Les mots sont des êtres vivants. Ils ont de la personnalité, un point de vue... un agenda.
Le plus important, ce sont les yeux. Si dans un combat vous baissez les yeux parce que vous avez peur, vous êtes certains de la défaite.
Les choses les plus grandes au monde ont commencé par être petites.
Le silence ne compense pas seulement pour l'impuissance des paroles humaines, il compense aussi, pour les musiciens médiocres, la pauvreté des accords.
Pour être en harmonie avec les autres, il faut être en harmonie avec soi.
On ne vend jamais ses meilleurs chameaux, quelquefois l'amitié les donne.
La musique est une harmonie agréable pour l'honneur de Dieu et les délices autorisés de l'âme.
Quand les gens disent: «Je veux être comme toi», je leur dis que si vous voulez être comme moi, alors soyez vous-même.
On ne laisse pas les personnes qu'on aime tranquille. Cet idiot ne le sait peut être pas encore mais c'est ma peur qui va lui sauver la vie.
Les regrets ne feront pas de moi un homme, alors je mourrai femme, de chagrin.
Catholique, mais pas particulièrement pratiquant, je prie de temps en temps, surtout dans les périodes où je ne suis pas bien. Je ressens véritablement la présence de Dieu et du Christ.
Quand la société serre les fesses, les espaces de liberté individuelle rétrécissent.
Je n'écris pas des romans pour les vendre, mais pour obtenir une unité dans ma vie ; l'écriture est pour moi une colonne vertébrale.
Les plus grands efforts de l'art sont toujours une timide contrefaçon des effets de la nature.
Il n'y a aucun remède contre la naissance et la mort, sinon de profiter de la période qui les sépare.
Les mots sont comme les sacs : ils prennent la forme de ce qu'on met dedans.
Tous les moyens sont bons mais l'humour a quelque chose de plus : il est corrosif.
Les âmes se pèsent dans le silence, comme l'or et l'argent se pèsent dans l'eau pure, et les paroles que nous prononçons n'ont de sens que grâce au silence où elles baignent.
Toutes les femmes peuvent écrire un beau livre... à la condition de s'y montrer nues.
Un marteau n'a pas de raison d'être s'il n'existait des clous pour qu'il les martèle.
Les sourds de naissance n'apprennent pas à parler ; les non-aimés ignorent l'amour.
Les hommes ne semblent perfectibles qu'en tant qu'automates, non en tant que sujets libres.
Les souvenirs, il suffit de les choisir pour se faire la plus belle des soirées...
Le monde du rêve a sans doute des secrets que les gens de la réalité ne sauraient voir.
Les gens rient sournoisement de l'amour, ils en rêvent, ils disent le contraire, ils en ont peur, ils rôdent autour.
Toute ma vie, j'ai rêvé De ne plus jamais passer Par les bas et les hauts De notre petite terre.
Il est des gens qui crient très haut qu'ils n'ont jamais voulu se vendre ; c'est peut-être qu'on ne se serait jamais soucié de les acheter.
Il faut se méfier de quatre choses en ce monde : - du visage d'une femme ; - du derrière d'une mule ; - du côté d'une charrette ; - et d'un moine de tous les côtés.
Les moments heureux coulent plus vite que les autres (mon Dieu, comme la vie est mal arrangée !)
On donne toujours un nom à ce qui fait peur, raison pour laquelle d'ailleurs, par prudence, les hommes en ont deux.
La prudence dans les entreprises, la fermeté dans l'exécution, et l'intrépidité dans les périls.
Il est bon de pacifier et d'adoucir toujours les choses.
Vous ne grandissez pas quand les choses sont faciles, nous grandissons quand nous faisons face à des défis.
Si la force des armes et la vertu d'un traité (Saint-Clair-sur-Epte, 911) sont à l'origine du duché de Normandie, celui-ci se distingue par la vigueur de son particularisme régional, voire ethnique et linguistique. Un même particularisme caractérise toutes les principautés [...] ► Lire la suite
Que les Arabes expulsent énergiquement les Français de l'Algérie, si ceux-ci ne savent pas la leur restituer dignement.
Entre colonisateur et colonisé, il n'y a de place que pour la corvée, l'intimidation, la pression, la police, le vol, le viol, les cultures obligatoires, le mépris, la méfiance, la morgue, la suffisance, la muflerie, des élites décérébrées, des masses avilies.
On arrive vierge à tous les événements de la vie. J'ai peur de ne pas savoir m'y prendre avec ma Douleur.
Les femmes détiennent le pouvoir parce que nous avons les vagins. Si vous êtes dans une relation hétérosexuelle et que vous êtes une femme, vous gagnez.
Les larmes sont au coeur ce que la trempe est au fer, elles le durcissent, mais font aussi qu'il se brise plus vite, lorsqu'on veut le plier.
Se tromper est le fait de tous les hommes.
Les moins rusées des femmes ont des pièges infinis ; la plus imbécile triomphe par le peu de défiance qu'elle excite.
Les erreurs ont toujours été les plus grands professeurs.
L'homme qui a inventé les mais et les si aurait pu changer la paille en or.
Il est selon nature que les animaux sans dents aient des cornes ; quoi d'étonnant alors, qu'il en aille souvent ainsi des vieilles gens ?
Dans les crises politiques, le plus difficile pour un honnête homme n'est pas de faire son devoir, mais de le connaître.
Pour la plupart des gens, aimer est un détail de l'existence, au même titre que le sport, les vacances, les spectacles. L'amour a intérêt à être pratique, à cadrer avec la vie que l'on s'est choisie.
Nous jugeons les actes de l'histoire avec la conscience de notre époque. Or la conscience ne peut pas devancer celle qui prévaudra dans une société de l'avenir... et vous ne pouvez pas retourner pour changer le passé.
Les certitudes valent bien le temps qu'on y met quand elles vous servent pour toute une vie.
Heureux les normaux, ces êtres étranges. Mais qu'ils laissent la place à ceux qui font les mondes et les rêves.
Peut-être la civilisation moderne nous a-t-elle apporté des formes de vie, d'éducation et d'alimentation qui tendent à donner aux hommes les qualités des animaux domestiques.