Le vaisseau de la féminité : galbée en proue, majestueuse en poupe et poivrée dans les écoutilles.
Oublions ces examens qui agissent comme des aimants pernicieux en orientant les efforts vers la "réussite".
Il y en a qui ne disent rien, mais le disent bien ; il y en a d'autres qui disent beaucoup, mais le disent mal. Les pires sont ceux qui ne disent rien et le disent mal.
Ce ne sont pas les plus grandes injures qui entraînent le pire ressentiment.
Bien des gens commentent les horreurs qui frappent les autres comme s'ils étaient très soucieux de les aider, alors qu'en réalité ils se complaisent à la souffrance d'autrui, par ce qu'elle leur permet de croire qu'ils sont heureux.
Tous les crimes sont venus de la tyrannie, qui fut le premier de tous.
Les hommes ne sont point faits pour être entassés en fourmilières mais épars sur la terre qu'ils doivent cultiver. Plus ils se rassemblent, plus ils se corrompent. Les villes sont le gouffre de l'espèce humaine.
Les apparences extérieures n'ont jamais trompé personne.
Les hommes à femmes se divisent en deux catégories : les portefeuilles et les portefaix !
Les hommes politiques finissent toujours par se convaincre plus ou moins de ce qu'ils veulent faire croire à leurs électeurs.
Les aubes sont navrantes, le temps n'a point de rives, il coule et nous passons.
A quoi sert de rapiécer les pieds si la tête est ravagée.
Le théâtre demeure un des rares espaces où il est encore possible de réfléchir devant et avec les autres.
Le brigand qu'on persécute, l'homme exalté qui injurie, le peuple trompé qui assassine, suivent leur instinct et font leur métier. Mais, l'homme en place qui les tolère, sous quelque prétexte que ce soit, est à jamais déshonoré.
Personne ne peut ressusciter les morts ni compléter leur destin.
Les questions auxquelles on répond par oui ou par non sont rarement intéressantes.
On va chercher dans les sectes un peu de cette chaleur que produisent les inquiétudes et les désarrois partagés dans un monde gagné par le froid de l'indifférence.
On nous montre comment, avec les détergents actuels, on peut enlever des taches de sang. Mais il est probable qu'avec un t-shirt couvert de sang, notre soucis premier ne soit pas de faire partir la tache mais de trouver un endroit pour cacher le corps.
Les communistes s'appuient sur une riche expérience historique qui enseigne que les classes obsolètes n'abandonnent pas volontairement la scène de l'histoire.
Cette relation intellectuelle était épanouissante, mais très franchement, si je les suivais partout, c'était quand même beaucoup plus pour Nico que pour la musique ou l'écriture.
Comme les maisons bien approvisionnées sont susceptibles d'être pleines de souris, de même les corps de ceux qui mangent beaucoup sont pleins de maladies.
Les relations sont comme la drogue. Ils vous tuent ou vous donnent le meilleur sentiment de votre vie.
Ne prétendez jamais que les choses que vous n'avez pas ne valent pas la peine d'être acquises.
Les meilleurs conseils viennent de personnes qui ne donnent pas de conseils.
Les oeufs de chacun doivent mieux valoir que les poussins des autres.
Le processus de répétition en général consiste à se faire confiance les uns les autres.
Ne comprenez-vous pas combien il est dramatique d'être un comique? Être fou, pour faire rire les gens à son spectacle?
Au fond du jardin j'ai découvert les pygmées. Moi je croyais que c'étaient des contes et légendes pour les enfants tu vois, tu sais dans les dessins animés, tu a toujours un troll, une merde dans la forêt avec une flûte. Ben là-bas c'est des vrais, ils sont vivants.
Tous les intégrismes, qu'ils soient religieux ou politiques, commencent par un livre. Ils prendront fin lorsqu'on écrira beaucoup plus de livres.
Il faut varier les horizons, les univers et les avis. Ne laissez jamais vos opinions devenir des verites absolues.
J'aime tous les soleils et toutes les patries Je suis le combattant des grandes rêveries.
L'homme est un grain de poussière sur lequel Dieu a soufflé, et que ce souffle emporte vers la lumière, à travers les espaces sans bornes et les siècles sans nombre.
L'Internet serait une toile comme les autres si elle n'avait ses millions d'araignées...
Il n'y a rien de plus terrible qu'un pouvoir illimité dans les mains d'un être borné.
Ce sont les grandes occasions qui font les grands hommes.
Les paradoxes d'aujourd'hui sont les préjugés de demain.
Le Christ n'a jamais dit : "Aimez-vous les uns les autres". C'est une coquille. Il a dit "Armez-vous les uns les autres". Il a d'ailleurs été compris.
Le plus étrange, c'est que les choses dont nous parlons le moins sont celles auxquelles nous pensons le plus.
Les bonnes choses ne sont pas communes.
Si vous faites bonne justice, vous offensez les hommes ; si vous la faites mauvaise, vous offensez Dieu.
Ne jetez point vos perles devant les pourceaux.
C'est trop se laisser surprendre aux vaines descriptions des peintres et des poètes, que de croire la vie et la mort autant semblables que les uns et les autres nous les figurent.
Les deux plus belles conquêtes que l'homme ait faites sur lui-même, c'est le saut périlleux et la philosophie.
La science, il est vrai, ne progresse qu'en remplaçant partout le pourquoi par le comment ; mais si reculé qu'il soit, un point reste toujours où les deux points d'interrogations se rejoignent et se confondent.
Les experts auront beau se mettrent tous d'accord, il peuvent se tromper.
Il faut penser. Il faut lire. On apprend, on apprend tout. Tout est dans les livres...
Pour garder les rênes du pouvoir, on ne provoque pas les mécontentements, on les canalise...
La poésie est une langue à part que les poètes peuvent parler sans crainte d'être entendus, puisque les peuples ont coutume de prendre pour cette langue une certaine manière d'employer la leur.
Les femmes de l'écran réalisent à leur manière délicieuse nos rêves de mâles jamais assouvis.
L'actualité. Ne rien choisir, tout prendre. S'étonner de tout. Insatiable curiosité, inlassable marée dont la vague laisse sur la grève les traces de faits, de noms, d'événements, trop vite effacés par la vague suivante.