des otages dans mes relations et de ne pas laisser les gens être indépendants. Cela finissait toujours par un désastre, parce que vous enlevez l'identité des gens et ils finissent par être pleins de ressentiment.
Je suis l'interprète. Je suis celui qui prend vos mots et les apporte à la vie. J'ai été formé pour chanter, danser et rire, et c'est ce que je veux faire.
Avec François Hollande, on ne peut pas discuter donc on ne discute plus. Ça ne sert à rien, les discussions avec lui sont inutiles.
Certaines gens sont si contrariants qu'il suffit qu'on les admire pour qu'ils ne s'admirent plus.
Les médecins : la renommée proclame leurs succès et la terre recouvre leurs erreurs.
A partir d'un certain âge, les femmes se prennent toutes pour leur fille.
Sur l'amour : les hommes en meurent, les femmes en vivent.
Dans mes afflictions, dans toutes mes traverses et tous les chagrins inséparables de la misère humaine.
Quand on est dans un domaine comme l'écriture de spectacle, le luxe c'est jamais bon. On ne trouve pas les bonnes idées dans le luxe, on les trouve dans les contraintes.
La raison pour laquelle on veut faire des films à petit budget est que plus le budget est bas, plus les idées sont grandes, plus les thèmes sont grands, plus l'art est intéressant.
Les gens n'ont vraiment pas à vous donner quoi que ce soit, alors appréciez ce que les gens vous donnent. Et ne laissez pas cela passe, peu importe ce qu'ils vous donnent.
Les révolutionnaires, même de robe, ne sont pas les fauves de l'Histoire, ils n'en sont que les charognards. Ils ne dévorent que des sociétés mortes et n'attaquent que des institutions malades ou débiles.
Au moment où vous écrivez les derniers paragraphes, le livre vous témoigne une certaine hostilité dans sa hâte de se libérer de vous.
Quand on songe au prix du bifteck, on comprend plus aisément pourquoi, en Inde, les vaches sont sacrées.
Les angoisses métaphysiques sont une grande ressource pour les ratés.
Je n'aime pas les racistes, surtout quand ils sont noirs.
Dire seulement leurs noms à ces combattants, dire seulement leurs noms c'est les défendre, c'est les sauver.
Alors que le sujet, la forme, la ligne s'adressent d'abord à la pensée, la couleur n'a aucun sens pour l'intelligence, mais elle a tous les pouvoirs sur la sensibilité.
L'habit de pèlerin est une lettre de change à vue tirée sur tous les dévots.
On a des champions qui deviennent fonctionnaires quand ils passent pros. Il faut leur mettre le couteau sur la gorge pour avoir des résultats. Les Français gagnent trop d'argent et ne font pas assez d'efforts.
Nous étions installés sur nos rancunes, comme les fakirs sur leurs lits de clous.
N'avouez jamais! L'adage du louchebem guillotiné au siècle dernier. Ce qu'il a gueulé sur la bascule: N'avouez jamais! Son cri, d'écho en écho, dans les taules, nous parvient toujours.