Il faut faire preuve d'une grande modestie et se garder de prendre pour argent comptant les affirmations des spécialistes pour qui chaque question a toujours une réponse.
Epargner ceux qui se soumettent et dompter les superbes.
Le bon sens est le concierge de l'esprit : son office est de ne laisser entrer ni sortir les idées suspectes.
Rien n'assure aussi vite la prospérité des uns que les erreurs des autres.
Le temps, ce sculpteur, qui réussit parfois si bien les têtes de vieux.
Un ennuyeux s'ennuie chez les clowns. Un joyeux s'amuse aux enterrements.
Dieu n'est pas parmi les êtres, car c'est lui qui crée ce qui est de ce qui n'est pas. Il n'est rien de ce que sont les êtres.
Bien des gens commentent les horreurs qui frappent les autres comme s'ils étaient très soucieux de les aider, alors qu'en réalité ils se complaisent à la souffrance d'autrui, par ce qu'elle leur permet de croire qu'ils sont heureux.
Les riches et les pauvres ne peuvent parler le même langage. L'argent érige une barrière entre eux.
Je vois la victoire comme les bornes d'une autoroute sans fin.
Les mots en ont toujours un pour rire.
Les gens faibles ne distinguent jamais assez ce qu'ils veulent de ce qu'ils voudraient.
Les écrivains, c'est moins étonnant qu'il n'y paraît, se divisent comme le reste de l'humanité entre ceux qui écoutent et ceux qui n'écoutent pas.
On ne dira jamais assez le mal que les 35 heures ont fait à notre pays. Comment peut-on avoir cette idée folle de croire que c'est en travaillant moins que l'on va produire plus de richesses et créer des emplois.
Les critiques sont des hommes qui regardent une bataille depuis un haut lieu puis descendent et tirent sur les survivants.
Nous avons beau - comme l'arbre qui est né sage - soupçonner les grimaces du destin, nous n'avons pas encore appris à sourire des simples blessures du coeur.
Si Dieu existe, reprit tranquillement l'enfant, il nous aime tous. Il a créé le monde, l'univers et les hommes. Il écoute toutes nos voix.
Pourtant, avant de prendre leur décision, rares sont les femmes (et les couples) qui se livrent lucidement au calcul des plaisirs et des peines, des bénéfices et des sacrifices.
Les prévisions peuvent vous en apprendre beaucoup sur le prévisionniste ; elles ne vous disent rien sur l'avenir.
Pour distinguer le bien et le mal, les Parias même n'ont pas besoin de livres.
Dans une démocratie, on n'a pas le droit des discours de haine envers les dirigeants.
Tous les records ne sont pas faits pour être battus.
Le jeu fait partie de la condition humaine. J'ai gagné des fortunes, et je les ai perdu.
Donner un sens à ma vie, ça aurait été comme jouer la 5e symphonie de Beethoven avec les ongles sur un tableau.
Les médias sont ainsi. Il suffit de dire que vous avez «moins le temps» de lire pour que l'on dise que vous ne lisez pas
Ce que nous disons que nous faisons est modifié par notre propre compréhension et les limites de notre compréhension.
Travailler sans en avoir envie, ça n'est pas un travail qu'on fait, c'est une besogne. Et c'est à ces moments-là qu'on se rend compte à quel point l'on a peu de mérite à faire les choses qui vous plaisent.
Nous n'avons pas toujours assez de force pour supporter les maux d'autrui.
Si la guerre est une punition du ciel, que d'innocents doivent payer pour les coupables.
Il serait sage de ne pas aimer les femmes que l'on possède et de ne pas posséder les femmes que l'on aime.
Etre vieux, c'est quand vous connaissez toutes les réponses mais que personne ne vous pose plus de questions.
Tout notre mal vient de ne pouvoir être seuls : de là le jeu, le luxe, la dissipation, le vin, les femmes, l'ignorance, la médisance, l'envie, l'oubli de soi-même et de Dieu.
La morale est comme les régimes : elle interdit tout ce qui est bon.
Ce n'est pas naturellement que les femmes ont de la pudeur et l'on voit bien que cette vertu fut imaginée par les hommes à l'usage de leurs vices.
Ils se marient, car tous les deux ne savent que faire d'eux-mêmes.
Ne jetez point vos perles devant les pourceaux.
Les cauchemars ne sont en fait que des rêves, en plus réalistes.
Les révolutions n'ont jamais allégé le fardeau de la tyrannie, elles l'ont seulement transféré sur une autre épaule.
Nos mentors sont les pommes dont nous sommes le jus.
Les grands savants ont toujours été sensibles à l'élégance de leur théorie.
Les petits esprits sont blessés des petites choses ; les grands esprits les voient toutes sans en être blessés.
L'homme n'est rien, une buée, une ombre absorbée par les ombres.
Les cités et les peuples naissent sous le signe de sombres et inéluctables passions et il est vrai qu'emporté par elle l'esprit n'est pas de force à leur résister. Mais l'esprit est patient, il ne craint pas les fatigues ni [...] ► Lire la suite
Le ciel était clair - remarquablement clair - et le scintillement de toutes les étoiles semblait n'être que le battement d'un corps, chronométré par une pulsation commune.
Les semences de bien que la nature met en nous sont si frêles et si minces, qu'elles ne peuvent résister au moindre choc des passions ni à l'influence d'une éducation qui les contrarie.
Tendre les bras à son destin est de tous les moyens le plus infaillible pour en adoucir les rigueurs.
J'utilise le mot Dieu dans un sens impersonnel, comme Einstein le faisait pour les lois de la nature.
Je me demande pourquoi les paysages sont tellement plus beaux quand on y est seul.
La règle de base pour ses négociations : faites marrer les gens, que ce soit pour les mettre à l'aise ou, au contraire, pour les déconcerter.
Qui nous donna des yeux pour voir les astres sans nous donner des bras pour les atteindre ?